Vue générale, face antérieure ;
la ville personnifiée par une jeune fille, vêtue
en costume arlésien de l'époque, gravit le rocher
pour déposer un rameau de laurier.
© CRMH, O. de Pierrefeu, 2009.

Vue du monument, face postérieure ;
la mère et l'enfant devant la liste des morts.
© CRMH, O. de Pierrefeu, 2009.

Vue générale, face antérieure ;
la ville personnifiée par une jeune fille, vêtue en costume
arlésien de l'époque, gravit le rocher pour déposer
un rameau de laurier. © CRMH, O. de Pierrefeu, 2009.

Détail de la face antérieure ; la provençale personnifiant la Ville, tient d'un côté une gerbe de laurier et dépose
un rameau d'olivier au-dessus de la dédicace en langue provençal inscrite en caractères romains signifiant
"Gloire aux enfants de Saint Rémy qui sont morts pour la patrie dans la grande guerre 1914-1918".
© CRMH, O. de Pierrefeu, 2009.

Détail du groupe de la veuve et de l'enfant au pied du rocher. La femme est en costume de travail,
son jeune enfant se jette dans ses bras "symbolisant l'ère nouvelle". © CRMH, O. de Pierrefeu, 2009.

Détail du groupe de la veuve et de l'enfant au pied du rocher ; la veuve en costume de travail,
le fichu sur la tête a le regard perdu. © CRMH, O. de Pierrefeu, 2009.
 
Détail de la face postérieure ; le bas-relief réalisé au dessus de la veuve représente un assaut de poilus.
Un drapeau déployé au centre de la scène, des croix dans un cimetière à droite, une barricade en bois de
l'autre côté évoque une tranchée. © CRMH, O. de Pierrefeu, 2009.



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Monument aux morts
Saint-Rémy-de-Provence, Bouches-du-Rhône

La première idée d'élever un monument aux soldats de Saint-Rémy victimes de la guerre fut émise dès le 16 janvier 1916 par le conseil municipal qui en vota le principe. A l'initiative de Claude Roux, conseiller faisant office de maire, un comité de 74 membres est constitué, la première réunion a lieu le 5 novembre 1918. Aussitôt certains membres du comité se chargent de recueillir des fonds. Le conseil municipal vote deux subventions, l'une le 14 février 1919, l'autre le 11 avril 1921 pour combler le déficit existant dans les caisses du comité. L'Etat verse sa participation, établie pour le département des Bouches-du-Rhône à 1000 Fr. par commune. Le coût total du monument s'élève à 53 000 Fr. environ.
Le comité rejette différents projets et s'adresse directement à une concitoyenne Clara Saint René Taillandier, statuaire installée avec sa famille à Saint-Rémy. Elle produit une maquette, adoptée avec enthousiasme. L'inauguration, le 29 mai 1921, est l'occasion d'une grande fête artistique.

L'emplacement choisi et validé par le conseil municipal le 15 janvier 1920, ne fait pas l'unanimité. Mais malgré cette réticence, sa situation face à l'école publique, sur l'emplacement de l'ancien cimetière, symétrique de la croix du Jubilé plantée en 1827, convient à tous, croyants ou non, des deux bords politiques.

Le monument est unique, très original par sa forme, sa composition ainsi que par le choix du sujet des personnages civils féminins. La silhouette du mont des Alpilles qui domine le village affirme une sensibilité locale à laquelle s'ajoute l'inscription en langue provençale. L'artiste a voulu par l'allégorie de la Ville personnifiée par une arlésienne, la veuve et l'enfant, mettre l'accent sur un patriotisme attristé dans la douleur et le deuil sans oublier pour autant le patriotisme victorieux par la présence discrète, en bas-relief, d'un groupe de poilus au combat sous un drapeau déployé.

Protection - (cad. AH domaine public non cadastré). Inscription par arrêté du 22 février 2010
Cette protection s'inscrit dans le contexte d'une thématique "monuments commémoratifs" conduite depuis deux ans par la CRMH avec le concours de divers partenaires extérieurs.