Cimetière israélite, dit aussi cimetière des juifs ou cimetière juif,
Saint-Rémy-de-Provence, Bouches-du-Rhône

Avant le rattachement de la Provence à France, la communauté juive de Saint-Rémy vivait dans un quartier dénommé "la Jutarié", non loin du clocher de l'église paroissiale Saint-Martin, où se trouvait la synagogue et la boucherie. Le cimetière se situait à l'extérieur, au sud de l'agglomération à proximité du prieuré Saint Paul de Mausole, à l'emplacement actuel, attesté par un acte de reconnaissance daté du 5 août 1400.

De forme rectangulaire, le cimetière est clos d'un mur de plus de 2 mètres de haut sur les quatre côtés. Il est ouvert par un portail monumental dont l'entablement est orné d'un cartel à l'antique portant une inscription en hébreu extrait d'un psaume : "Je ne mourrai pas, je vivrai et je raconterai les oeuvres de l'Eternel". Le mur d'enceinte et le portail ont été réalisés en 1847 à l'aide d'une subvention votée par le conseil municipal.

Après la Révolution une cinquantaine de citoyens forme la communauté juive moderne de Saint-Rémy, provenant pour la plupart du Comtat Venaissin. Les dernières inhumations ont eu lieu quelques années après la guerre de 1914-1918.

La soixantaine de tombes qui subsistent remontent au XIXe siècle, elles sont modestes, dressées ou plates en alignement le long des murs de clôture. Certaines tombes portent des inscriptions en français et en langue hébraïque. Quelques tombes monumentales s'élèvent au milieu des arbres. Le cimetière a été déclaré officiellement désaffecté par une délibération en date du 19 avril 1977 ; il est la propriété de la commune.

Le cimetière israélite dit aussi cimetière des juifs ou cimetière juif en totalité, ainsi que le sol de la parcelle, inscrit au titre des monuments historiques le 17 avril 2007.