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Oppidum des Mayans,
Septème-les-Vallons, Bouches-du-Rhône

Le site, connu dès la fin du XIXe siècle, occupe une superficie d'1 hectare environ ; il se caractérise par une fortification scandée de 10 tours carrées toujours visibles, une porte charretière, des cases appuyées au rempart et un enclos trapézoïdal prenant appui sur la muraille nord, exemple unique parmi les oppida du Midi.
Le rempart est un mur à triple parement. Les cases, de plan quadrangulaire, sont directement appuyées au rempart dans la partie sud, et séparées d'autres cases par une rue.
Une porte charretière, dans le rentrant sud de la fortification, constitue l'accès principal au site ; elle est du type dit "à recouvrement" connu dans les fortifications indigènes de la région et inspirée des fortifications grecques archaïques.
Au nord, sur la partie haute du site, un enclos trapézoïdal occupe une surface d'environ 1500 m2 ; le mur ouest est percé d'une porte d'accès et plusieurs pièces d'habitation sont appuyées contre son parement interne. Cet enclos est un exemple unique dans la région. Il indique une hiérarchisation de l'habitat, la présence de deux quartiers dont l'un bénéficie d'une protection particulière. La nature des vestiges n'indique cependant aucune fonction cultuelle.

L'oppidum est occupé à partir du dernier tiers du VIe siècle av. J.-C. ; le site est abandonné au milieu du Ve siècle, avec quelques témoignages d'une réoccupation sporadique aux IV et IIIe siècles. La nature du mobilier témoigne du caractère indigène de l'occupation (forte proportion de céramique non tournée) ainsi que des liens avec Marseille (céramiques importées).