Monument à Frédéric Mistral,
Arles, Bouches-du-Rhône

L'idée d'élever un monument en hommage à Frédéric Mistral remonte aux années 1880, du vivant du poète et à l'initiative de Madame Jeanne de Flandreysy qui réussit à le convaincre de se faire statufier. Jules Charles-Roux ancien député, grand admirateur de Mistral et mécène, propose à la commune d'Arles de faire don d'une statue monumentale. Il met en place un comité chargé de recueillir les souscriptions et d'organiser l'érection du monument.

L'emplacement est fixé avec l'accord de Mistral lui-même à l'extrémité sud de la place du Forum. Le sculpteur Claude Férigoule se joint à Théodore Rivière pour orner le socle du monument d'un profil de Mireille. Mistral est très attentif à la réalisation de son monument, jusque dans la grille ornée du trident du gardian.
La fête annuelle du Félibrige, le jour de la Sainte Estelle, qui se déroule en 1909 les 28, 29 et 30 mai, est l'occasion d'inaugurer à la fois le Museon Arlaten dans son nouvel emplacement, de fêter le cinquantenaire de la parution de Mireille et le jubilé du poète.

Pendant la seconde guerre mondiale, le 21 mars 1942, la statue est déboulonnée pour être fondue à la demande du ministère de la production industrielle. La tête est découpée et sauvée par Mugnani, ferrailleur marseillais. Elle est reconstituée à partir de la maquette inaugurée à nouveau le 3 juillet 1948.
Ce monument se situe dans la continuité du culte des grands hommes et s'inscrit dans l'histoire régionale et nationale comme une oeuvre réaliste réalisée du vivant de Mistral.

Protection – (cad. Domaine public non cadastré) : inscription par arrêté du 23 juillet 2009.