Campagne Vallombert,
Allauch, Bouches-du-Rhône

La campagne Vallombert est située à Allauch, dans le quartier de la Pounche, en limite de Marseille. Elle se trouve dans un secteur bien irrigué constitué à l'origine de domaines agricoles. La propriété se compose d'une habitation principale, de bâtiments d'exploitation, d'un parc et d'un terrain de douze hectares. Les constructions sont implantées le long de la route, en haut d'une pente nord-sud qui remonte vers un plateau bordé d'une pinède. L'exploitation agricole limitée par la route au nord se développe tout autour des bâtiments.

La construction principale est une bastide provençale traditionnelle, tant dans ses élévations extérieures que dans sa structure, d'époque moderne, réaménagée au XIXe siècle sans modifications majeures. Couverte d'une toiture à quatre pentes terminée par trois rangs de génoise, elle ouvre au sud sur un jardin en terrasses.

Plusieurs pièces ont conservé des papiers peints remarquables, datés pour la plupart du tout début du XIXe siècle. La salle à manger comporte un panoramique peint représentant des paysages montagnards ; au premier étage, plusieurs chambres ont des papiers Empire ; dans l'une d'elles, un dessus d'alcôve présente une très rare frise à paysage.

Derrière la bastide se trouvent les bâtiments agricoles et logements du personnel. Certains datent du XIXe siècle, d'autres sont plus anciens mais modifiés pour les besoins de l'exploitation.

Deux jardins agrémentent la bastide. Au sud-ouest, un jardin à la française très simple, constitué de quatre carrés bordés de banquettes de buis taillés. Devant la bastide, le jardin en terrasses comporte tous les dispositifs traditionnels : plantations, bassins, fontaines, statues et rigoles d'irrigation.

L'exploitation agricole est composée pour moitié d'oliviers, d'un verger et d'une pinède; l'autre moitié est louée à un horticulteur.

On dispose ici d'un témoin d'une activité et d'une architecture traditionnelles, dont un des intérêts est d'être complet et toujours exploité. L'organisation générale comme l'architecture sont très classiques. Les papiers peints en revanche sont plus rares, quoique les bastides de notre région réservent assez souvent des découvertes dans ce domaine.