Monument au maréchal Masséna,
Nice, Alpes-Maritimes

Le projet d'élever dans sa ville natale un monument à la gloire du maréchal d'Empire André Masséna (1758-1817), duc de Rivoli, prince d'Essling, voit le jour durant les dernières années de la période de la restauration sarde. Il est officiellement lancé en 1858, pour marquer le centenaire de la naissance de "l'enfant chérie de la victoire", mais n'est réalisé qu'à partir de 1865, après le rattachement du comté de Nice à la France. Il est inauguré le 15 août 1869.
Le lauréat du concours organisé en 1864 est Albert-Ernest Carrier-Belleuse (1824-1887). Cet artiste parisien fit une brillante carrière officielle sous le second Empire. Ses représentations d'hommes célèbres furent louées pour leur réalisme et leur vérité psychologique.
Le monument niçois appartient à ce type de programme. La statue en bronze du maréchal est dressée en pied au sommet d'un piédestal de pierre, sur les faces desquelles se développent différentes sculptures glorifiant son action militaire. La bataille de Zürich et la reddition de Gênes, en bas-reliefs, occupent les côtés tandis que, à l'avant, une Victoire à demi nue écrit sur un bouclier de bronze le nom du héros.
Bien que Masséna soit un personnage important de l'épopée napoléonienne, il a été assez peu honoré par des monuments commémoratifs. Le monument niçois, dont la statue fut exposée au Salon de 1868, est sans conteste le plus important.
La notoriété du personnage, la monumentalité de l'oeuvre, l'intérêt de l'iconographie d'accompagnement, la valeur symbolique de la situation urbaine sur un pont-square couvrant le Paillon, à la limite de la vieille ville sarde et de la nouvelle ville française, militent en faveur de sa reconnaissance.

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