Monuments aux morts de la guerre de 1914-1918
dit aussi monument de l'Ange gardien,
Château-Ville-Vieille, Hautes-Alpes

A l'entrée de la vallée du Queyras, sur la commune de Château-Ville-Vieille, au lieu-dit l'Ange Gardien, le monument aux morts dit aussi le monument des sept communes du canton d'Aiguilles est situé au centre d'un site classé.

L'initiative de la commande revient au village d'Aiguilles et à son conseiller général de canton, Maurice Toy-Riont, industriel marseillais. En septembre 1924, un comité charge le sculpteur marseillais Paul Gondard (1884-1953) de traduire dans la pierre un hommage aux enfants de la vallée d'une manière sobre. L'emplacement choisi matérialise le souvenir d'un lieu où se rencontrèrent en août 1914 les jeunes mobilisés du Queyras pour un dernier adieu à leur famille.

Le sujet est unique pour la région, un soldat gaulois, l'ancêtre du Poilu, comme sortant du tombeau de ces héros, est debout, nu et bien musclé, les bras croisés sur un énorme glaive, le visage méditatif. Il est taillé sur une des faces d'un octogone de forme pyramidale construite dans la pierre grise d'une carrière proche. Il évoque avec simplicité les vertus de ces fortes populations de la montagne. Sur le socle au pied du gaulois est inscrite la dédicace latine "PAX GALLIAE". Les sept autres faces portent les noms des 210 morts, classés par village et par année avec la date exacte de leur mort.

Ce monument aux morts est très original pour la région, par sa forme, sa sobriété, son style et l'iconographie. Il exalte le sentiment patriotique auquel s'ajoute une référence historique par la représentation d'un gaulois probablement quariate, peuple celte dont est issu le nom de Queyras.

Protection - (cad. OA 528). Inscription par arrêté du 22 février 2010
Cette protection s'inscrit dans le contexte d'une thématique "monuments commémoratifs" conduite depuis deux ans par la CRMH avec le concours de divers partenaires extérieurs.