QU'EST-CE QU'UN MONUMENT
HISTORIQUE ?
C'est toujours la loi de 1913 qui est la
base législative actuelle concernant la protection des
monuments historiques, même si elle a fait l'objet de nombreux
compléments et modifications au cours des années.
Il est important de signaler que cette loi concerne les immeubles
mais aussi les objets mobiliers. Il existe deux catégories
de protection :
* le classement parmi les monuments historiques,
* l'inscription sur l'inventaire supplémentaire des monuments
historiques.
Ces mesures de protection peuvent concerner
des bâtiments et des objets de toute époque, y compris
récente, qui présentent un intérêt
historique, artistique, architectural, archéologique ou
ethnologique.
L'effet de ces mesures est multiple :
* si elle met le bâtiment ou l'objet
en valeur vis-à-vis de l'opinion publique, la protection
au titre des monuments historiques génère pour
le propriétaire l'obligation de l'accord du service des
monuments historiques pour tous les travaux de restauration,
de modification ou de mise en valeur.
* tout monument protégé génère autour
de lui un périmètre de 500 mètres où
tout immeuble bâti ou nu, dans les règles de covisibilité,
ne peut faire l'objet de transformation ou de modification sans
autorisation de l'architecte des bâtiments de France. A
cette législation sur les abords
peut se substituer la mise en place de documents précisant
les règles à respecter pour l'entretien et la mise
en valeur des bâtiments : les zones de protection du patrimoine
architectural, urbain et paysager (Z.P.P.A.U.P).
* les travaux de restauration peuvent être aidés
financièrement par l'Etat.
* le statut "monument historique", sous certaines conditions,
permet des exonérations fiscales.
La notion de patrimoine monumental s'est
beaucoup étendue ces dernières années. Le
"parc" français inclut non seulement des châteaux
et des manoirs, des églises et des abbayes, mais aussi
des sites archéologiques, des bâtiments à
usage commercial ou artistique comme des restaurants, des cinémas,
des boutiques ou des édifices à caractère
industriel comme des usines ou des gares.
Depuis le décret du 5 février
1999, les demandes de protection des édifices sont examinées
dans chaque région par la C.R.P.S. (commission régionale
du patrimoine et des sites). Celle-ci formule un avis en vue
de l'inscription sur l'inventaire supplémentaire, la décision
relevant du préfet de région. Le classement reste
de la compétence du ministre après avis de la commission
supérieure des monuments historiques, sur proposition
de l'échelon régional.
Pour en savoir plus : la direction des
Journaux Officiels a édité un recueil des textes
législatifs et réglementaires concernant La protection
du patrimoine historique et esthétique de la France -
brochure n° 1345 - Journaux officiels - 26, rue Desaix -
75727 Paris Cedex 15 - Téléphone: 01.40.58.76.00. |