Létude
systématique des
caves de la Grande place de Marville
éclaire dun jour nouveau notre connaissance de larchitecture
civile mais aussi de lurbanisme de cette petite ville.
Aménagées sous le corps de logis, les caves offrent parfois deux
voire trois niveaux superposés, fait exceptionnel en Lorraine. En outre,
on les rencontre aussi, contre toute attente, sous la chaussée, où
elles abritaient les légumes.
Soigneusement construites, le plus souvent en pierre de taille, elles sont couvertes
de croisées dogives pour les plus anciennes (XVe-XVIe siècles),
de berceaux en plein cintre, ou surbaissés, enfin de plafonds de bois
sur poteau(x). La plupart dentre elles sont pourvues daménagements
tels que niches, placards mais parfois aussi de cheminées, puits et même
fours à pain, déjà rencontrés à Saint-Mihiel.
Une étude attentive des accès, de formes diverses (escaliers droits,
tournants ou en vis) et des reprises dans la maçonnerie révèle
le plus souvent une évolution complexe : agrandissements successifs,
regroupements de caves, modifications des accès. Enfin, la confrontation
de lanalyse des
façades avec celle des caves a
permis de mieux préciser la chronologie des édifices, qui ont
pour la plupart subi de profondes transformations au XVIIIe siècle (alignement
des façades et exhaussement de la place).
Etude
réalisée durant le 1er semestre 2001 par le Service Régional
de l'Inventaire de Lorraine.