L’étude systématique des caves de la Grande place de Marville éclaire d’un jour nouveau notre connaissance de l’architecture civile mais aussi de l’urbanisme de cette petite ville.
Aménagées sous le corps de logis, les caves offrent parfois deux voire trois niveaux superposés, fait exceptionnel en Lorraine. En outre, on les rencontre aussi, contre toute attente, sous la chaussée, où elles abritaient les légumes.
Soigneusement construites, le plus souvent en pierre de taille, elles sont couvertes de croisées d’ogives pour les plus anciennes (XVe-XVIe siècles), de berceaux en plein cintre, ou surbaissés, enfin de plafonds de bois sur poteau(x). La plupart d’entre elles sont pourvues d’aménagements tels que niches, placards mais parfois aussi de cheminées, puits et même fours à pain, déjà rencontrés à Saint-Mihiel.
Une étude attentive des accès, de formes diverses (escaliers droits, tournants ou en vis) et des reprises dans la maçonnerie révèle le plus souvent une évolution complexe : agrandissements successifs, regroupements de caves, modifications des accès. Enfin, la confrontation de l’analyse des façades avec celle des caves a permis de mieux préciser la chronologie des édifices, qui ont pour la plupart subi de profondes transformations au XVIIIe siècle (alignement des façades et exhaussement de la place).
Grande Place de MARVILLE (55) :
étude des caves et des façades.