SUR LE TAS (journal)

Jeudi 25 juin

Nice centre

Changement d'une platine interphone pour un vidéophone à l'entrée d'un immeuble.

Quand on démonte la plaque avec les boutons et les noms des locataires correspondants, on découvre une grande quantité de fils. Chacun est connecté à un appartement en utilisant les gaines de l'immeuble.
Nous plaçons les derniers vidéophones dans les appartements retardataires. Il faut percer le mur du palier vers l'appartement et passer un câble. Ce câble contient l'image vidéo et la parole.
Dans un local technique, on met l'installation en service en basculant d'un réseau à l'autre, de l'ancien vers le nouveau, on utilise pour cela des scotchloks (de la société 3M). C'est une pastille dans laquelle on enfile les câbles à relier: une fois écrasée avec une pince, elle établie le contact.
Les petits câbles baignent alors dans une huile qui assure étanchéïté et longévité.

Vendredi 26 juin 1998

Nice la plaine

Une zone à pourvoir en détecteur incendie sur un nouvel espace réaménagé. On doit faire une boucle en se raccordant au réseau existant avec un départ et une arrivée. Cela consiste essentiellement (en temps) à faire passer des câbles dans les faux-plafonds entre les différentes pièces selon un plan établi.
On repère les câbles d’arrivée par un tour de scotch et les départs par deux tours. Sinon on s’y perd.
Il y a plein d’astuces pour faire passer les gaines (qui reçoivent les câbles) sur de longues distances sans démonter tout le faux-plafond.
Ensuite on tire les câbles à l'intérieur des gaines grâce à un fil de fer qui s’y trouve à l’origine, auquel on s'accroche.
Ces opérations semblent compliquée, pleines d’obstacles observée de loin, mais assez simples à réaliser en fin de compte.
Les détecteurs sont installés entre un départ et une arrivée sur un carreau de faux-plafond.
Je n’ai pas fait de raccordement, mais j’ai installé et branché les témoins lumineux des détecteurs. Le rouge au + et le blanc au -.
Illuminés ils signalent aux entrées des pièces qu’un détecteur est activé.
Il semble qu’un gaz puisse se répendre dès que la centrale détecte en deux points une activation. Le " halon " neutralise l’oxygène et sans oxygène le feux s’éteint . Une temporisation accompagné d’un témoin sonore doit indiquer au gens d’évacuer leur lieu de travail au plus vite, avant que le gaz ne se disperse (à terme pas d’oxygène pour les gens non plus...).

Mercredi 1er juillet

Villeneuve-Loubet

Une villa en hauteur appartenant à des Kowetiens. Dépaysement assuré.
Il y a plusieures pièces à pourvoir en prises télé. Toutes doivent pouvoir recevoir indépendament un programme satellite numérique différent.
A l’origine, la villa ne reçoie que les programmes terrestres (TF1, 2 et 3, M6...) qui sont déjà câblé et distribués pour tout le hameau.
Nous devons installer des paraboles sur le toit afin de capter les programmes satellites et les distribuer dans les différentes pièces de la maison.
On ne peut pas utiliser les câbles télés existant pour tout distribuer.
Aujourd’hui, le principal obstacle est de trouver des passages pour les câbles, dans une maison où les travaux et les aménagements sont déjà finis. On utilise pour cela des gaines qui sont noyées à l’origine par les maçons dans la construction: la gaine de l’antenne terrestre ou celle qui sert pour une alarme par exemple. Tous les passages sont bons pour faire passer un câble si on ne le voit pas. Un vide sanitaire de la superficie de la villa nous permet différents points d’accès au rez-de-chaussée, par en dessous.

Jeudi 2 juillet

Villeneuve-Loubet

Trois satellites sont à capter dans l’enfilade à l’aide de deux paraboles. Une des deux paraboles possède deux têtes, elle peut donc capter à elle seule Hotbird et Eutelsat, respectivement treize et seize degrés Est. Astra, à dix-neuf degrés Est, est pointé par la deuxième parabole. C’est l’orientation de l’assiette et son inclinaison qui font la différence. Deux polarités sont utilisées, une verticale et l’autre horizontale: ces deux positions permettent de recevoir différents programmes. Le démodulateur alimente les têtes. Magic switch, une petite boite qu'on intercale permet de changer de polarité.

Vendredi 3 juillet

Villeneuve-Loubet

Changement d’interphone. Puis on installe sur celui-ci un autre câble " ouvert " au bons soins de la personne qui a installé l’alarme de la villa. Celle-ci doit fournir un contact normalement fermé. L’alarme, de cette façon, par l’intermédiaire de l’interphone doit se retrouver en liaison avec le gardien.

Ensuite c'est une rénovation d’installation interphone suivie de la mise en place d’une parabole, dans une autre villa.
Nous utilisons une aiguille, une tige de nylon avec un crochet, pour mettre en place le nouveau câble dans les fourreaux d’origine. Quand celui-ci a du mal à se glisser, on le lubrifie avec du Yellow.
C'est toujours un miracle quand on réussis à passer.
Mise en place d’un cerclage sur la cheminée (sur le toit) et fixation d’une parabole: première fois que j’accomplie ces gestes seul.

Lundi 6 juillet

Sophia antipolis (Valbonne)

A partir d’une centrale à incendie il faut câbler 7 portes donnant sur l’extérieur. Les portes sont réparties en différents points d'un bâtiment qui est immense. Nous utilisons en grande partie les goulottes déjà présentes, qui contiennent les câbles de détection, pour "passer" les nôtres. Nous devons passer du câble de 2x2,5, grosseur correspondante à la longueur à couvrir. En effet, nous transportons du 24v sur plusieures centaines de mêtres: un gros câble évite une déperdition d'énergie. C’est du 1 paire, c’est-à-dire que le câble contient deux fils. Le câble est enroulé sur un touret, une grosse bobine....

Mardi 7 juillet

Sophia antipolis (Valbonne)

Passer des câbles en ne faisant qu’un minimum de trous: Eric trouve des passages insoupçonnables. Dans des faux-plafonds où l’on accède seulement par deux trous de perceuse, le câble finit par traverser.

 

Mercredi 8 juillet

Sophia antipolis (Valbonne)

Dans l’amphithéatre, on rejoint les portes incendies avec du tube hiro, un tube gris dont le bout, évasé, prends aussi le nom de tulipe . Je le maintient sur un tube plus gros a l’aide de rislains.

Jeudi 9 juillet

Sophia antipolis (Valbonne)

Nous terminons nos accès au porte par quelques mêtres de goulotte que nous calons. "Caler" est un verbe que l'on peut utiliser pour tout et n'importe quoi: caler les outils (ranger les outils), caler l'échelle (aller chercher l'échelle), caler de la goulotte (poser de la goulotte). Nous évaluons à 400 mêtres la longueur de câble que nous avons passé pour alimenter les sept portes.

Vendredi 10 juillet

Sophia Antipolis (Valbonne)

Il faut revenir à la centrale pour cette fois-ci mettre en place le chargeur. Je fais descendre du faux-plafond le câble, qui était lové (enroulé sur lui-même pour le ranger et le reconnaitre), à l'intérieur du coffrage. J'ai pris soin de l'attacher avec des colliers Raymond à l'IPN, une sorte de rail en fer, un chemin de câble pour que rien ne traine ou ne s'appuie sur le faux-plafond. Deux autres câbles doivent aussi prendre ce chemin. A nouveau nous allons à la pêche afin de retrouver ces câbles qui vont relier notre chargeur à la centrale, notre départ vers les portes et le 220v. Pour pêcher les câbles dans le coffrage, il suffit de pratiquer une ouverture dans la cloison avec une cycloche. On tente alors de repèrer et de tirer du coffrage le bon câble à l'aide d'un fil de fer recourbé. On peut enfin accrocher notre chargeur avec des HLD, des chevilles faites exprès pour les fines cloisons de plâtre. On place le chargeur de façon à cacher aussi le trou circulaire de la cycloche.

Mercredi 15 juillet

Sophia antipolis (Valbonne)

Pose des verrous dorma sur nos portes. C'est presqu'un travail de serrurier puisqu’il faut travailler l’aluminium et le métal. Les dorma sont à fixer en haut des cadres alu à l’aide d’un gabarit. Une boulonnerie de 6 est utilisée pour l’ensemble. Dans l’hypothèse d’un " coup de détection ", la centrale coupe l’alimentation des dorma et la gâche se relâche: les portes s’ouvrent. On peut aussi utiliser le coupe-circuit qui se trouve à côté de la porte de secours: c'est un bouton vert avec une fausse vitre qui sert d'interrupteur. Nous les posons en même temps que les verrous.

Jeudi 16 juillet

Sophia Antipolis (Valbonne)

Rendez-vous avec quelqu'un de la société dont nous sommes les sous-traitants. Il vient tester le travail que nous avons réalisé en mettant en route la centrale de détection incendie. A l'aide de talkie-walkies nous devons tester tout nos verrous diversement répartis dans le bâtiment: une fois le 24v envoyé depuis la centrale, le verrou doit rester collé grâce à un électro-aimant et la porte fermée. Aux premiers essais rien ne marche: une temporisation semble interférer avec les messages d'ouverture et de fermeture. Je communique l'état du verrou selon les manoeuvres des deux collègues à la centrale. Le cablâge sur la centrale n'est finalement pas le bon et un relais, une sorte d'interrupteur télécommandé, est en panne. Tout fonctionne dans l'après-midi.

lundi 20 juillet

Saint-Jean-Cap-Ferrat

L' apprenti à hier mal compris comment on tire un câble: il a pris un coaxial à deux mains et l'a enroulé autour de son poignet. Un geste à proscrire quand on connait la fragilité de ce câble, composé d'une âme et d'une masse. Nous partons pour St.Jean. Installation d'une centrale et de détecteurs infrarouges. Le shunt (la colonne technique) étant plein à craquer d'ICT (des fourreaux), et l'ICT bourré de câbles, nous n'avons pu en tirer qu'un seul, du grenier au rez-de-chaussée, pour le clavier. Une centaine de câbles doivent bien descendre dans le shunt. Ils sont compressés en plus sur un bornier devenu complêtement inaccessible. Nous laissons la centrale à l'endroit où convergent les câbles (6 fils) des détecteurs que nous venons de tirer et qui viennent de l'extérieur en passant sous les tuiles. Comme ça tout reste dans le grenier. Nous avons la chance qu'il n'y est pas de laine de verre ou pire, de laine de roche dans ce grenier; il fait déjà 35 degré et dans ce cas les fibres de laine collent à la peau avec la sueur. Nous n'avons pas utilisé d'ICT pour protéger les cables dans le grenier, mais seulement quelques pontets pour tenir le câble le long des poutres. Placé en extérieur les détecteurs vont surveiller les balcons: pour éviter que l'alarme (un simple buzzer en l'occurence) ne se déclenche, à cause du vent sur une plante, nous avons inhibé certaines zones de la celulle à l'aide de masques autocollants.

Mardi 21 juillet

Saint-Jean-Cap-Ferrat

Nice

Mise en service ce matin de l'installation réalisée la veille. Entre temps, le gardien s'étant renseigné auprès de son patron, il a été décidé d'un complêment: un second clavier plûtot qu'un buzzer. En position carillon, le clavier émet trois bips dès qu'une zone est activée, ce qui permet au gardien d'être informé de la présence théorique de quelqu'un (mais aussi d'un animal) sur les balcons. La programmation de l'installation sur le clavier commence ainsi: il faut simultanément appuyer sur * et # avant d'attendre que s'affiche sur le petit écran le chiffre 20. Ensuite viennent des types par zones: 31 c'est 1, 32 c'est 3, 33 c'est 3, 34 c'est 3 etc...jusqu'à 36 c'est 7. Il y a aussi une autoprotection indiquée par le chiffre 6 sur l'écran. L'autoprotection est activée si quelqu'un tente de saboter l'installation: c'est un contact qui se fait ou qui ne se fait plus et qui prévient la centrale. L'installation est terminée. Nous laissons quelques masques autocollants au gardien afin qu'il puisse modifier lui-même les contours de la zone à détecter, au cas ou le mouvement de branches déclenchent intempestivement le carillon. Retour sur Nice. Nous modifions maintenant un réseau informatique dans un cabinet expert comptable. Il faut changer de place un serveur et des imprimantes. On supprime quelques mêtres de câble coaxial, utilisons quelques BNC et des os pour reformer/compléter une boucle qui dessert différents P.C, à partir de l'U.C (unité centrale). C'est l'informatique côté hardware: le câble que l'on utilise ressemble sensiblement à un câble vidéo, en plus petit.

Mercredi 22 juillet

Nice La Plaine

Aujourd'hui, nous travaillons dans un sous-sol, un parking. Il s'agit de remplacer des B.A.E.S. (blocs autonome d'éclairage de sécurité) trop vieux ou défectueux. Ce sont ces boitiers que l'on voit partout, notamment au-dessus des issues de secours. Ils sont alimenté en 220v et contiennent aussi une batterie. Si une panne de courant survient, les accumulateurs prennent le relais afin de les illuminer. On les change quand la batterie est foutue mais les B.A.E.S. sont contrôlés de telle façon qu'il nous arrive d'en jeter certains encore allumés, comme de gros vers luisant. Les modèles évoluant souvent, il faut souvent repercer pour installer un nouveau socle. Nous avons installé 21 B.A.E.S. sur les 28 prévus: il manque des boites plexos pour les B.A.E.S. doubles.

Jeudi 23 juillet

Nice La Plaine

Suite et fin des B.A.E.S.

J'en ai branché certains moi-même. Il faut faire particulièrement attention car l'ensemble reste toujours sous tension. On doit couper net et séparément la phase et le neutre du 220v afin que dans les manipulations qui suivent il n'y est pas de court-circuit. Aussitot dénudé on doit brancher et serrer le fil dans le sucre avec une pince dont les branches sont isolées. Il y a quatre fils à brancher, les deux du 220 et deux autres qui correspondent à la télécommande,+ et -. Pour distinguer les deux fils noirs, il faut regarder la façon dont ils sont appairés: le noir collé au marron est le "noir du marron" tandis que le noir proche du bleu est le "noir du bleu". La télécommande permet de couper l'autoéclairage lors de coupures volontaires de courant (vacances pour une école, essais...). Dans l'après-midi nous commençons une installation satellite dans une administration. J'utilise pour la deuxième fois des chevilles à taper. Ce sont des chevilles qui contiennent déjà la vis, en enfonce le tout avec un marteau et un cruciforme: c'est très rapide pour poser de la goulotte.

Vendredi 24 juillet

Villeneuve-Loubet

Nice St Isidore

Des parlophones qui ne fonctionnent pas ou qui n'ont jamais fonctionnés chez des particuliers. On commence chez le particulier en remontant la ligne pour trouver le défaut. Nous cherchons les boites où se rejoignent les différentes lignes de chaque villa du hameau. Dans ces boitiers, placés en extérieur, il faut retrouver les couleurs des paires de la ligne à tester. C'est un enchevêtrement, le blanc/rouge ou le bleu/jaune, par exemple, correspondent à des maisons différentes et en fonction du bloc où l'on se trouve, du nombre de paires dans le câble et d'un plan avec le numéro de construction de la villa, nous devons retrouver notre ligne...
Tout ces câbles remontent, sur des dizaines de mêtres enfouis, chez le gardien jusqu'à un tableau où chaque numéro de ligne est inscrit accompagné d'une plaquette avec une l.e.d.: c'est la surveillance de ligne. C'est-à-dire que dès qu'une ligne se met en défaut, en court-circuit par exemple, une diode rouge s'allume: la l.e.d. Les l.e.d. de nos parlos en question sont donc allumées: ça veut dire que la surveillance de ligne ne "voit" plus la résistance de 10k(ohm) qui se trouve dans le parlo. Cette fois-ci c'est seulement la résistance qui était mal installée au départ, ainsi que le buzzer, hors service. Nous changeons le parlophone lui-même: ça marche. Suite de la journée dans un centre commercial: c'est de la D.I (détection incendie). Nous allons percher des détecteurs dans les faux-plafond au niveau des témoins lumineux. C'est-à-dire que nous envoyons, avec une petite bonbonne au bout d'une perche, un gaz (le halon) qui active les détecteurs. Quand le témoin s'allume, le test est positif, on passe au suivant. On profite d'être là pour voir sur le toit une histoire de F.M à câbler. C'est l'occasion de marcher à nouveau "sur la lune": l'étanchéïté installée sur des traverses métalliques génére un sol sur lequel on rebondit, il faut en faire l'expérience. J'apprends que le R.O.2.V. est un gros câble d'alimentation.

Lundi 27 juillet

Nice St Isidore

Nice centre

Retour au même supermarché pour passer deux câbles: un pour la vidéo au S.A.V (service après-vente), l'autre pour la F.M (la radio) à l'information. Nous passons la matinée entre les faux-plafonds du rayon télé et le auvent du bâtiment. Au passage j'aperçois d'énormes silots dont je demande l'usage: Eric me répond que ce sont des réserves d'eau pour la protection incendie. Il me montre ensuite les canalisations ainsi que les sprinklers que les silots alimentent en cas d'incendie...
Ce sont comme de petits engrenages, des gicleurs, qui pendent du plafond. Une capsule à l'intérieur réagit à la chaleur et libère l'eau qui tombe comme une pluie. Dans une telle hypothèse tous les produit entassés dans la réserve seront à mettre à la poubelle. Même si le feux n'est pas grave. Une installation plus chère aurait utilisé un gaz à la place de l'eau, le halon. Il a été remplacé aujourd'hui par du F.M 2000, un gaz qui contrairement au halon ne détruit pas la couche d'ozone. Ces gaz étouffent le feux par privation d'oxygène: ainsi on peut sauver des installations (ordinateurs...) qui n'aurait pas résistées à l'eau. Nous finissons l'installation du matin en posant un répartiteur, une boite contenant quelques résistances qui permet de dédoubler un câble vidéo. Avant de rentrer nous posons un b.a.e.s dans un hôtel. Nous utilisons pour cela du deux fois 1,5 au lieu du quatre fois 1,5 car ici il n'y a pas de télécommande (nous n'avons pas besoin des 2 fils + et-). Jean-Paul nous a dit ce matin que la résistance du deuxième parlo (vendredi) était aussi mal montée dès le début. C'est une sorte de sabotage entrepris dans l'espoir d'être appelé plus tard pour réparer.

Mardi 28 juillet

St Jean Cap-Ferrat

Petit topos avant de partir. Les deux paraboles satellite sont montées de façon différentes: deux têtes quattro sur l'une et une tête simple sur l'autre. Sur une tête quattro on peut mettre deux polarités différentes, verticale et horizontale. Sur une parabole à deux têtes nous pouvons pointer deux des trois satellites qui nous intéressent: Astra et Hotbird. Ils sont respectivement orientés 19° Est par rapport au Sud et 13° Est par rapport au Sud. C'est l'angle entre les deux têtes qui fait la différence. La deuxième parabole doit pointer Telecom qui se trouve à 5°ouest par rapport au Sud. Quand on n'est pas habitué ou que l'on fait du repérage, il peut être nécessaire d'utiliser une boussole; on pointe alors le Sud et on se décale d'autant de degrés pour obtenir l'orientation voulue. Nous chargeons le Kangoo (la voiture) du matériel que l'on risque d'utiliser aujourd'hui: les paraboles déjà montées (elles sont en kit venant du fournisseur), la valise antenne satellite, des mâts, des feuillards et des cerclages de différentes tailles, une botte de câble noir coaxial qui résiste mieux que le blanc aux U.V et l'appareil (un oscilloscope). Sur place on se rend bien compte que nous n'allons pas utiliser de suite tout ce que nous avons apporté. Déjà, contrairement à ce que le devis de l'installation stipulait, les câbles n'arrivent pas tous au même endroit et certaines prises ne sont même pas raccordées. Nous passons la matinée à chercher à quoi correspondent (quelles prises), les câbles télé que l'on retrouve de-ci, de-là, dans un boitier, dans un placard, sous une trappe ou dans un faux-plafond. Pour être sûr "de la manoeuvre", il faut chinter les câbles, c'est-à-dire qu'il faut mettre en contact l'âme et la masse à l'extrémité du câble (au niveau de la prise) et placer les deux bornes du voltmêtre à l'autre bout pour reconnaître le court-circuit. Si il y a court-circuit le testeur sonne et nous sommes sûr de tenir le bon bout de câble: celui dont nous connaissons la prise deux étages plus bas.

Plus tard nous allons sur le toit pour poser les nouvelles paraboles (sans les rêgler) sur deux mâts déjà installés: celui qui supportait l'ancienne installation satellite (que nous avons démonté) et celui qui supporte des rateaux, l'antenne terrestre en forme de peigne qu'on voit partout. Nous faisons un toron avec cinq câbles que nous passons du toit sous les tuiles pour venir dans les combles. On doit récupèrer le tout au fond placard, mais le toron est trop court, nous avons mal estimé la distance (le mêtré) entre notre centrale et la boite des répartiteurs. Je fait des fiches F et place des os pour rallonger certains câbles jusqu'aux répartiteurs. Faire des rallonges n'est pas un travail très professionel en théorie, car à chaque coupure du câble, le signal s'affaiblit (moins de décibels) et l'image s'en ressent.

Mercredi 29 juillet

Villeneuve-Loubet

Plusieurs réglages et dépannages d'installation satellite. Nous n'avons besoin que d'une petite malette d'outils et de l'appareil/oscilloscope qui s'appelle en fait un mesureur de champ terrestre et satellite. Nous installons en premier lieu un démodulateur dont j'ai appris à prérégler une partie des canaux ce matin. L'installation utilise un switch qui permet de passer d'un satellite à l'autre: de Astra à Hotbird et vice-versa. C'est une affaire de 22k, qui si j'ai bien compris, est une fréquence, et de polarité, verticale ou horizontale. C'est la fréquence qui fait basculer la polarité. Il y a des "chaines" différentes selon les fréquences, la polarité de la LNB ( la tête de la parabole), la présence du 22k ou non et bien-sûr selon l'orientation de l'assiette vers tel ou tel satellite. On retrouve toutes ces options dans le menu du démodulateur mais les installations elles-mêmes sont différentes et parfois exclusives. Nous rêglons MBC, Dubaï TV, CNN international ainsi que différents programmes de langue arabe en première position. Les satellites sont très haut, au-dessus de l'équateur. Il sont placés là afin de rester géo-stationnaires, en accompagnant le mouvement de la terre.: difficile d'imaginer en effet une telle position au-dessus de la France, par exemple, sans mouvoir le satellite selon une trajectoire sinusoïdale. Jeudi 30 juillet St Jean-Cap-Ferrat Nous avons reçu la centrale, nous pouvons revenir à notre installation satellite de mardi. Nous fixons à l'endroit où arrivent nos câbles ce qui s'appelle en réalité une station satellite compacte. Autour d'elle viennent plusieurs petits boitiers: un dérivateur qui s'éclate vers différents répartiteurs. Tous ces boitiers se ressemblent et seules les références inscrites (SEV3, DF2-16, DF2-1,5/12,5 ou MT4) permettent de les distinguer. Nos câbles des paraboles arrivent bagués et annotés de leur satellite correspondant. Il faut éclater Astra, Hotbird et Télécom vers les 8 entrées in de la station pour obtenir au final huit programmes différents et indépendants sur chacunes des télés de la villa. Nous choisissons avec le client ces huit chaines, les plus classiques, parmi un millier d'autres programmes. A chaque programme choisi correspond une fréquence, une polarité et une autre fréquence pour le son différente selon la langue choisie, que l'on entre dans la station. Je programme les fréquences à 4 chiffres de CNN, Cartoon, Rai uno, due, ZDR... Je vérifie sur l'appareil qu'on les retrouvent maintenant en sortie UHF de la station, prêtent à être distribuées. L'appareil nous montre d'abord le spectre des fréquences. Les picots qui apparaissent sont les programmes que nous captons. En plaçant le curseur sur un pic et en appuyant sur la touche image, l'émission apparait. Je crois que je continue à confondre des notions bien distinctes: le 22k, les polarités et la fréquence qui permet de basculer le DiSCeq (?) d'une tête à l'autre. Il restera avant de partir le soir, six télévisions à programmer avec des manuels différents et parfois des télécommandes inadaptées.

Vendredi 31 juillet

Sophia Antipolis (Valbonne)

Retour au bâtiment qui nous a occupé les deux premières semaines de juillet: une nouvelle issue de secours vient d'être créée et il faut alimenter la gâche. Nous avons donc quelques dizaines de mêtres de câble à tirer ainsi qu'un peu de goulotte à poser. Dans une entreprise de courant faible, Sécurité et Télécommunication.

Juin/juillet 98.

Pierre Joseph. 1998.

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