Catalogue perceptuel : atelier

Voici une base de données autour de mon travail. Celle-ci a pour vocation de recueillir des commentaires, des critiques et des impressions en vue de réaliser un catalogue " raisonné " de cette production. Je vous invite à commenter une ou plusieurs images et plus globalement ma démarche d'artiste. Ces écrits seront utilisés tels quels et mis en page avec les illustrations. Ce seront les seuls textes de ce catalogue. Une bio-bibliographie ainsi que différents textes que j'ai écrit sont également consultables, ils vous apporteront des éléments qui permettent de relier ces œuvres à un contexte. Une seule adresse pour vos réponses: pierre.joseph5@freesbee.fr Je vous invite également à laisser une adresse afin de vous informer de la parution de ce catalogue et le cas échéant de vous le faire parvenir gracieusement.

Un catalogue perceptuel : pourquoi?

Ce sont les regardeurs qui font les tableaux " L'idée que chacun se fait de l'art est quelque chose de très personnel. C'est souvent plus facile de parler de politique avec les gens qui m'entourent que de mouvements artistiques: l'art touche d'une manière intime à la façon dont on se représente le monde. C'est un sujet sensible: on trouve des extrémistes chez nos proches. Il y a autant de " lecture " d'une oeuvre que de regardeur. Alors je veux faire le catalogue de ces diverses interprétations, de ce qui a été perçu. L'art est aussi un outil de communication qui permet à l'artiste de comprendre qui il est et ce qu'il fait par un retour de commentaires et de critiques. Ce " feed-back " est assuré habituellement par le critique d'art ou le commissaire d'exposition, c'est une lecture experte qui place l'oeuvre d'art dans une nécessaire relativité historique, sociologique, conceptuelle... C'est le " on " qui travaille et s'exprime pour savoir où " l'on " va. On est plus seuls au monde. Il l'est aussi par les artistes qui font des suggestions et des commentaires tout aussi importants, pragmatiques et sensibles. Il s'agit d'échanges fraternels. Mais qu'en est-il des impressions venant de personnes d'horizons professionnels différents? De milieux différents? Est-ce que ces regards ne peuvent pas assurer à eux seuls une finalité théorique ou sensible? On ne peut pas rester toujours dans un futur de la compréhension. Cela revient à se demander si cela est suffisant à une oeuvre d'avoir été regardée dans un espace public. En somme qu'est-ce qu'il y aura de plus dans une oeuvre que l'idée que s'en fait le regardeur, un avis personnel? Je propose d'arrêter le catalogue à ce qui a été compris et non pas à ce que je voudrais qu'on comprenne: c'est toujours repousser l'échéance. Merci de participer.