Trésor de l'Eglise et trésors d'églisesLe terme "Trésor" recouvrait à l'origine trois réalités bien différentes :
Ce dernier point devint fondamental à partir du début de notre siècle quand la demande de la part des collectionneurs s'avéra très forte, on assista à l'organisation de vols en série au cours des deux premières décennies. Il fallut attendre le début des années 80 pour qu'à nouveau, la sécurité des émaux soit menacée. C'est pour cette raison que le service des Monuments historiques intensifia la mise en place des nouveaux trésors, devenus alors vitrines d'exposition, politique commencée dès 1968. Ils furent de quatre types bien différents :
De nos jours, et ce depuis 1993, une opération de révision ou de création de grande ampleur, qui s'achèvera à l'aurore du XXIe siècle, est en cours. Exécutées dans des matériaux chimiquement neutres (les velours anciens ayant en effet constamment moisi et véhiculé des micro-organismes causant des dégradations sur les objets), équipées de systèmes de sécurité modernes, ces nouvelles vitrines offrent le maximum de sécurité et de conditions de conservation à ces pièces médiévales. Depuis deux ans, les installations du Moutier d'Ahun (Creuse), de Gimel (Corrèze), de Saint-Victurnien, de Saint-Junien, de Saint-Just-le-Martel (Haute-Vienne) ont ainsi été modernisées.
C'est ainsi que le Limousin peut s'enorgueillir d'une cinquantaine de vitrines comportant un ou plusieurs objets d'émail champlevé qui forment une réelle Route de l'émail en Limousin et attirent dans chaque petite commune de nombreux visiteurs qui contribuent parfois, dans des endroits peu fréquentés, à maintenir un café ou un restaurant local au moins pendant quelques mois.