Le contexte historiqueLa tradition voit en saint Eloi (VIIe s.) né prés de Limoges, monétaire et orfèvre du roi Dagobert, fondateur de la célèbre abbaye de Solignac, le père de l'orfèvrerie limousine. L'émail champlevé limousin apparaît dans le 2e quart du XIIe siècle et son essor semble lié, outre des conditions géologiques favorables, à plusieurs facteurs conjugués.
L'abbaye Saint-Martial de Limoges, alors au sommet de sa puissance, est au coeur d'un vaste réseau d'échanges ; elle stimule, par ses propres commandes, la production réalisée dans son tout proche environnement et favorise sa diffusion, notamment grâce à ses liens avec de nombreux établissements religieux, sa vocation de centre de pèlerinage et sa position-clé sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle. L'abbaye de Grandmont, parallèlement, constitue pour ses besoins propres un fabuleux trésor et dote ses prieurés d'un riche mobilier liturgique. La dynastie des Plantagenêt, au premier chef Richard Coeur de Lion (mort à Châlus, Haute-Vienne, en 1199), très attachée au Limousin, contribue sans doute également par son entourage ecclésiastique et ses relations anglaises, à élargir le marché de l'émail de Limoges.
Une exposition WWW consacrée aux arts (architecture, sculpture, arts précieux) sous le règne des Plantagenêt : Italie des Normands, Normandie des Plantagenêt, est actuellement présentée par le musée de Normandie de la ville de Caen.