Historique

Dès 1975, le Ministère de la culture met à l'étude la création d'un outil informatisé permanent relatif aux monuments historiques. On ne parle pas encore alors, ou peu, de bases de données; c'est l'époque des fichiers d'équipements et cet outil (conçu en collaboration avec l'administration des monuments historiques de l'époque, les services "informatiques" et "des études et de la recherche" du ministère relevant alors, le premier de ces services, de la Direction de l'administration générale et, le second, du Cabinet du Ministre) sera baptisé Fichier des monuments historiques. La micro-informatique n'existe pas encore et il sera installé sur informatique lourde au centre de calcul du Service informatique. Il n'a vocation qu'à renseigner sur le patrimoine protégé immeuble à l'exclusion des objets mobiliers, mais il a vocation à le faire qu'il s'agisse d'immeubles classés ou seulement inscrits et à développer différents volets d'information sur chacun de ces immeubles (historique, statut patrimonial, composition, affectations et utilisations, état sanitaire…).

Dans la réalité des faits il ne concernera que les seuls immeubles classés, ne s'intéressera très rapidement qu'à la seule description de leur état sanitaire (à tel point qu'il sera souvent appelé Fichier état sanitaire) et n'évoluera jamais vers la micro-informatique, son accès demeurant restreint.

  Pour cette raison se développeront d'autres bases de données relatives au patrimoine monumental.

Dans l'administration culturelle même d'abord où le Service de l'inventaire général des richesses artistiques de la France met au point des outils informatisés pour la réunion et la saisie centralisée des informations collectées sur le terrain par les commissions locales d'inventaire tant d'ailleurs en matière de patrimoine immeuble (Mérimée) qu'en matière d'objets mobiliers (Palissy). Ces bases de données concernent tout le patrimoine qu'il soit ou non protégé, en revanche elle ne couvrent qu'une partie réduite du territoire et, conçues seulement comme des outils de documentation et de recherche, ne s'intéressent qu'à la seule description physique et historique des objets et immeubles, traitant de manière peu développée tout ce qui concerne leur gestion et leur conservation (statut patrimonial, environnement, utilisations, état sanitaire, etc…).

C'est ainsi à l'extérieur de l'administration culturelle longtemps amputée d'une partie de ses services patrimoniaux qui avaient momentanément été rattachés au Ministère de l'urbanisme et du logement, que se développent d'abord des projets de constitution de bases de données de gestion relatives à l'ensemble du patrimoine bâti qu'il soit ou non protégé au titre des monuments historiques et à l'économie de ce patrimoine. Le projet Absid concerté avec le Ministère de la culture qui en résultera et qui devait être déployé dans les Directions départementales de l'équipement ne le sera cependant que dans un nombre limité d'entre elles et, en fin de compte, c'est au Ministère de la culture dont la Direction du patrimoine aura entre temps récupéré les Services départementaux de l'architecture et du patrimoine que seront développés des outils de gestion du patrimoine immeuble destinés à être installés d'abord seulement à l'échelon régional des Conservation régionales des monuments historiques (Agrippa) puis aussi dans les Services départementaux de l'architecture et du patrimoine (Agrégée).

Sur des champs particuliers ou limitrophes de ce patrimoine étaient par ailleurs nées et s'étaient développées des bases de données spécifiques susceptibles néanmoins de concerner les mêmes objets ou individus. Ainsi, en même temps que naissait le premier fichier des monuments historiques en 1975, apparaissait le souci d'établir une carte archéologique de la France qu'allait suivre la création d'une base de données relative à l'archéologie. On s'intéressa simultanément par ailleurs à l'ouverture à la visite du patrimoine monumental et la Caisse nationale des monuments historiques et des sites (aujourd'hui Centre des monuments nationaux) inventoria avec le concours du Département des études et de la prospective les monuments accessibles à la visite dont un grand nombre (assimilables eux-mêmes à des musées ou hébergeant certains de ceux-ci) étaient par ailleurs répertoriés en qualité de musées dans les bases de données relatives aux établissements qui, après celles relatives aux collections, voyaient le jour dans ce secteur (Muséostat, Muséofile).

Enfin par ailleurs le développement des bases de données sur les objets et collections ou sur la documentation relative au patrimoine (photos, plans, etc…) nécessite aujourd'hui de pouvoir, d'une part, domicilier ceux-ci dans leurs lieux de conservation et, d'autre part, identifier les monuments auxquels certains se réfèrent ou qu'ils représentent.

Il existe ainsi de multiples interférences entre les différentes bases de données patrimoniales au sens large et le besoin de les lier et fédérer en un réseau qui permette une appréciation générale, tant documentaire que statistique, de l'ensemble du patrimoine.

L'objet de la base de données TROUVTOU, née après les différentes bases de données citées précédemment, n'est cependant pas de les réordonner en un système impossible à reconstruire à posteriori mais seulement d'en assurer l'interfaçage en signalant les identités et les complémentarités observées individuellement entre tous les enregistrements qu'elles comprennent. Elle dira ainsi, ou bien, que tel enregistrement de telle base de données concerne exactement le même individu (monument ou partie de monument) que tel autre enregistrement dans telle autre base, ou bien que l'objet qu'il décrit correspond à tel regroupement d'individus dans telles autres bases ou à une partie seulement de tel autre individu ailleurs, ou bien encore qu'il ne correspond à rien dans aucune autre base de données et n'appartient ainsi qu'au champ spécifique de la seule base qui le cite: TROUVTOU.

TROUVTOU traduit ainsi une approche, construite sur la reconnaissance et le signalement de l'identification ou de la distinction, foncièrement différente de celle du Système d'Information Géographique qui se contente de lister, dans les différentes bases de données qu'il relie, ce qui est au même endroit sans nécessairement préciser ce qui y est contemporain, identique à quoi et ce qui y a remplacé quoi ou n'y est que partie ou contenu de tel ou tel immeuble également domicilié là.


Caractéristiques retour

Les différentes bases de données interfacées par TROUVTOU se définissent et se distinguent par des caractéristiques relatives non seulement à leurs contenus, mais aussi à leurs formes et à leurs finalités. C'est l'inégalité de ces caractéristiques qui les fait complémentaires et rend leur rapprochement enrichissant.

Champs

Le contenu des bases de données se répartit entre des champs (ou rubriques) qui le structurent, dont certains leurs sont spécifiques et d'autres, généraux, peuvent se retrouver dans d'autres bases de données.Ces champs se regroupent organiquement en chapitres eux-mêmes déterminés par les finalités de chaque base et ils se définissent formellement par leurs types et leur formats.

Ainsi dans la notice relative à chacune des bases de données traitées par TROUVTOU on trouvera ci-après précisé dans toute la mesure du possible:
       - si leurs rubriques en sont documentaires ou numériques, codifiées ou en clair et si, leur longueur étant ou non          limitée, elles ont ou n'ont pas un caractère abréviatif,
       - à quels chapitres généraux elles se rattachent
       - et quelles informations spécifiques elles renferment.

Nature retour

Quoique certaines d'entre elles puissent conjuguer plusieurs objectifs, il existe trois grandes familles de bases de données définies par ces finalités qui les rendent plus ou moins propres ou impropres à telle ou telle utilisation.

Les bases de données à vocation documentaire sont plus particulièrement attachées à la description individuelle, selon des critères et un vocabulaire plus ou moins formellement élaborés et contraignant des entités qu'elles concernent.

Les bases de données à vocation statistique s'intéressent au dénombrement des individus, à leur valorisation et/ou à leur comptabilisation selon certaines de leurs caractéristiques utilisées comme critères de sélection. Elles nécessitent le plus fréquemment le recours à la codification et un formatage rigoureux des rubriques quoiqu'il ne soit pas impossible d'envisager certains traitements statistiques de champs de format libre (par exemple longueur moyenne des champs, repérage et comptage de tel ou tel caractère ou groupe de caractères…).

Quant aux bases de données de gestion elles associent le plus souvent finalités statistiques et documentaires mais, destinées à programmer, suivre et évaluer des actions ou des actes administratifs, elles réclament aussi une permanence et une régularité de mise à jour comme le maintien d'une continuité minimum de contenus et de procédures de collecte.

Validité retour

La validité d'une base de données est relative et se mesure, d'une part, à sa représentativité et, d'autre part, à sa durée.

Synchroniquement, soit une base de donnée prétend à l'exhaustivité dans un domaine circonscrit (champ) dans lequel elle recenserait tous les individus présents et en enregistrerait toutes les caractéristiques, soit, constituée par sondages, elle n'est au contaire que plus ou moins représentative de ce domaine dont elle extrapole globalement les caractéristiques à partir de celles d'une sélection plus ou moins étoffée et échantillonnée des individus qui le constituent .

Diachroniquement une base de donnée peut ne valoir qu'à un moment donné et être à terme condamnée à l'obsolescence si elle ne dispose d'aucune procédure d'actualisation ou être au contraire pérenne si elle est plus ou moins régulièrement remise à jour. Elle pourra alors être dite permanente seulement si c'est en temps réel directement au fur et à mesure de leur observation que les modifications intervenant dans le domaine considéré sont entrées dans la base et y déterminent des créations, des modifications ou des suppressions d'enregistrements. Une autre manière de faire (d'ailleurs éventuellement associée avec la pratique du sondage) consiste à ne rentrer dans la base de modifications qu'à échéance régulière à l'occasion de campagnes de mise à jour qui pourront également alors comprendre aussi, en amont, des procédures d'enquêtes et d'autres procédures de collecte.

Forme retour

Tout fichier n'a pas toujours été nécessairement informatisé et certains de ceux interfacés par TROUVTOU ne le sont pas ou, l'ayant été, ne sont plus actifs et dans ce cas les références enregistrées dans TROUVTOU, si elles peuvent encore théoriquement permettre de consulter les données informatisées sous réserve d'improbables remises en ligne de celles-ci, ne renvoient plus guère qu'aux extractions et exploitations papier qui en subsistent.

Par ailleurs certaines seulement des bases de données informatisées toujours actives sont consultables sur Internet et encore la base elle-même n'y est elle alors pas toujours directement accessible mais seulement (comme pour TROUVTOU) un état de cette base transféré ponctuellement sur le réseau Internet et régulièrement remis à jour, qui ne reflète donc pas nécessairement l'état exact des données dans la base source au moment de la consultation par l'Internaute.

D'autres bases de données, pourtant actives et informatisées, sont indisponibles directement sur Internet. Ce sont celles contenant des informations revêtues d'une certaine confidentialité, réservées à l'usage interne de l'administration et qui ne peuvent être interrogées que par l' intermédiaire de celle-ci.


Description retour

Le schéma ci-dessous qui figure sur la page d'accueil de TROUVTOU sur Internet énumère toutes les bases de données qui sont actuellement interfacées par son intermédiaire. Le déplacement du curseur en marge de cette page fait plus clairement apparaître ce schéma en le positionnant en premier plan sur un fond photographique estompé.

Ce schéma matérialise les relations d'inclusion ou d'interférence de champs qui existent entre certaines bases ainsi que certains renvois qu'elles peuvent individuellement comprendre de l'une à l'autre. Elle les regroupe également en six ensembles qui se succèdent dans le sens des aiguilles d'une montre depuis les plus généralistes des bases de données patrimoniales (La documentation et l'inventaire du patrimoine monumental) en passant par des bases de données plus thématiquement spécialisées (les monuments historiques, la gestion du patrimoine monumental et l'archéologie) jusqu'à celles relatives à l'accessibilité à la visite (le patrimoine monumental accessible à la visite et la visite du patrimoine monumental).

Enfin l'écriture du nom de la base en bleu signale qu'elle est consultable sur Internet, en rouge qu'elle ne l'est pas mais reste active et tenue à jour, tandis que le noir est réservé aux bases de données informatisées et aux fichiers manuels retirés d'exploitation et archivés dont la consultation est plus problématique.

Les informations qui sont fournies ci-après sur chacune des bases de données ne traduisent que la connaissance qu'ont les concepteurs de TROUVTOU relativement à chacune de ces bases. Celle-ci est bien sûr toujours incomplète et orientée par l'utilisation qui en est faite dans TROUVTOU. Elle peut par ailleurs ne plus être tout à fait d'actualité.
Pour une meilleure connaissance de celles de ces bases également accessibles sur Internet, on pourra toutefois cliquer sur l'icône figurant en marge à gauche de leurs noms afin d'accéder à la page d'accueil propre de chacune d'entre elles.

La documentation et l'inventaire du patrimoine monumental  retour

La base de données Mérimée, qui a été conçue à l'origine pour l'enregistrement des données produites par les commissions d'inventaire, est aujourd'hui également utilisée pour celui de monuments classés et inscrits. Elle comporte ainsi deux domaines:
Mérimée - domaine inventaire
Mérimée - domaine M.H.

Dans les deux domaines de Mérimée les monuments sont décrits au moyen des mêmes rubriques qui intéressent principalement leur réalité physique, leur histoire et leur documentation et qui utilisent un vocabulaire de l'architecture élaboré pour les besoins de l'Inventaire général. Celui-ci, quoique hiérarchisé n'est toutefois pas utilisé dans Mérimée pour permettre l'identification autonome des différentes parties d'un monument et leur regroupement dans un enregistrement de niveau supérieur.

Mérimée est une base de données informatisée exclusivement documentaire qui n'autorise pas de traitement statistique. Elle fait partie des bases de données accessibles sur Internet par le site Culture et est régulièrement actualisée.

Dans Mérimée les enregistrements sont identifiés par un identifiant de 10 caractères composé d'un numéro d'ordre sur 8 caractères précédé par un préfixe qui indique à quel domaine ils appartiennent.

En outre l'identifiant TROUVTOU permanent de certains d'entre eux a été reporté dans la rubrique "ref. patrimoine" de Mérimée afin d'assurer une réciprocité de liens avec TROUVTOU.

Mérimée - domaine inventaire

Plus riche que le domaine M.H. en ce qui concerne les informations fournies sur chaque édifice et monument et plus riche également que lui en nombre d'enregistrements qu'il contient puisqu'il concerne tout le patrimoine immeuble qu'il soit ou non protégé, le domaine inventaire n'est cependant pas, au contraire de celui-ci, exhaustif.

Il comprend en effet deux types d'enregistrements générateurs de deux sous-domaines: celui de l'inventaire géographique et celui des inventaires thématiques. L'inventaire géographique, entrepris il y a plus de trente ans, et qui est réalisé canton par canton ne couvre encore actuellement qu'une partie du territoire (de l'ordre de 20% des communes dispersées toutefois sur toute l'étendue des régions et des départements). Quant aux inventaires thématiques ils ont abordé différents sujets eux-mêmes plus ou moins géographiquement regroupés: architecture industrielle, villas balnéaires par exemple.

Un même lieu considéré lors d'un inventaire géographique et lors d'inventaires thématiques ne fait pas l'objet d'un seul enregistrement mais d'autant d'enregistrements que d'inventaires qui le mentionnent; de même d'ailleurs qu'un immeuble classé ou inscrit M.H. appartenant à un type de lieu inventorié par ailleurs ou situé dans une zone d'inventaire ne verra pas son enregistrement du domaine M.H. fusionné avec celui du domaine inventaire ni non plus un lien établi de l'un à l'autre. C'est TROUVTOU qui réalise extérieurement ce lien et permet le rapprochement de ces enregistrements.

Les enregistrements du domaine inventaire sont distingués dans Mérimée par le préfixe IA.

Mérimée - domaine M.H.

Le domaine M.H. ne concerne que les monuments historiques classés et ceux inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, soit actuellement au total un peu moins de 40.000 enregistrements. Résultant du dépouillement des listes, arrêtés et décrets de protection et parfois aussi de dossiers documentaires constitués en amont de l'intervention de celle-ci, ils ne comprennent de renseignements sur chaque lieu que ceux mentionnés dans ces textes (type de monument, situation, date et nature de protection, parfois aussi époque, statut patrimonial, affectation, synthèse historique et artistique…).

Les enregistrements du domaine M.H. sont distingués dans Mérimée par le préfixe PA.

Les monuments historiques retour

Dans ce chapitre sont réunies les bases de données qui, globalement, au contraire de Mérimée, ne s'intéressent qu'aux seuls monuments protégés au titre des monuments historiques à l'exclusion de tout autre patrimoine immeuble. Parmi celles-ci l'ancien fichier M.H. aujourd'hui remplacé par Erostrat est à vocation essentiellement statistique tandis que MH Etat est une base de données de gestion.
Fichier des monuments historiques
Erostrat
M.H. appartenant à l'Etat

Fichier des monuments historiques

Avant même d'avoir été remplacé par la base de données EROSTRAT, l'ancien Fichier des monuments historiques n'était plus consacré qu'à l'appréciation de l'état sanitaire général des monuments et à l'évaluation de leurs besoins en travaux et avait perdu toute qualité de documentation générale sur le patrimoine protégé au titre des monuments historiques.

  Promis à l'origine à traiter l'ensemble de ces monuments il n'avait d'ailleurs en fait jamais concerné que, les seuls monuments classés, soit un peu moins de 14.000.

Il est par ailleurs resté, dans ses procédures d'initialisation d'enregistrements, étranger à la saisie des monuments classés dans le domaine M.H. de Mérimée et aucun lien direct n'a jamais été établi entre ses enregistrements et ceux de Mérimée.

Installé sur informatique lourde, il s'agissait néanmoins d'une base de données permanente au dernier état de laquelle il est encore possible d'accéder pour la Section statistique de la D.A.P.A. afin de rapprocher par exemple, par l'intermédiaire de l'identifiant à 15 caractères mémorisé dans TROUVTOU, l'état sanitaire d'un monument ou d'une partie de monument alors enregistré dans ce fichier de son état sanitaire actuel.

Erostrat

A la cessation d'exploitation du Fichier des monuments historiques, le 31 Janvier 1999, la base de données EROSTRAT, née trois ans auparavant mais ne couvrant pas alors toutes les régions, l'a définitivement remplacé et une partie de ses données y ont été transférées.

La base de données EROSTRAT est étroitement liée au développement de TROUVTOU dont elle reprend l'architecture pour la définition et l'articulation des monuments et de leurs parties; ceux-ci y sont identifiés par un identifiant du même type que les identifiants à 15 caractères TROUVTOU courant et TROUVTOU d'origine puisqu'il s'agit du TROUVTOU courant porté par le monument ou sa partie à la date de versement de ceux-ci dans EROSTRAT.

EROSTRAT est de ce fait la première base de données conçue dans un esprit relationnel par rapport à l'ensemble des bases de données patrimoniales du Ministère de la culture. Néanmoins elle reste autonome et les modifications d'identification survenant dans TROUVTOU ne lui sont pas automatiquement répercutées. Identique à l'origine au TROUVTOU courant, l'identifiant EROSTRAT d'un monument classé ou d'une partie de monument classé est donc susceptible à plus ou moins long terme de différer de celui-ci; seul le TROUVTOU courant permet alors le juste rattachement de parties à un monument.

Comme l'ancien Fichier monuments historiques, EROSTRAT apprécie l'état sanitaire des monuments globalement et partie par partie ainsi que la vitesse d'évolution de cet état. De même il estime la nature et le coût des travaux à réaliser pour remédier aux désordres. Il ne s'agit néanmoins pas d'une base de données de gestion visant au suivi de ces travaux depuis le signalement de leur besoin mais d'une base de données statistique destinée, d'une part, à évaluer prospectivement et globalement le coût des travaux à entreprendre pour sauver, entretenir, restaurer, mettre en valeur, selon les choix politiques effectués, telle ou telle partie du parc des monuments classés et, d'autre part, à permettre aussi ultérieurement une évaluation sommative des travaux effectivement réalisés au vu de l'évolution de l'état sanitaire global de ce parc.

Installée sur informatique locale à la Section statistique elle n'est bien sûr pas consultable directement sur Internet et ses procédures d'actualisation prévoient actuellement le reversement de données depuis les services déconcentrés du patrimoine qui en assureraient la collecte. Elle devrait par ailleurs être rapidement dépendante d'AGREGEE du module relatif à l'état sanitaire duquel elle constitue la préfiguration.

M.H. appartenant à l'Etat

Le fichier informatisé relatif aux seuls monuments historiques appartenant à l'Etat avec lequel TROUVTOU établit un lien est un outil ancien et obsolète qui, au contraire des bases de données relatives à l'état sanitaire de l'ensemble du parc était un fichier de gestion destiné au suivi des travaux programmés dans ces monuments.

Développé sous un logiciel aujourd'hui disparu, les monuments y étaient identifiés selon leur libellé en clair et il était réservé exclusivement à la satisfaction des besoins de son service gestionnaire responsable des monuments appartenant à l'Etat.

La base de données qui l'a aujourd'hui remplacé n'a pas encore été traitée dans TROUVTOU.

La mention d'un édifice dans l'ancienne version de cette base traitée dans TROUVTOU fournit, ou confirme ce qui peut par ailleurs être aussi signalé par d'autres bases, au moins deux renseignements: il est classé monument historique et il appartient à l'Etat.

La gestion du patrimoine monumental retour

En matière de gestion du patrimoine monumental toutes les bases de données sont de création relativement récente et représentent, quoiqu'elles ne concernent pas que les seuls monuments historiques, divers états qui se sont succédés de la manière de traiter de cette question par l'administration des monuments historiques.  
Daisie
Picsou
Agrippa
Agrégée 

Comme d'une manière générale l'ensemble des bases de données de gestion, aucune de ces bases de données n'est directement consultable sur Internet.

Daisie

Développée en région sous le même logiciel que M.H. appartenant à l'Etat au milieu des années 90 à une époque où les Conservation régionales de monuments historiques recherchaient des solutions individuelles pour l'exercice de leurs missions relatives au patrimoine protégé au titre des monuments historiquse, DAISIE représente une tentative d'homogénéisation des pratiques.

Cette base de données exista ainsi éphémèrement dans plusieurs régions dont la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur où elle était née. Elle traitait des travaux dans le patrimoine immeuble protégé et la mention par TROUVTOU des identifiants dans cette base permet de repérer dans ces régions les monuments ayant alors bénéficié de tels travaux.

Picsou

PICSOU fût une base de données concurrente de DAISIE développée sous un logiciel moins archaïque dans la région Rhône-Alpes et également diffusée dans plusieurs régions. Elle comprenait un fichier des monuments protégés de la région éclatés en autant de parties constituantes que nécessaire pour la domiciliation des besoins de travaux identifiés et des opérations en cours.

C'est la dénomination des deux bases de données DAISIE et PICSOU et, comme pour la seconde d'entre elles, un souci d'appropriation du mot à la chose, qui a conduit à baptiser TROUVTOU la base de données d'interfaçage née durant la même période.

Les deux bases de données DAISIE et PICSOU étant alternatives l'une de l'autre, leur mention dans TROUVTOU utilise le même champ où les identifiants mentionnés sont précédés soit de la mention PICSOU, soit de la mention DAISIE. On ne rencontre d'ailleurs dans TROUVTOU de références PICSOU que dans la seule région Rhône-Alpes.

Agrippa

AGRIPPA est l'héritier direct de PICSOU. Développé d'ailleurs sur le même logiciel il en reprend l'essentiel de l'architecture et résulte de la volonté d'étendre l'usage du système de gestion implanté dans certaines régions à leur initiative à l'ensemble des C.R.M.H.

Cependant, et pour cette raison même, AGRIPPA, privé de toute procédure de récolement national des données restera simplement une application informatique régionale garantissant un minimum de cohérence des pratiques de suivi des dossiers sur l'ensemble du territoire

Toutefois, comprenant, comme PICSOU un fichier des monuments protégés, celui-ci fût globalement aussi initialisé pour l'ensemble des régions à partir des données de Mérimée. Ainsi, quoique son traitement dans TROUVTOU ne soit pas encore effectué et malgré les dérives locales certaines, un liaisonnement de ses données avec les autres bases patrimoniales peut dès à présent être réalisé par l'intermédiaire de Mérimée.

Cette base de données, qui automatise un certain nombre de pratiques comme la rédaction et l'adressage de courriers à des propriétaires de monuments, est aujourd'hui utilisée dans toutes les C.R.M.H.( à l'exception de la Corse, de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Réunion). Au sein de celles-ci, l'existence des correspondants AGRIPPA (administrateurs régionaux) régulièrement réunis en administration centrale garantit par ailleurs le maintien d'un minimum de cohérence interrégionale.

Agrégée

Comme AGRIPPA a succédé à PICSOU, AGREGEE devrait succéder à AGRIPPA.

Cette nouvelle base de données vouée aussi au suivi des opérations de travaux et dont le démarrage est prévu en 2004 devrait fusionner avec AGRIPPA le projet Egée qui reprenait lui-même le projet Absid du Ministère de l'équipement. Il en résultera une extension du champ qui ne sera plus limité au seul patrimoine protégé et aussi une modification des procédures qui devraient permettre de remonter très en amont de l'identification des besoins et de développer la prévision.

Pour cette raison cette base de données devrait être rapprochée du terrain et de la collecte et être installée, non plus seulement dans les C.R.M.H., mais aussi dans les Services départementaux de l'architecture et du patrimoine.

Sa prise en compte immédiate dans TROUVTOU dès son initialisation est par ailleurs projetée et c'est pour cela qu'elle y figure d'ores et déjà mentionnée dans le catalogue des bases liées.

L'archéologie retour

Comme pour la gestion du patrimoine monumental dans un autre chapitre , celui-ci regroupe les deux états successifs de l'application du Ministère de la culture relative au patrimoine archéologique.
Dracar
Patriarche
Dracar

Comme diverses bases de données précédemment citées, DRACAR n'est plus aujourd'hui en service. Elle reste toutefois mentionnée dans TROUVTOU où elle est, en matière de signalement du patrimoine archéologique, le seul indicateur actuellement existant. Ceci quoique aucun traitement systématique de DRACAR n'ait jamais été effectué mais simplement par report dans TROUVTOU d'identifiants DRACAR déjà relevés par Mérimée et mentionnés dans son champ "Observations". Ceux-ci, composés du code de la commune suivi d'un numéro d'ordre et terminés par le suffixe AH ou AP, permettent de distinguer immédiatement entre les entités archéologiques historiques et préhistoriques.

Patriarche

DRACAR a été récemment remplacé par PATRIARCHE qui, depuis 2002, est devenue l'application informatique des services régionaux de l'archéologie et poursuit l'esprit de la carte archéologique puisque son couplage avec le S.I.G. permet une visualisation cartographique des données.
Base de gestion mais aussi de documentation, si la consultation en reste actuellement à usage interne des services centraux et déconcentrés du Ministère de la culture, elle devrait, à court terme, avant de devenir à un horizon plus lointain partiellement consultable sur Internet par tous publics, être rendue accessible au moins aux archéologues et aux chercheurs étrangers à l'administration publique de la culture.
Le lien avec cette base devrait par ailleurs prochainement compléter, sinon remplacer dans TROUVTOU les rares liens antérieurement établis avec DRACAR et le renvoi systématique de TROUVTOU vers les bases de données archéologiques être généralisé.


Le patrimoine monumental accessible à la visite  retour

Ce chapitre concerne seulement l'accessibilité régulière et l'affectation à la visite d'une partie du patrimoine immeuble.
Monum
Ouvert à la visite
Fréquentation M.H.
Musées et lieux d'expo
Muséofile
Muséostat
Le patrimoine monumental accessible à la visite regroupe avec les musées, dont la plupart même si leurs collections n'intéressent ni l'architecture, ni aucun autre patrimoine monumental, sont installés dans des bâtiments qui, édifiés ou non pour les recevoir, présentent un caractère monumental, tous les autres monuments qui, conçus ou non pour la visite, ont été, avec ou sans réaménagements, entièrement ou partiellement réaffectés à celle-ci.

Monum

Le site ouvert sur Internet par le Centre des monuments nationaux qui concerne principalement les monuments gérés par celui-ci, signale aussi à l'attention du public un certain nombre d'autres monuments importants. Il s'attache essentiellement pour les uns et les autres à en indiquer public les conditions et les modalités d'accès .

A ce sens, il se doit d'être du type base de données permanente. En revanche l'identification précise des monuments et surtout des parties de monuments y reste assez floue en raison de l'absence d'identifiants affectés aux enregistrements.

Ouvert à la visite

Plus étoffé que le site Monum qui ne présente que 204 monuments, le guide "Ouvert au public", conçu à l'origine par la Caisse nationale des monuments historiques (aujourd'hui C.M.N.) avec le concours du Département des études et de la prospective du Ministère de la culture en recensait dès 1983 environs 2.000. C'est le fichier d'adresse de cette publication reprise entre temps en co-édition avec un éditeur privé qui est référencé dans TROUVTOU. Le guide, lui même, plus ou moins régulièrement réédité, décrit, comme le site Monum, les monuments, y compris par l'illustration, l'intérêt de leurs visites et leurs conditions d'accès.

La plus récente réédition de l'ouvrage date de 2003 et a été effectuée par "les Editions du patrimoine".

Fréquentation M.H.

Fréquentation M.H. est le produit d'une enquête conduite au début des années 80 par le Département des études et de la prospective en amont de la première édition du guide "Ouvert au public". Jamais réactualisée depuis, elle n'avait concerné qu'un peu plus de 1.000 monuments au statut patrimonial desquels notamment elle s'était en revanche plus complètement intéressée qu'"Ouvert au public". On y trouve également, renseignement alors rare, des données relatives aux fréquentations de ces monuments riches d'enseignements pour l'interprétation de celles, aujourd'hui plus communément observées.

Enfin l'exploitation informatisée de cette enquête, conservée à la Section statistique de la D.A.P.A., a été conçue de manière à distinguer du monument et de sa visite, celle des musées, expositions et collections que certains contiennent. Chacun de ceux et de celles-ci fait l'objet d'une identification propre et est rattaché à un monument par son identifiant.

Musées et lieux d'expo

Plus récemment , à l'articulation des années 1980 et 1990, le même Département des études et de la prospective, avait été amené, dans le cadre d'un recensement qu'il effectuait des musées, à s'intéresser à l'ensemble des lieux d'exposition de collections permanentes ainsi qu'aux monuments-musées et plus généralement aux monuments régulièrement accessibles à la visite.

Le fichier informatisé alors constitué, qui comprend plus de 4.000 enregistrements, est aujourd'hui également conservé à la Section statistique de la D.A.P.A.. Son référencement dans TROUVTOU présente le double intérêt de mieux évaluer l'imbrication du tissus muséographique et du patrimoine immeuble et, ce recensement ayant par ailleurs été suivi d'une enquête de fréquentation dont les résultats utilisent la même identification des musées et monuments, de fournir, moins de 10 ans après l'enquête Fréquentation M.H., un autre repère sur la fréquentation de monuments, son importance et son autonomie relative par rapport à celle des musées.

A vocation documentaire autant que statistique, le fichier des musées et lieux d'exposition de collections permanentes décrit moins des collections que les lieux qui les hébergent et s'intéresse globalement à ceux-ci aussi bien quant à ce qu'ils sont que quant à leurs statuts patrimoniaux, leurs modes de fonctionnement et les conditions générales dans lesquelles le public y a accès.

Muséofile

La base de données Muséofile résulte de la reprise par la Direction des musées de France, dans le fichier des musées et lieux d'exposition du Département des études et de la prospective, de sa partie correspondant aux seuls musées de statut public et assimilés.

Base de données aujourd'hui permanente consultable sur Internet elle a repris à son initialisation les mêmes identifiants que ceux attribués aux enregistrements dans le fichier des Musées et lieux d'exposition.

Son référencement dans TROUVTOU devrait permettre une large circulation d'information, puisqu'elle est aussi liée avec Muséostat et pourrait être rapprochée des bases de données concernant les collections.

Muséostat

Comme Muséofile, à défaut d'être né du fichier des musées et lieux d'exposition et d'en avoir intégralement conservé le contenu, l'a suivi et remplacé, Muséostat a immédiatement succédé à l'enquête du Département des études et de la prospective sur la fréquentation des musées et lieux d'exposition de collections permanentes que ce département n'a jamais renouvelée depuis.

Géré, comme Muséofile par la Direction des musées de France, Muséostat ne s'intéresse aussi qu'aux musées de statut public et assimilés mais en a repris à l'origine l'identification faite par le Département des études et de la prospective.

Mais, à la différence de l'enquête réalisée par ce département et comme Muséofile encore, c'est une base de données permanente. Elle s'intéresse aux fréquentations annuelles individualisées de l'ensemble des musées mais aussi à la saisonnalité de ces fréquentations et à leur suivi bi-hebdomadaire dans une sélection d'établissements.

Base de données statistique à vocation exclusive de gestion et d'évaluation, elle n'est actuellement pas consultable sur Internet.

La visite du patrimoine monumental  retour

Au contraire du chapitre précédent celui-ci concerne le patrimoine immeuble dans sa totalité à quelqu'usage qu'il soit régulièrement affecté pourvu qu'il soit au moins occasionnellement accessible à la visite.
Journées du patrimoine
Pausanias

Journées du patrimoine

Journées du patrimoine ne s'intéresse qu'à l'ouverture exceptionnelle (à l'occasion des Journées du patrimoine en dehors de toute autre période d'ouverture occasionnelle) à la visite de monuments ou de parties de monuments habituellement inaccessibles à celle-ci ainsi qu'aux animations ou aux modalités d'accès exceptionnelles programmées les mêmes jours dans des lieux par ailleurs régulièrement ouverts à la visite.

Cette base de données n'est actuellement accessible sur Internet que durant la période de l'année qui précède les Journées du patrimoine. Essentiellement dédiée à l'information du public et à orienter sa participation aux journées, n'y sont disponibles pour l'instant que les informations relatives à l'édition à venir de la manifestation.

Le maintien en ligne sur le site Culture de la base durant toute l'année est par ailleurs envisagé, l'accès à des informations relatives aux manifestations des années passées, comme la consultation de statistiques sommatives, seront possibles dès l'édition 2004 des journées.

Formellement la base de données elle-même se compose principalement de deux tables: une table des monuments, d'ailleurs initialisée à la création de la base à partir des données extraites de TROUVTOU et dans laquelle les sites étaient originellement désignés par leurs identifiants TROUVTOU, et une table des manifestations dont l'identifiant ou les identifiants attribués dans Journées du patrimoine sont reportés dans TROUVTOU sur l'enregistrement y correspondant au monument où elles se déroulent de façon à garantir une liaison permanente réciproque entre les deux bases.

Pausanias

En matière d'ouverture à la visite c'est Pausanias qui couvre le plus large champ. Comme TROUVTOU s'intéresse à tout le patrimoine immeuble, protégé ou non protégé et public ou privé, etc…, PAUSANIAS s'intéresse à tout le même patrimoine pourvu qu'il soit ouvert à la visite mais quelle que soit la nature et l'étendue de cette ouverture à la visite (régulière ou occasionnelle, à tous publics ou à certains publics seulement, payante ou gratuite, etc…).

Sa constitution étant associée à la mise en œuvre d'un vaste programme d'observation et d'étude de ses publics par la D.A.P.A., Pausanias devrait devenir une base de données, sinon permanente, au moins régulièrement remise à jour.

Cependant, si elle a, comme d'autres bases une vocation à la fois documentaire et statistique, elle n'a aucunement pour fin d'informer le public sur les modalités exactes d'accès aux monuments et d'en préparer ainsi la visite. Elle doit en revanche permettre aux chercheurs et responsables par le rapprochement de données relatives aux typologies d'accessibilité au public (modalités et étendue), au statut patrimonial, à la situation géographique et à l'association physique ou thématique avec d'autres lieux avec des estimations et des comptabilisations de visites d'évaluer et d'interpréter l'audience globale du patrimoine et de tel ou tel lieu ou ensemble de lieux en particulier.

Comme EROSTRAT, PAUSANIAS a été initialisé à partir de TROUVTOU et les identifiants de ses enregistrements sont du type de l'identifiant TROUVTOU courant. Similaires individuellement à l'origine à celui-ci et à l'identifiant EROSTRAT des monuments classés ils seront ainsi, de même que ce dernier, susceptibles d'en devenir différents en raison de modifications ponctuelles apportées aux données dans TROUVTOU (voir plus haut EROSTRAT).retour

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