Historique
Dès 1975, le Ministère de la culture met à l'étude la création
d'un outil informatisé permanent relatif aux monuments historiques. On ne parle
pas encore alors, ou peu, de bases de données; c'est l'époque des fichiers d'équipements
et cet outil (conçu en collaboration avec l'administration des monuments historiques
de l'époque, les services "informatiques" et "des études et de
la recherche" du ministère relevant alors, le premier de ces services,
de la Direction de l'administration générale et, le second, du Cabinet du Ministre)
sera baptisé Fichier
des monuments historiques. La micro-informatique n'existe
pas encore et il sera installé sur informatique lourde au centre de calcul du
Service informatique. Il n'a vocation qu'à renseigner sur le patrimoine protégé
immeuble à l'exclusion des objets mobiliers, mais il a vocation à le faire qu'il
s'agisse d'immeubles classés ou seulement inscrits et à développer différents
volets d'information sur chacun de ces immeubles (historique, statut patrimonial, composition,
affectations et utilisations, état sanitaire…).
Dans la réalité des faits il ne concernera que les seuls immeubles classés,
ne s'intéressera très rapidement qu'à la seule description de leur état sanitaire
(à tel point qu'il sera souvent appelé Fichier état sanitaire) et n'évoluera
jamais vers la micro-informatique, son accès demeurant restreint.
Pour cette raison se développeront d'autres bases de données relatives
au patrimoine monumental.
Dans l'administration culturelle même d'abord où le Service de l'inventaire
général des richesses artistiques de la France met au point des outils informatisés
pour la réunion et la saisie centralisée des informations collectées sur le
terrain par les commissions locales d'inventaire tant d'ailleurs en matière
de patrimoine immeuble (Mérimée)
qu'en matière d'objets mobiliers (Palissy). Ces bases de données concernent
tout le patrimoine qu'il soit ou non protégé, en revanche elle ne couvrent qu'une
partie réduite du territoire et, conçues seulement comme des outils de documentation
et de recherche, ne s'intéressent qu'à la seule description physique et historique
des objets et immeubles, traitant de manière peu développée
tout ce qui concerne leur gestion et leur conservation (statut patrimonial,
environnement, utilisations, état sanitaire, etc…).
C'est ainsi à l'extérieur de l'administration culturelle
longtemps amputée d'une partie de ses services patrimoniaux qui avaient momentanément
été rattachés au Ministère de l'urbanisme et du logement, que se développent
d'abord des projets de constitution de bases de données de gestion relatives
à l'ensemble du patrimoine bâti qu'il soit ou non protégé au titre des monuments
historiques et à l'économie de ce patrimoine. Le projet Absid concerté avec
le Ministère de la culture qui en résultera et qui devait être déployé dans
les Directions départementales de l'équipement ne le sera cependant que dans
un nombre limité d'entre elles et, en fin de compte, c'est au Ministère de la
culture dont la Direction du patrimoine aura entre temps récupéré les Services
départementaux de l'architecture et du patrimoine que seront développés des
outils de gestion du patrimoine immeuble destinés à être installés d'abord seulement
à l'échelon régional des Conservation régionales des monuments historiques (Agrippa)
puis aussi dans les Services départementaux de l'architecture et du patrimoine
(Agrégée).
Sur des champs particuliers ou limitrophes de ce patrimoine étaient par ailleurs nées et s'étaient
développées des bases de données spécifiques susceptibles néanmoins de concerner
les mêmes objets ou individus. Ainsi, en même temps que naissait le premier fichier des monuments
historiques en 1975, apparaissait le souci d'établir une carte
archéologique de la France qu'allait suivre la création d'une base de données
relative à l'archéologie.
On s'intéressa simultanément par ailleurs à l'ouverture à la
visite du patrimoine monumental et la Caisse nationale des
monuments historiques et des sites (aujourd'hui Centre des monuments nationaux)
inventoria avec le concours du Département des études et de la prospective les
monuments accessibles à la visite dont un grand nombre (assimilables eux-mêmes
à des musées ou hébergeant certains de ceux-ci) étaient par ailleurs répertoriés
en qualité de musées dans les bases de données relatives aux établissements
qui, après celles relatives aux collections, voyaient le jour dans ce secteur
(Muséostat,
Muséofile).
Enfin par ailleurs le développement des bases de données sur les objets et collections
ou sur la documentation relative au patrimoine (photos, plans, etc…) nécessite
aujourd'hui de pouvoir, d'une part, domicilier ceux-ci dans leurs lieux de conservation
et, d'autre part, identifier les monuments auxquels certains se réfèrent ou
qu'ils représentent.
Il existe ainsi de multiples interférences entre les différentes bases
de données patrimoniales au sens large et le besoin de les lier et fédérer en un
réseau qui permette une appréciation
générale, tant documentaire que statistique, de
l'ensemble du patrimoine.
L'objet de la base de données TROUVTOU, née après les différentes bases de données
citées précédemment, n'est cependant pas de les réordonner en un système impossible
à reconstruire à posteriori mais seulement d'en assurer l'interfaçage en signalant
les identités et les complémentarités observées individuellement entre tous
les enregistrements qu'elles comprennent. Elle dira ainsi, ou bien, que tel enregistrement de telle
base de données concerne exactement le même individu (monument ou partie de monument) que tel autre enregistrement dans telle autre base, ou
bien que l'objet qu'il décrit correspond à tel regroupement d'individus dans
telles autres bases ou à une partie seulement de tel autre individu ailleurs,
ou bien encore qu'il ne correspond à rien dans aucune autre base de données
et n'appartient ainsi qu'au champ spécifique de la seule base qui le cite: TROUVTOU.
TROUVTOU traduit ainsi une approche, construite sur la reconnaissance et le
signalement de l'identification ou de la distinction, foncièrement différente de celle du Système d'Information
Géographique qui se contente de lister, dans les différentes bases de données
qu'il relie, ce qui est au même endroit sans nécessairement préciser ce qui
y est contemporain, identique à quoi et ce qui y a remplacé quoi ou n'y est
que partie ou contenu de tel ou tel immeuble également domicilié là.
Caractéristiques
Les différentes bases de données interfacées par
TROUVTOU se définissent et se distinguent par des
caractéristiques relatives non seulement à leurs
contenus, mais aussi à leurs formes et à leurs
finalités. C'est l'inégalité de ces
caractéristiques qui les fait complémentaires et rend
leur rapprochement enrichissant.
Champs
Le contenu des bases de données se répartit entre
des champs (ou rubriques) qui le structurent, dont certains leurs sont spécifiques
et d'autres, généraux, peuvent se retrouver dans d'autres bases de données.Ces
champs se regroupent organiquement en chapitres eux-mêmes déterminés par les
finalités de chaque base et ils se définissent formellement par leurs types
et leur formats.
Ainsi dans la notice relative à chacune des bases de données traitées par TROUVTOU
on trouvera ci-après précisé dans toute la mesure du possible:
- si leurs rubriques en sont
documentaires ou numériques, codifiées ou en clair et si,
leur longueur étant ou non
limitée,
elles ont ou n'ont pas un caractère abréviatif,
- à quels chapitres généraux elles
se rattachent
- et quelles informations spécifiques elles
renferment.
Nature
Quoique certaines d'entre elles puissent conjuguer plusieurs objectifs, il existe
trois grandes familles de bases de données définies par ces finalités qui les
rendent plus ou moins propres ou impropres à telle ou telle utilisation.
Les bases de données à vocation documentaire sont plus particulièrement attachées
à la description individuelle, selon des critères et un vocabulaire plus ou
moins formellement élaborés et contraignant des entités qu'elles concernent.
Les bases de données à vocation statistique s'intéressent au dénombrement des
individus, à leur valorisation et/ou à leur comptabilisation selon certaines
de leurs caractéristiques utilisées comme critères de sélection. Elles nécessitent le plus fréquemment
le recours à la codification et un formatage rigoureux des rubriques quoiqu'il
ne soit pas impossible d'envisager certains traitements statistiques de champs
de format libre (par exemple longueur moyenne des champs,
repérage et comptage de tel ou tel caractère ou groupe de caractères…).
Quant aux bases de données de gestion elles associent le plus souvent finalités
statistiques et documentaires mais, destinées à programmer, suivre et évaluer
des actions ou des actes administratifs, elles réclament aussi une permanence
et une régularité de mise à jour comme le maintien d'une continuité minimum
de contenus et de procédures de collecte.
Validité
La validité d'une base de données est relative et se mesure, d'une part, à sa
représentativité et, d'autre part, à sa durée.
Synchroniquement, soit une base de donnée prétend à l'exhaustivité dans un domaine
circonscrit (champ) dans lequel elle recenserait tous les individus présents
et en enregistrerait toutes les caractéristiques,
soit, constituée par sondages, elle n'est au contaire que plus ou moins représentative
de ce domaine dont elle extrapole globalement les caractéristiques à partir
de celles d'une sélection plus ou moins étoffée et échantillonnée
des individus qui le constituent .
Diachroniquement une base de donnée peut ne valoir qu'à un moment donné et être
à terme condamnée à l'obsolescence si elle ne dispose d'aucune procédure
d'actualisation ou être au contraire pérenne si elle est plus ou moins régulièrement
remise à jour. Elle pourra alors être dite permanente seulement si c'est en
temps réel directement au fur et à mesure de leur observation que les modifications
intervenant dans le domaine considéré sont entrées dans la base et y déterminent
des créations, des modifications ou des suppressions d'enregistrements.
Une autre manière de faire (d'ailleurs éventuellement associée avec la pratique
du sondage) consiste à ne rentrer dans la base de modifications qu'à échéance
régulière à l'occasion de campagnes de mise à jour qui pourront également alors
comprendre aussi, en amont, des procédures d'enquêtes et d'autres procédures
de collecte.
Forme
Tout fichier n'a pas toujours été nécessairement informatisé et certains de
ceux interfacés par TROUVTOU ne le sont pas ou, l'ayant été, ne sont plus actifs
et dans ce cas les références enregistrées dans TROUVTOU, si elles peuvent encore
théoriquement permettre de consulter les données informatisées sous réserve
d'improbables remises en ligne de celles-ci, ne renvoient plus guère qu'aux
extractions et exploitations papier qui en subsistent.
Par ailleurs certaines seulement des bases de données informatisées toujours
actives sont consultables sur Internet et encore la base elle-même n'y est elle
alors pas toujours directement accessible mais seulement (comme pour TROUVTOU)
un état de cette base transféré ponctuellement sur le réseau Internet
et régulièrement remis à jour, qui ne reflète donc pas nécessairement l'état
exact des données dans la base source au moment de la consultation par l'Internaute.
D'autres bases de données, pourtant actives et informatisées, sont indisponibles
directement sur Internet. Ce sont celles contenant des informations revêtues
d'une certaine confidentialité, réservées à l'usage interne de l'administration
et qui ne peuvent être interrogées que par l' intermédiaire de celle-ci.
Description
Le schéma ci-dessous qui figure sur la page d'accueil de TROUVTOU sur Internet
énumère toutes les bases de données qui sont actuellement interfacées par son
intermédiaire. Le déplacement du curseur en marge de cette page fait plus clairement
apparaître ce schéma en le positionnant en premier plan sur un fond photographique
estompé.
Ce schéma matérialise les relations d'inclusion ou d'interférence de champs qui existent entre certaines bases ainsi que certains renvois qu'elles peuvent
individuellement comprendre de l'une à l'autre. Elle les regroupe également
en six ensembles qui se succèdent dans le sens des aiguilles d'une montre depuis
les plus généralistes des bases
de données patrimoniales (La
documentation et l'inventaire du patrimoine monumental)
en passant par des bases de données plus thématiquement spécialisées (les
monuments historiques, la
gestion du patrimoine monumental et l'archéologie)
jusqu'à celles relatives à l'accessibilité à la visite (le
patrimoine monumental accessible à la visite et la
visite du patrimoine monumental).
Enfin l'écriture du nom de la base en bleu signale qu'elle est consultable sur
Internet, en rouge qu'elle ne l'est pas mais reste active et tenue à jour, tandis
que le noir est réservé aux bases de données informatisées et aux fichiers manuels
retirés d'exploitation et archivés dont la consultation est plus problématique.
| La base de données Mérimée, qui a été conçue à l'origine pour l'enregistrement des données produites par les commissions d'inventaire, est aujourd'hui également utilisée pour celui de monuments classés et inscrits. Elle comporte ainsi deux domaines: | |
| Mérimée
- domaine inventaire Mérimée - domaine M.H. |
| Dans ce chapitre sont réunies les bases de données qui, globalement, au contraire de Mérimée, ne s'intéressent qu'aux seuls monuments protégés au titre des monuments historiques à l'exclusion de tout autre patrimoine immeuble. Parmi celles-ci l'ancien fichier M.H. aujourd'hui remplacé par Erostrat est à vocation essentiellement statistique tandis que MH Etat est une base de données de gestion. | ![]() |
| Fichier
des monuments historiques Erostrat M.H. appartenant à l'Etat |
| En matière de gestion du patrimoine monumental toutes les bases de données sont de création relativement récente et représentent, quoiqu'elles ne concernent pas que les seuls monuments historiques, divers états qui se sont succédés de la manière de traiter de cette question par l'administration des monuments historiques. | |
| Daisie Picsou Agrippa Agrégée |
![]() |
| Comme pour la gestion du patrimoine monumental dans un autre chapitre , celui-ci regroupe les deux états successifs de l'application du Ministère de la culture relative au patrimoine archéologique. | ![]() |
| Dracar Patriarche |
| Ce chapitre concerne seulement l'accessibilité régulière et l'affectation à la visite d'une partie du patrimoine immeuble. | ![]() |
| Monum Ouvert à la visite Fréquentation M.H. Musées et lieux d'expo Muséofile Muséostat |
Monum
Le site ouvert sur Internet par le Centre des monuments nationaux qui concerne
principalement les monuments gérés par celui-ci, signale aussi à l'attention
du public un certain nombre d'autres monuments importants. Il s'attache essentiellement
pour les uns et les autres à en indiquer public les conditions et les modalités
d'accès .
A ce sens, il se doit d'être du type base de données permanente. En revanche
l'identification
précise des monuments et surtout des parties de monuments
y reste assez floue en raison de l'absence d'identifiants affectés aux enregistrements.
Ouvert à la visite
Plus étoffé que le site Monum qui ne présente que 204 monuments, le guide
"Ouvert au public", conçu à l'origine par la Caisse nationale des monuments
historiques (aujourd'hui C.M.N.) avec le concours du Département des études
et de la prospective du Ministère de la culture en recensait dès 1983 environs
2.000. C'est le fichier d'adresse de cette publication reprise entre temps
en co-édition avec un éditeur privé qui est référencé dans TROUVTOU.
Le guide, lui même, plus ou moins régulièrement réédité, décrit, comme le
site Monum, les monuments, y compris par l'illustration, l'intérêt de leurs
visites et leurs conditions d'accès.
La plus récente réédition de l'ouvrage date de 2003
et a été effectuée par "les Editions du patrimoine".
Fréquentation M.H.
Fréquentation M.H. est le produit d'une enquête conduite au début des
années 80 par le Département des études et de la prospective en amont
de la première édition du guide "Ouvert au public". Jamais réactualisée depuis,
elle n'avait concerné qu'un peu plus de 1.000 monuments au statut patrimonial
desquels notamment elle s'était en revanche plus complètement intéressée qu'"Ouvert
au public". On y trouve également, renseignement alors rare, des données
relatives aux fréquentations de ces monuments riches d'enseignements pour
l'interprétation de celles, aujourd'hui plus communément observées.
Enfin l'exploitation informatisée de cette enquête, conservée à la Section
statistique de la D.A.P.A., a été conçue de manière à distinguer
du monument et de sa visite, celle des musées, expositions et collections
que certains contiennent. Chacun de ceux et de celles-ci fait l'objet d'une
identification propre et est rattaché à un monument par son identifiant.
Musées et lieux d'expo
Plus récemment , à l'articulation des années 1980 et 1990, le même Département
des études et de la prospective, avait été amené, dans le cadre d'un recensement
qu'il effectuait des musées, à s'intéresser à l'ensemble des lieux d'exposition
de collections permanentes ainsi qu'aux monuments-musées et plus généralement
aux monuments régulièrement accessibles à la visite.
Le fichier informatisé alors constitué, qui comprend plus de 4.000 enregistrements,
est aujourd'hui également conservé à la
Section statistique de la D.A.P.A.. Son référencement dans
TROUVTOU présente le double intérêt de mieux évaluer l'imbrication du tissus
muséographique et du patrimoine immeuble et, ce recensement ayant par ailleurs
été suivi d'une enquête de fréquentation dont les résultats utilisent la même
identification
des musées et monuments, de fournir, moins de 10 ans après l'enquête
Fréquentation M.H.,
un autre repère sur la fréquentation de monuments, son importance et son autonomie
relative par rapport à celle des musées.
A vocation documentaire autant que statistique, le fichier des musées et lieux
d'exposition de collections permanentes décrit moins des collections que les
lieux qui les hébergent et s'intéresse globalement à ceux-ci aussi bien quant
à ce qu'ils sont que quant à leurs statuts patrimoniaux, leurs modes de fonctionnement
et les conditions générales dans lesquelles le public y a accès.
Muséofile
La base de données Muséofile résulte de la reprise par la Direction des musées
de France, dans le fichier des musées et lieux d'exposition du Département
des études et de la prospective, de sa partie correspondant aux seuls musées
de statut public et assimilés.
Base de données aujourd'hui permanente consultable sur Internet elle a repris
à son initialisation les mêmes identifiants que ceux attribués aux enregistrements
dans le fichier des Musées et lieux d'exposition.
Son référencement dans TROUVTOU devrait permettre une large circulation
d'information, puisqu'elle est aussi liée avec Muséostat et pourrait être
rapprochée des bases de données concernant les collections.
Muséostat
Comme Muséofile, à défaut d'être né
du fichier des musées et lieux d'exposition et d'en avoir
intégralement conservé le contenu, l'a suivi et
remplacé, Muséostat a immédiatement
succédé à l'enquête du Département
des études et de la prospective sur la fréquentation des
musées et lieux d'exposition de collections permanentes que ce
département n'a jamais renouvelée depuis.
Géré, comme Muséofile par la Direction des musées de France, Muséostat
ne s'intéresse aussi qu'aux musées de statut public et assimilés mais en a
repris à l'origine l'identification
faite par le Département des études et de la prospective.
Mais, à la différence de l'enquête
réalisée par ce département et comme
Muséofile encore, c'est une base de données permanente.
Elle s'intéresse aux fréquentations annuelles
individualisées de l'ensemble des musées mais aussi
à la saisonnalité de ces fréquentations et
à leur suivi bi-hebdomadaire dans une sélection
d'établissements.
Base de données statistique à vocation exclusive de gestion et d'évaluation,
elle n'est actuellement pas consultable sur Internet.
La visite du patrimoine
monumental
Journées
du patrimoine
Journées du patrimoine ne s'intéresse qu'à l'ouverture exceptionnelle (à l'occasion
des Journées du patrimoine en dehors de toute autre période d'ouverture occasionnelle)
à la visite de monuments ou de parties de monuments habituellement inaccessibles
à celle-ci ainsi qu'aux animations ou aux modalités d'accès exceptionnelles
programmées les mêmes jours dans des lieux par ailleurs régulièrement ouverts
à la visite.
Cette base de données n'est actuellement accessible sur Internet que durant
la période de l'année qui précède les Journées du patrimoine. Essentiellement
dédiée à l'information du public et à orienter sa participation aux journées,
n'y sont disponibles pour l'instant que les informations relatives à
l'édition à venir de la manifestation.
Le maintien en ligne sur le site Culture de la base durant toute l'année est
par ailleurs envisagé, l'accès à des informations relatives aux manifestations
des années passées, comme la consultation de statistiques sommatives, seront
possibles dès l'édition 2004 des journées.
Formellement la base de données elle-même se compose
principalement de deux tables: une table des monuments,
d'ailleurs initialisée à la création de la base à partir des données extraites
de TROUVTOU et dans laquelle les sites étaient originellement désignés par
leurs identifiants TROUVTOU, et une table des manifestations dont l'identifiant
ou les identifiants attribués dans Journées du patrimoine sont reportés dans
TROUVTOU sur l'enregistrement
y correspondant au monument où elles se déroulent de façon à garantir une
liaison permanente réciproque entre les deux bases.
Pausanias
En matière d'ouverture à la visite c'est Pausanias qui couvre le plus large
champ. Comme TROUVTOU s'intéresse à tout le patrimoine immeuble, protégé ou
non protégé et public ou privé, etc…, PAUSANIAS s'intéresse à tout le même
patrimoine pourvu qu'il soit ouvert
à la visite mais quelle que soit la nature et l'étendue
de cette ouverture à la visite (régulière ou occasionnelle, à tous publics
ou à certains publics seulement, payante ou gratuite, etc…).
Sa constitution étant associée à la mise en œuvre d'un vaste programme d'observation
et d'étude de ses publics par la D.A.P.A., Pausanias devrait devenir une base
de données, sinon permanente, au moins régulièrement remise à jour.
Cependant, si elle a, comme d'autres bases une vocation à la fois documentaire
et statistique, elle n'a aucunement pour fin d'informer le public sur les
modalités exactes d'accès aux monuments et d'en préparer ainsi la visite.
Elle doit en revanche permettre aux chercheurs et responsables par le rapprochement
de données relatives aux typologies d'accessibilité au public (modalités
et étendue), au statut patrimonial, à la situation
géographique et à l'association physique ou thématique avec d'autres lieux
avec des estimations et des comptabilisations de visites d'évaluer et d'interpréter
l'audience globale du patrimoine et de tel ou tel lieu ou ensemble de lieux
en particulier.
Comme EROSTRAT,
PAUSANIAS a été initialisé à partir de TROUVTOU et les identifiants de ses
enregistrements
sont du type de l'identifiant TROUVTOU courant. Similaires individuellement
à l'origine à celui-ci et à l'identifiant EROSTRAT des monuments classés ils
seront ainsi, de même que ce dernier, susceptibles d'en devenir différents
en raison de modifications ponctuelles apportées aux données dans TROUVTOU
(voir plus haut EROSTRAT).
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