Organisation du thésaurus
 
 la classification : les catégories architecturales


Afin de faire voisiner les termes dont les fonctions sont proches, ceux-ci sont distribués en catégories fonctionnelles, elles-même organisées en quatre sections : en premier les ensembles architecturaux, puis les édifices, ensuite les édicules et les ouvrages d'art, enfin les parties d'édifice.

Il convient de définir brièvement ces notions.

  • On entendra par ensemble le jeu de relations de complémentarité qui s'établissent entre plusieurs oeuvres ou ouvrages, rassemblés dans un même lieu ou reliés par un même tracé. Ces ensembles peuvent être volontaires, fruit d'un programme ou de règlements clairement identifiés, ou bien le résultat de la sédimentation historique.
  • Par édifice, il faut comprendre le bâtiment ou le groupe de bâtiments affecté à une même destination et construit sur un terrain d'un seul tenant.
  • Les édicules et les ouvrages d'art se distinguent des édifices en ceci qu'ils n'ont pas d'espace habitable.
  • Enfin les parties d'édifice regroupent les espaces intérieurs mais aussi les bâtiments habituellement associés à d'autres au service d'une fonction commune (telle la grange ou le colombier au sein de la ferme).

A l'intérieur de chacune de ces sections, l'ordre est alphabétique pour tous les termes de même niveau : lorsqu'un terme comprend des spécifiques, ceux-ci viennent s'intercaler selon le même ordre alphabétique à la suite du générique, et ainsi de suite pour les spécifiques de spécifiques. 
Seule la catégorie de l'architecture industrielle, la plus fournie avec 328 termes, a ses ensembles et ses édifices présentés dans l'ordre INSEE des secteurs industriels.

On obtient de la sorte dix-huit catégories, volontairement disjonctives : aucun terme ne figure dans deux ou plusieurs catégories, mais lorsque le champ sémantique d'un terme s'étend à d'autres catégories que celle dans laquelle il se trouve préférentiellement placé, le renvoi se fait au moyen d'un voir aussi.
Ainsi la porte de ville, qui figure dans la catégorie architecture militaire, fait-elle l'objet d'un renvoi à la catégorie urbanisme.

Les quinze catégories qui occupent la place principale dans le thesaurus renvoient principalement à une typologie architecturale, avec une prédominance générale des édifices, sauf pour l'architecture funéraire, où les monuments (types d'édicules) sont les plus nombreux, et pour le génie civil, qui comporte, à côté d'édifices, nombre d'ensembles "réseaux" et d'ouvrages d'art.

Les trois dernières catégories ne peuvent comprendre les mêmes sections que les précédentes, de par la nature des concepts qui y sont désignés : l'urbanisme, dont tous les termes sont des ensembles, comprend les sections agglomération, espace libre urbain, secteur urbain et voirie.

L'architecture de jardin comprend, quant à elle, les sections suivantes : jardin, construction de jardin, eaux de jardin, cloture et circulation de jardin, relief artificiel de jardin.

Enfin une dernière catégorie, intitulée descripteurs communs à toutes les oeuvres, regroupe principalement les éléments d'architecture, qui contribuent à former la structure des édifices.

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 le vocabulaire : nature, sélection et contrôle des termes


Le présent thesaurus comprend 1135 termes faisant l'objet d'une notice, sans compter 65 "mots-ponts", dont la seule raison d'être est de regrouper un certain nombre de termes renvoyant à des fonctions voisines.
Comme tout vocabulaire, ce thesaurus a vocation à être enrichi de nouveaux termes, au fur et à mesure de l'émergence de nouvelles réalités architecturales ou urbaines, mais aussi de l'évolution de la recherche historique, dont le champ d'intérêt s'étend à de nouveaux objets que l'on n'avait pas jusqu'alors identifiés. 
Dans cet ordre d'idées, le thesaurus de l'architecture devrait s'enrichir durant les prochaines années de termes nouveaux, servant pour appréhender les espaces urbains.

On s'est fixé comme règle de n'accueillir dans ce thesaurus que les termes figurant dans les dictionnaires de la langue française, en limitant au strict minimum ce qui risquerait de passer pour un jargon à usage interne de spécialistes, locutions forgées de toutes pièces soit pour nommer des phénomènes architecturaux ou urbains exprimables seulement au moyen d'une périphrase (remise de matériel d'incendie), soit pour éviter les confusions lorsqu'un même terme sert dans l'usage courant à désigner des réalités de sens distincts.
Ainsi brasserie (restaurant) pour la distinguer de brasserie, terme réservé à l'usine de fabrication de la bière.

On s'est par ailleurs efforcé de restreindre le plus possible l'emploi des mots composés, et donc la pratique de la pré-coordination. Pour l'architecture industrielle, c'est toutefois souvent le seul moyen de distinguer les différentes fonctions.
En revanche destinataires, commanditaires, habitants ou utilisateurs, souvent associés dans le langage courant à certains édifices , ne s'y trouvent pas accolés dans le thesaurus, car ils sont logés, dans le Système descriptif de l'architecture, dans un champ distincts de ceux consacrés à la désignation : le champ genre du destinataire
Cette association édifice / destinataire est essentiellement employée pour les ordres religieux (abbaye de bénédictins, couvent de franciscains, etc.), mais peut l'être aussi pour le statut social, professionnel, politique (four banal, école de filles, maison de vigneron ou de maraîcher, etc.).

La nécessitié du classement a amené, lorsqu'un mot a connu un glissement de sens, à privilégier l'un de ces sens. Mais il n'a pas toujours été possible d'éviter les polysémies, et sont alors présentés côte à côte le sens archéologique et le sens actuel.

Les termes de ce thesaurus ne présentent pas de synonymes. Lorsque deux mots ont un champ sémantique se recouvrant presque entièrement, on a cherché, selon les cas, à placer l'un en spécifique du second, ou bien à le rejeter en équivalent.

Il convient de rappeler pour finir que le principe d'organisation étant la fonction, les concepts par nature imprécis (bâtiment, construction, etc.) ne figurent pas dans ce thesaurus, pas plus, bien entendu, que ce qui relève des matériaux et de leur mise en oeuvre.

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