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Le présent thesaurus comprend 1135 termes faisant l'objet
d'une notice, sans compter 65 "mots-ponts", dont la seule raison
d'être est de regrouper un certain nombre de termes renvoyant à
des fonctions voisines.
Comme tout vocabulaire, ce thesaurus a vocation à être enrichi
de nouveaux termes, au fur et à mesure de l'émergence
de nouvelles réalités architecturales ou urbaines, mais
aussi de l'évolution de la recherche historique, dont le champ
d'intérêt s'étend à de nouveaux objets que
l'on n'avait pas jusqu'alors identifiés.
Dans cet ordre d'idées, le thesaurus de l'architecture
devrait s'enrichir durant les prochaines années de termes nouveaux,
servant pour appréhender les espaces urbains.
On s'est fixé comme règle de n'accueillir dans ce thesaurus
que les termes figurant dans les dictionnaires de la langue française,
en limitant au strict minimum ce qui risquerait de passer pour un jargon
à usage interne de spécialistes, locutions forgées
de toutes pièces soit pour nommer des phénomènes
architecturaux ou urbains exprimables seulement au moyen d'une périphrase
(remise de matériel d'incendie), soit pour éviter
les confusions lorsqu'un même terme sert dans l'usage courant à
désigner des réalités de sens distincts.
Ainsi brasserie (restaurant) pour la distinguer de brasserie,
terme réservé à l'usine de fabrication de la bière.
On s'est par ailleurs efforcé de restreindre le plus possible
l'emploi des mots composés, et donc la pratique de la pré-coordination.
Pour l'architecture industrielle, c'est toutefois souvent le seul
moyen de distinguer les différentes fonctions.
En revanche destinataires, commanditaires, habitants ou utilisateurs,
souvent associés dans le langage courant à certains édifices
, ne s'y trouvent pas accolés dans le thesaurus, car ils sont logés,
dans le Système descriptif de l'architecture, dans
un champ distincts de ceux consacrés à la désignation
: le champ genre du destinataire.
Cette association édifice / destinataire est essentiellement
employée pour les ordres religieux (abbaye de bénédictins,
couvent de franciscains, etc.), mais peut l'être aussi pour le
statut social, professionnel, politique (four banal, école
de filles, maison de vigneron ou de maraîcher, etc.).
La nécessitié du classement a amené, lorsqu'un
mot a connu un glissement de sens, à privilégier
l'un de ces sens. Mais il n'a pas toujours été possible
d'éviter les polysémies, et sont alors présentés
côte à côte le sens archéologique et le sens
actuel.
Les termes de ce thesaurus ne présentent pas de synonymes.
Lorsque deux mots ont un champ sémantique se recouvrant presque
entièrement, on a cherché, selon les cas, à placer
l'un en spécifique du second, ou bien à le rejeter
en équivalent.
Il convient de rappeler pour finir que le principe d'organisation
étant la fonction, les concepts par nature imprécis
(bâtiment, construction, etc.) ne figurent pas dans ce thesaurus,
pas plus, bien entendu, que ce qui relève des matériaux
et de leur mise en oeuvre.
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