Les grands phares du littoral de France
Les phares isolés en mer

 

Construire un phare en mer était une tâche que beaucoup d'ingénieurs rechignaient à entreprendre.

L'ingénieur François Plantier érigea le premier phare en mer du 19e siècle, situé au large de Saint-Nazaire ( le Four 1819-1831). Mais ce n'est que dans les années 1860, qu'un vaste programme est lancé sur tout le littoral atlantique. En l'espace de quarante années ( 1860-1900), une quinzaine de phares de pleine mer complète les premiers édifices à terre construits lors du premier plan de la signalisation française. Des tourelles et des balises lumineuses s'installent sur toutes les grèves, les roches et les bancs de sable.

Sur des rochers entièrement découverts, les ingénieurs préfèrent reproduire des phares ordinairement situés à terre. Les limites techniques ont entraîné un large manque d'inspiration dans ces constructions. Peu de phares possèdent la même force architecturale qui anime les phares de Kéréon au large de l'île d'Ouessant.

Les phares en mer sont presque tous exposés aux dégradations naturelles occasionnées par les vents, les pluies, la mer et le milieu marin en général. La fin du gardiennage de ces tours très exposées accélère encore leur vieillissement.
En outre, tous ces bâtiments ont été fortement modernisés. Faute d'espace dans les locaux techniques, les nouveaux équipements ont investi les anciens logements. En conséquence, la plupart des phares en mer ont perdu leurs décorations intérieures. Il faut aller à Kéréon pour voir encore des lambris et des lits clos.