Objets et matériels techniques et scientifiques : les machines de rotation |
||
|
Après 1750, l'importance du nombre de feux construits sur les côtes,
essentiellement dans les pays à forte vocation maritime comme l'Angleterre,
l'Ecosse, la Norvège ou la Suède, entraînera le besoin
de les différencier des lueurs des habitations. Les réverbères
(vers 1670) qui focalisaient les rayons lumineux permettaient de répondre
en partie à ce problème. Les Suédois, en 1780 au
phare de Marstrand, proposeront d'utiliser la rotation de ces réflecteurs
autour d'un axe de manière à produire des éclats.
L'appareil à six coupoles tournait lentement en cinq minutes et
offrait alors un éclat visible pendant cinquante secondes. Le phare
se distinguait des habitations par son rythme et devenait identifiable
par le nombre de ses éclats et la durée de sa rotation.
L'appareil qui produisait la rotation, dit "machine de rotation",
sera essentiellement fabriqué par des horlogers. Machines
de rotation pour réverbères : Ces
machines se distinguent par leur forme d'horloge horizontale du même
type que celles des églises. Le seul appareil identifié
est la machine de rotation dite "du phare de l'Ailly", exposée
au Musée de la Marine avec des réverbères paraboliques.
Cette horloge a sûrement été réalisée
par l'horloger Wagner Oncle. L'échappement est à ancre latérale
et le régulateur est à ailette. Elle possède deux
poids moteur : l'un pour la mise en marche de l'échappement et
l'autre pour la rotation de l'appareil. Ce principe permettait d'éliminer
les chocs sur l'échappement. Machines
de rotation pour support à galets ou cuves à mercure
: Les
machines de rotation pour optiques de Fresnel ont été conçues
suivant le principe d'une horloge à poids qui actionne en rotation
un support tournant sur des galets de bronze.
Augustin Fresnel modifia le régulateur à ailettes vers 1826,
avec l'aide de l'horloger Lepaute, pour éliminer les saccades de
l'échappement, en y incorporant un régulateur à boule.
L'une de ces premières machines de rotation est toujours visible
au Musée d'Ouessant (Optique de Cordouan).
Trois entreprises ont fabriqué, en France, ce type d'appareil : Le remplacement des supports tournants à galets par des cuves à mercure, à partir de 1890, n'a pas modifié les machines de rotation qui ont été réutilisées ou peu modifiées jusqu'à l'électrification complète du système. A partir de ce moment, une nouvelle génération de machine dite "universelle" fonctionnant avec un remontoir mécanique ou électrique sera installée. On retrouve des pièces Sautter-Harlé et BBT. Il
existait d'une manière générale trois types de machines
pour chaque fabricant :
|
||