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Les
premiers radiophares ont été installés à Ouessant
et à Sein et sur le bateau-feu Le Havre en 1912 et 1913. Toutefois,
compte-tenu de la faible efficacité des antennes-cadres et de la
sensibilité relative des récepteurs à galène,
ces premières installations ressemblaient plus à des expériences
qu'à des applications pour une grande diffusion.
Après la guerre de 1914-1918, les premiers amplificateurs de lampes
augmenteront les sensibilités pour des ondes de 1000m mieux adaptées
à la radiogoniométrie. Le plan international de 1921 adoptera
cette longueur de référence. De nouveaux essais seront entrepris
à Cap Gris-Nez de 1921 à 1924 si bien que le premier plan
d'envergure verra le jour en 1924 où trois espèces de radiophares
seront utilisés :
-
radiophares de grand atterrissage d'une portée de 200 milles
- radiophares secondaires d'une portée de 50 à 70 milles
et fonctionnant uniquement par temps de brume
- radiophares d'aide à l'entrée de port d'une portée
de 15 à 20 milles, par temps de brume
Le Créac'h
(1925), la Coubre (1927) seront équipés ainsi que les bateaux-feux
le Havre, Sandettié et le Cap Gris-Nez. La conférence internationale
de Washington mettra en place les premières résolutions
visant à réguler les émissions radio.
En 1940, vingt-six radiophares fonctionnaient sur le sol français
: Sandettié, Dyck, Ruytingen, Gris-Nez, Boulogne, Ailly, Le Havre,
Ver-sur-mer, Gatteville, Cherbourg, Roches-Douvres, Créac'h d'Ouessant,
Sein, Eckmühl, Belle-Ile, Saint-Nazaire, Les Baleines, La Coubre,
Cap Ferret, Cap Béar, Sète, Planier, Porquerolles, le Garoupe,
Sénétose, la Chiappa.
La seconde
guerre mondiale entraînera la destruction de la totalité
de ces appareils. Après 1945, un nouveau programme est mis en route.
L'évolution des appareils sera très rapide. Les grandes
antennes "en parapluie" situées sur les phares se transformeront
au profit de forme en T. Les puissances se renforceront et les émissions
se multiplieront. Les radiobalises de faible puissance situeront les entrées
de port. Les premiers radiophares tournants de type "Consol"
apparaîtront vers 1950.
Au fil des
ans, différents systèmes seront utilisés :
-
le RANA mis en place depuis 1977 est un système hyperbolique fabriqué
par la société MLR pour concurrencer le système DECCA
(utilisé vers la fin pour la pêche). Installé sur
les sites de la Hague, Tréguier, Ploudalmezeau, Plomeur, Pont de
Buis, Plouharnel, Olonne, le Verdon-sur-Mer, Tarnos.
- le TORAN a été mis en uvre à partir des années
1950 par la société SERCEL pour les besoins de la recherche
pétrolifère. Il a été développé
sur 35 stations (utilisé vers la fin pour la pêche).
- l'OMEGA (1967) faisait partie du système mondial de 8 stations
et équipait le Cap Gris-Nez, le Créac'h à Ouessant,
l'Ile d'Yeu et la station de Porquerolles.
- le DECCA a été installé vers 1950 et créé
pour les besoins de l'aviation en 1951. Il a été repris
par le service des phares en 1972 mais abandonné en 1988. Il était
utilisé plus spécifiquement pour la pêche dans le
golfe de Gascogne.
- le LORANC qui était essentiellement militaire est maintenant
utilisé à des fins civiles.
- le SYLEDIS était un système local à stations multiples
fabriqué par SERCEL, installé à La Rochelle, Marseille,
Sète, Bayonne, Bordeaux, Saint-Nazaire, Saint-Malo, Le Havre, Toulon,
les Landes, Brest, Lorient, Cherbourg, Somme.
- le GPS et le DGPS sont les systèmes satellitaires.
Seules les
aides à la navigation LORANC et DGPS sont encore proposées.
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