A - B - C - D - E - F - G - I - J - K - L - M - N - O - P- Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z


N - O - P

- N -

Nappe (textile et vannerie) : ensemble de fibres maintenues par leur adhérence réciproque

Nappes diagonales enchevêtrées : procédé de vannerie dans lequel plusieurs séries de montants parallèles entre eux sont enchevêtrés et disposés en nappes obliques de telle manière que la distinction entre brins et montants soit impossible.

Nappes diagonales superposées : procédé de vannerie dans lequel plusieurs séries de montants parallèles entre eux sont superposés et disposés en nappes diagonales reliées entre elles par des brins cordés ou liés.

Nappes perpendiculaires enchevêtrées : procédé de vannerie dans lequel plusieurs nappes s'enchevêtrent sans que le rôle des montants ou des brins puisse se distinguer. Les bords sont bas, le départ est en nappes tissées toile.

Nappes perpendiculaires superposées : procédé de vannerie dans lequel plusieurs séries de montants parallèles entre eux sont superposés et disposés en nappes perpendiculaires reliées entre elles par des brins liés.

Négatif sur verre au collodion (1851-1885) : noir et blanc, formats très divers, parfois de très grande taille. Verres épais et grossièrement coupés, couleur crème en lumière réfléchie, mais peut varier du marron clair au brun-noir. Différences d'épaisseur dans la couche de collodion.

Négatif sur verre à la gélatine (1878-1940) : noir et blanc. Stockable, et donc production industrielle.

Négatif sur support souple à la gélatine (1889...)

Niepcéotype = Niepçotype (1847-1860) : négatif noir et blanc sur verre à l'albumine. Difficile à distinguer des clichés verre au collodion.

- O -

Oeil-de-perdrix (céramique) : décor sur fond blanc ou de couleur constitué de cercles d'or ponctués d'un point au centre. Spécialité de Sèvres.

Opus alexandrinum (mosaïque) : variante de l'opus sectile (type de mosaïque de pavement réalisé avec des tesselles de forme géométrique très soigneusement découpées) réalisé avec des matériaux très durs comme le porphyre

Opus certum (mosaïque) : type de mosaïque réalisé avec des tesselles dont la découpe est uniforme

Opus incertum (mosaïque) : type de mosaïque réalisé avec des tesselles dont la découpe est irrégulière

Opus interassile (mosaïque) : type de mosaïque utilisé surtout pour les murs ; des cavités sont ménagées dans une plaque de marbre dans lesquelles sont insérées des des plaques de marbre d'autres couleurs

Opus lapilli (mosaïque) : type de mosaïque réalisé avec des galets

Opus musivum (mosaïque) : type de mosaïque de revêtement mural utilisant des tesselles en pâte de verre

Opus reticulatum (mosaïque) : type de mosaïque inspiré de l'opus tesselatum (assemblage de cubes de petites dimensions) mais dont les tesselles sont disposées selon des lignes obliques

Opus scutulatum (mosaïque) : type de mosaïque réalisé avec des tesselles de différentes couleurs insérées dans un fond constitué de tesselles uniformes

Opus sectile (mosaïque) : type de mosaïque de pavement réalisé avec des tesselles de forme géométrique très soigneusement découpées

Opus segmentutum (mosaïque) : type de mosaïque de pavement réalisé avec des tesselles de forme géométrique encore plus subtilement découpées que pour l'opus sectile

Opus signinum (mosaïque) : type de mosaïque utilisé principalement pour le dallage, des tesselles sont disposées sur un fond à la chaux et au mortier hydraulique, pour former des motifs géométriques

Opus tesselatum (mosaïque) : assemblage de cubes de petites dimensions de 3mm jusqu'à 2,5 à 3 cm, utilisé pour la mosaïque courante

Opus vermiculatum (mosaïque) : type de mosaïque constitué de tesselles minuscules de quelques millimètres utilisé pour les scènes figurées

- P -

Pannotype = Ferrotype = Tintype = Mélanotype (1856-1930) : cliché au colodion sur tissu, toile cirée, panneau de fer, généralement format carte de visite, parfois plus petit (timbre poste). Procédé rapide et bon marché popularisé dans les foires. Survit jusqu'en 1950 avec gélatine remplaçant collodion.

Papier à développement (depuis 1893) : fabrication industrielle. Tirage photographique développé après exposition à la lumière (différent des papiers albuminé et salé, à noircisssement direct, utilisés jusqu'en 1895). Surface mate, brillante ou satinée, blanche ou légèrement colorée, lisse, perlée ou grain de sable. Gris neutre, éventuellement miroir d'argent dans zones sombres. Lorsque teinte sépia, absence d'altération. Structure à trois couches (support papier/sulfate de baryum/couche sensible). Le papier plastifié apparaît après 1970.

Papier à noircissement direct : procédé où l'image apparaît sans passage par un révélateur (papier salé, papier albuminé, aristotype).

Papier albuminé (1850-1900) : tirage positif sur papier enduit d'albumine salée et sensibilisée au nitrate d'argent. Tonalité chaude, allant du brun au violet selon nature du bain. Zones sans image à coloration jaune. Aspect satiné, ou brillant lorsque vernis ou doublement albuminé. Albumine parfois teintée en rose ou bleu. Structure à deux couches (support papier/albumine). Parfois fin réseau de craquelures superficielles.

Papier collé en plein : la feuille est collée dans sa totalité sur un montage papier ou carton.

Papier frotté : préparation intentionnelle, et non accidentelle, du papier. Le frottement accidentel concerne l'état de conservation.

Papier préparé (dessin) : jusqu'au seizième siècle. Associé à la pointe de métal

Papier salé (1839-1860) : tirage positif sur papier sensibilisé au chlorure d'argent. Image d'abord obtenue à partir calotype, et, à partir 1850 avec négatifs sur plaque de verre. Aspect mat, imprécision des contours, tonalités chaudes, affaiblissement de l'image sur les bords ou en totalité. Structure à une couche (papier).

Papier vergé : il est progressivement remplacé par le papier mécanique à partir de 1837. Vergures visibles par transparence.

Pastillage : procédé de décor de céramique par application d'éléments de petites dimensions généralement circulaires (voir Application).

Pâte Laught-Vogt : pâte apparue au dix-neuvième siècle en vue d'améliorer solidité et plasticité, et afin de permettre l'élargissement de la palette des couleurs, particulièrement de petit feu.

Pegmatite : variété de feldspath. Celui-ci entre pour près de 25% dans la composition de la porcelaine dure, et de sa couverte

Perfilage : procédé consistant à faire empiéter les tissages voisins l'un sur l'autre afin d'éviter un relais. Dans le perfilage simple, chaque retour d'une duite (aller ou retour du fil de trame à travers la chaîne) se superpose à un retour de duite de sens opposé sur le même fil de chaîne. Dans le perfilage compensé, les retours de duites opposées se font sur deux fils différents. Dans le perfilage groupé, ce sont des groupes de duites qui tournent autour d'un même fil ou de fils différents.

Pétro-cérame : type de faïence fine créée en 1844

Photoglyptie = Woodburytype (1864-après 1900) : utilisé entre 1875 et 1900 pour livres d'art somptueux, notamment par Goupil et Cie en France. Structure à deux couches (support papier/albumine ou gélatine). Aucun affaiblissement ou jaunissement. Léger relief parfois difficile à distinguer. Proche du tirage au charbon.

Pierre noire : dessin, courant jusqu'à la fin du 18ème siècle, ensuite supplantée par la mine de plomb et le crayon noir.

Platinotype (1873-vers 1914) : Commercialisé à partir de 1880. Vogue autour de 1900 et jusqu'à la première guerre mondiale. Gris subtils, neutres et nuancés non altérables (seul papier altéré). Phénomène de transfert. Cher et supplanté après 1914 par palladiotype. Structure à une couche (papier)

Point coupé : procédé consistant à trouer une toile de manière à former des motifs floraux ou géométriques. Les pourtours sont ensuites consolidés au point de surjet ou de boutonnière et les intervalles de toile de motifs brodés. Technique mise au point probablement à Venise, vers le deuxième quart du seizième siècle, elle devient rapidement à la mode dans toute l'Europe. Des livres de modèles furent édités à Venise, puis à Anvers, en Allemagne et en France.

Point de France : procédé de dentelle à l'aiguille dont les caractéristiques sont les suivantes : mats (parties opaques) simples et fantaisie, brode (mèche de fils recouverte de points de feston serrés formant les reliefs) plus mince que dans le Gros point (voir ce terme), réseau de brides (liens entre les motifs) reliées entre elles de manière à former une maille de forme hexagonale, ces brides étant recouvertes de points de boutonnière serrés et picotées sur les quatre côtés. Technique née avec la création en 1665 par Colbert des manufactures royales de dentelles destinées à concurrencer la production vénitienne.

Point de neige : procédé de dentelle à l'aiguille consistant à rehausser les motifs de minuscules picots et à les relier entre eux à l'aide de picots surpicotés, de manière à donner à l'ensemble une impression de superposition d'éléments, d'aspect neigeux. Cette technique connaît un succès considérable à la fin du dix-septième siècle et disparaît vers 1720. Remise à la mode au dix-neuvième siècle, elle devient extrêmement surchargée.

Point plat : procédé de dentelle à l'aiguille dont les motifs, formés de rinceaux de taille uniforme, sont dénués de tout relief. Les éléments de décor sont reliés par des brides droites consolidées au point de boutonnière ou, parfois, rarement, aux fuseaux. Technique très en faveur entre 1625 et 1650.

Pointe de métal : dessin, jusqu'au 16ème siècle. Associée au papier préparé. Traits nets, proches de la gravure. Ne permet aucun repentir (van der Weyden, Dürer, Raphaël, Léonard, etc.).

Pointe sèche : gravure. Tailles accompagnées de barbes de métal qui retiennent l'encre. Velouté du trait. Dessin libre. Aspect chaud. Noirs monotones. Tirage généralement inférieur à 20.

Pointillé : estampe, remplace les entretailles (entretaille : taille légère constituée de petits traits entre deux tailles plus profondes) pour passer du gris au blanc. Précis mais mou. Egalement utilisé en lithographie.

Polissage (céramique) : procédé consistant à égaliser par frottements répétés à la fin du séchage tout ou partie d'une céramique de manière à rendre sa surface brillante. La surface polie peut soit servir de fond à d'autres décors, soit constituer elle-même un décor (brillant) par contraste avec la surface non polie (mate). Le pollisage ne doit pas être confondu avec le lustrage (voir ce terme).

Porcelaine : céramique blanche, vitrifiée et translucide (voir Porcelaine dure, Porcelaine tendre, Porcelaine phosphatique)

Porcelaine dure : mélange, appelé corps de pâte, généralement composé de quartz (environ 25%), de feldspath (environ 25%) et de kaolin (environ 50%) cuit une première fois à environ 940. Une couverte fusible, composée de feldspath et de quartz, mais dénuée de plomb (au contraire de la procelaine tendre), est ensuite appliquée sur le dégourdi par immersion. Après cuisson, le plus souvent en réduction (voir Cuisson en réductiont) à environ 1400, l'ensemble ne forme plus qu'un seul élément. La pâte est vitrifiée, blanche, translucide et sonore. Le Décor de petit feu (voir ce terme) peut alors être appliqué. Découverte en Chine au VIIe siècle de notre ère, fabriquée en Europe à partir du dix-huitième siècle : Meissen (1709), Strasbourg (vers 1750), Nidervilliers (vers 1750), Sèvres (1770), Limoges (1771), Boissette (1775 ?), Paris (1771), Bordeaux (1785), Valenciennes (1785), et très répandue depuis le dix-neuvième siècle.

Porcelaine dure nouvelle : pâte apparue au dix-neuvième siècle en vue d'améliorer solidité et plasticité, et afin de permettre l'élargissement de la palette des couleurs, particulièrement de petit feu.

Porcelaine phosphatique (ou bone-china) : fabriquée en Angleterre avec du phosphate, en remplacement du feldspath, elle est cuite en oxydation (voir ce mot) pour obtenir blancheur et translucidité (voir Porcelaine).

Porcelaine siliceuse : pâte apparue au dix-neuvième siècle en vue d'améliorer solidité et plasticité, et afin de permettre l'élargissement de la palette des couleurs, particulièrement de petit feu.

Porcelaine tendre : céramique de fabrication complexe, rayable à l'acier et de façonnage délicat, composée de fritte (mélange vitreux de sable, de soude, de sel marin, d'aluminium et de gypse cuit et broyé, fritter = cuire), de marne calcaire et de craie cuite aux environs de 1250. Après avoir reçu sa couverte, transparente, composée de matériaux vitreux et d'oxyde de plomb, l'objet recevait une nouvelle cuisson. Il était alors appelé biscuit (de bis, deuxième, et cuisson). Une pièce pouvait recevoir jusqu'à cinq cuisson avant d'être entièrement terminée (notamment pour les bleus dits de Sèvres) et seulement 20 à 30% des pièces fabriquées arrivaient au stade ultime de décoration. Technique apparue à Rouen (1673). Production à Chantilly (1725 ?), Mennecy (1748), Paris (avant 1728), Saint-Cloud (1677 ?), Vincennes (vers 1740), Lille, Arras, Tournai... La difficulté de fabrication, et donc le prix de revient onéreux, la fragilité du vernis, devaient hâter l'abandon de cette technique

Porcelaine tendre nouvelle : pâte apparue au dix-neuvième siècle en vue d'améliorer solidité et plasticité, et afin de permettre l'élargissement de la palette des couleurs, particulièrement de petit feu.

Poterie : terme générique désignant toute espèce de terre cuite. Sert parfois, de manière restrictive, à désigner des terres cuites non vitrifiées ou non recouvertes de glaçures (voir Biscuit)

Potin : sorte de cuivre jaune. Mélange d'argent, d'étain et de plomb utilisé fréquemment pendant l'Antiquité pour couler les monnaies. ("Passé recomposé, la restauration d'objets de musées" - Musée d'Aquitaine)

Pourpre de Cassius (céramique) : couleur rose à base de chlrorure d'or mise au point à Leyde par le chimiste Andreas Cassius (mort en 1763)

Procédé à la poupée (gravure) : pour taille douce en couleur. Plusieurs couleurs sur la même plaque.

Procédé au repérage (estampe) : Trou d'aiguille et croix de repérage pour la taille douce, cadre à repérer pour lithoraphie. Une plaque par couleur.

Proportion chaîne : rapport numérique entre les fils composant les différentes chaînes d'un tissu.

Proportion trame : rapport numérique entre les diverses trames composant la passée (cycle complet des trames qui se succèdent régulièrement d'un côté puis de l'autre du tissu).

Punto in aria ou Point en l'air : première véritable dentelle à l'aiguille, consistant à construire une grille de fils sur un support temporaire destiné à disparaître. Pour des raisons de rapidité, les fils du bâti horizontal peuvent être réalisés sous forme de tresse à quatre fils aux fuseaux, ou à trois fils faits au doigt. Technique apparue au plus tôt vers 1560, à motifs exclusivement géométriques jusqu'au début du dix-septième siècle, plus variés par la suite, et largement diffusée grâce à des livres de modèles.


N - O - P

A - B - C - D - E - F - G - I - J - K - L - M - N - O - P- Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z