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I - J - K- L- M

- I -

Impression (céramique) : procédé de décor en relief ou en creux consistant à imprimer, avant cuisson, sur la terre encore plastique, par pression perpendiculaire ou oblique, la marque d'un objet, d'un outil ou d'une matrice (voir Estampage, Impression basculée, Impression roulée).

Impression à la molette (céramique) : type d'impression roulée (voir ce terme), en relief ou en creux, à l'aide d'un disque dont la tranche est égale ou inférieure à 4 mm.

Impression à la roulette (céramique) : type d'impression roulée (voir ce terme), en relief ou en creux, à l'aide d'un cylindre dont la largeur est supérieure à 4 mm.

Impression basculée (céramique) : procédé de décor en relief ou en creux consistant à imprimer par mouvement de bascule, avant cuisson, sur la terre encore plastique, un objet ou un outil de manière à obtenir un motif continu ou discontinu en zig-zag.

Impression roulée (céramique) : procédé de décor en relief ou en creux consistant à imprimer par roulement, avant cuisson, sur la terre encore plastique, une matrice de forme cylindrique (molette ou rouleau).

Incision (céramique) : procédé consistant à inciser à l'aide de divers outils la terre crue. Les motifs répétitifs obtenus par incision ne sont jamais exactement identiques. Ne pas confondre avec Gravure ou Excision (voir ces termes).

Incrusté (céramique) : procédé de décor consistant à remplir d'éléments plastiques (terre différente, poudre) ou non plastiques (métal, bois, écorce, coquille, verre) dans des cavités préalablement aménagées pratiquées à l'aide d'un mandrin de bois dans une pièce de céramique. Technique en usage jusqu'au dix-huitième siècle et particulièrement répandue pour la décoration des carreaux de pavage médiévaux. (voir Pastillage).

- J -

Jours à fils tirés ou Trapunto : procédé consistant à obtenir une alternance de motifs en toile opaque alternés de motifs ajourés. Il consiste à tirer environ quatre fils sur cinq dans les deux sens d'une pièce de toile, afin de laisser une grille ensuite recouverte de fils de consolidation, puis les fils tirés sont coupés selon le contours des motifs en toile pleine préalablement tracés et renforcés au point de surjet. Technique ancienne, particulièrement fastidieuse, et pour cela même très en faveur dans les couvents.

- K -

Kaki (gravure) : en référence au fruit du plaqueminier. Couleur orangée obtenue par ajoût d'oxyde de fer dans la couverte. Lorsque celle-ci est très alumineuse, la couleur kaki s'obtient par Cuisson en réduction (voir ce terme). Par contre lorsque la couverte est riche en oxyde phosphore, la couleur kaki s'obtient par Cuisson en oxydation (voir ce terme).

Kaolin : du nom du site de Kao-Ling, en Chine. Silicate d'alumine hydraté provenant de l'altération du feldspath. Argile réfractaire à grosses particules, peu plastique, ayant la propriété de supporter de hautes températures (fusion à 1800) et de rester blanche après cuisson.

Kaolina : type de faïence fine créée en 1867

Kapok : poil végétal léger extrait d'un fruit tropical.

- L -

Lainé : deuxième étape de l'apprêt du drap après tissage. Le tissu foulé est gratté de manière à lui donner un aspect doux et laineux.

Lampas : tissu façonné daont le décor est constitué par des flottés de trame de fond (enjambement d'une trame au dessus ou au dessous de plusieurs fils de chaîne contigües), ou de trame supplémentaire, lancé ou broché (voir ces termes), normalement liés en toile ou en sergé par les fils d'une chaîne de liage (chaîne auxiliaire utilisée pour relier les trames les unes aux autres, les fixer au dessus d'une croisure (entrelacement des fils) de fond ou les armurer).

Lancé : effet de dessin formé par une trame supplémentaire passant dans toute la largeur du tissu. Les trames de lancé n'apparaissent à l'endroit que dans les effets de dessin qu'elles produisent. Entre ces effets, elles peuvent flotter à l'envers pour être ou non découpées après tissage, mais elles sont généralement incorporées à l'envers des croisures (entrelacement des fils) du tissu par les liages plus ou moins espacés assurés soit par les fils de chaîne pièce (chaîne principale dans les tissus qui en comportent plusieurs), soit par ceux de la chaîne de liage (chaîne auxiliaire utilisée pour relier les trames les unes aux autres, les fixer au dessus d'une croisure (entrelacement des fils) de fond ou les armurer) ou de la chaîne toile. Par extension, nom du tissu décoré d'effets de trame lancée.

Lat interrompu : un lat est dit interromu lorsqu'il cesse momentanément d'être utilisé (voir A deux lats).

Latté : un lat est dit latté lorsque sa couleur se modifie dans le cours du tissu, de telle sorte que le mot lat n'est plus synonyme de trame (voir A deux lats).

Lavé : préparation du papier, différent de lavis.

Linogravure : gravure, inventée dans le dernier tiers du 19ème siècle. Aplats.

Liseré : effet de trame formé par une trame de fond.

Lisière (textile) : bordure formée de chaque côté d'un tissu pour le renforcer, et qui s'en différencie généralement par la matière, le coloris ou l'armure.

Lissage : procédé consistant à égaliser à l'aide d'un chiffon, de feuilles ou de la main mouillée la surface d'une céramique à l'état humide de manière à obtenir une surface lisse et mate. La surface lissée peut être laissée en l'état ou servir de fond pour un décor. Le lissage est parfois difficile à distinguer d'un engobage pratiqué avec une terre de couleur similaire à celle de la pâte (voir Engobage).

Lithographie (estampe) : technique d'impression permettant la reproduction d'un dessin à l'encre ou au crayon exécuté sur une pierre calcaire prélablement préparée. Mise au point à Muniche en 1799 elle apparaît en France à partir de 1802. Les tirages ont l'aspect d'un dessin au crayon ou à la plume, mais le léger grain de pierre apparaît dans les surfaces en couleur et dans le trait.

Lithophanie : procédé de gravure de la porcelaine de manière qu'elle restitue par translucidité le modelé des objets par des dégradés d'ombre et de lumière, comme un intaille.

Louisine : toile ou taffetas produit par groupes de deux fils ou plus. Les fils demeurent rigoureusement parallèles dans leurs croisements avec la toile. Le nombre de fils réunis dans les groupes peut être précisé.

Lustrage = lustré (céramique, bois - ivoire) : action consistant à frotter avec un chiffon, éventuellement imprégné d'un produit gras, la surface polie d'une céramique après cuisson de celle-ci. Dans le sens "rendu brillant par le frottement, l'usure" Ne pas confondre avec Polissage (voir ce terme).

Lustre métallique : glaçure à aspect métallisé brillant obtenue par la Cuisson en réduction (voir ce terme) d'une pâte composée de sels métalliques (argent ou cuivre) mêlés à de l'ocre et liés par du vinaigre. Spécialité de la céramique hispano-mauresque du quinzième siècle.

- M -

Majolique : faïence stannifère fabriquée en Italie dès le quatorzième siècle et qui connaît son apogée dans la première moitié du seizième siècle. Les plus anciennes pièces, caractérisées par un émail maigre et terne, peu riche en oxyde d'étain, imitent les faïences islamiques (décor tracé en vert et manganèse). En France, le terme désigne des faïence primitives françaises fabriquées par des artistes italiens ou dans la tradition italienne (voir Faïence).

Manière de crayon : gravure, à partir de 1735. Ligne formée d'une suite de petits points ou de petites lignes. Illusion d'un trait de crayon sur papier grenu. Supplantée par la lithographie au 19ème siècle.

Manière noire : gravure, à partir de la seconde moitié du 17ème siècle. Utilisé par les graveurs de reproduction de peintures (notamment anglais). Noirs veloutés mais un peu mous. Nécessite des accents au burin ou à la pointe sèche. Effets produits proches de ceux de l'aquatinte, de la similigravure et de l'héliogravure.

Maroquin : cuir de chèvre ou de mouton.

Millefiori = verre mosaïqué : La technique du verre mosaïqué est attestée en Egypte à partir du Vème siècle avant J.-C. Elle est ensuite reprise par les ateliers grecs puis romains. A la fin de l'époque hellénistique, la production de ce type de vaisselle se développe particulièrement, probablement sous l'influence des verriers installés en Italie. Certaines formes s'inspirent des céramiques sigillées occidentales, notamment les coupelles carénées, produites aussi bien en Orient qu'en Occident. Cette technique, consistant en l'assemblage de plusieurs sections de baguettes colorées, est utilisée pour les perles vénitiennes en millefiori.

Mine de plomb (couramment appelée crayon de papier) : à partir du 19ème siècle, exceptionnellement sur des dessins néerlandais du 17ème siècle. Plus ou moins épaisse. Trait argenté.

Mohair : laine de chèvre angora.

Modelage (céramique) : technique de décor consistant soit à modifier les reliefs de l'argile plastique par déplacement de matière (voir Godronné, Repoussé), soit à façonner à la main, en argile plastique, un élément destiné à être rapporté (voir Application). Ne pas confondre avec Façonnage (voir ce terme).

Monotype : estampe, à partir de 1650. Procédé d'impression de peinture ou de dessin en un seul exemplaire, rarement deux.

Montant spiralé : vannerie constituée d'un seul montant, constitué d'un faiseau de fibres végétales (paille de céréales, notamment de seigle), enroulé en spirale et maintenu par des brins (généralement des éclisses de ronces) cousus ou liés. La texture de ce type de vannerie est toujours en plein et les départs en sont toujours spiralés et les arrêts toujours cousus. Type de vannerie compromis depuis le début du vingtième siècle par la disparition des matériaux qui la composent.

Montants en arceaux : les montants de ce type de vannerie forment des arceaux, disposés le plus souvent en éventail à partir de deux ligatures diamètralement opposées, sur les bords du récipient. Les brins sont tissés sur ces montants, d'un bord à l'autre, en partant des ligatures. La texture de ce type de vannerie est toujours en plein et les départs en sont toujours rayonnants. Le plus souvent résultat d'une activité d'appoint en milieu rural, il s'agit rarement d'une vannerie professionnelle.

Montants parallèles : les montants de ce type de vannerie partent perpendiculairement du fond, le plus souvent plat (ils peuvent aussi être piqués autour du fond confectionné indépendamment) et se replient pour former les bords et de manière à se trouver sensiblement parallèles entre eux. Les brins peuvent être cordés, ou tissés sur les montants selon diverses armures. Vannerie à texture variable. Sa fabrication est généralement professionnelle.

Mosaïque : le terme "mosaïque", utilisé dans toutes les langues européennes, vient du latin musiuum opus. Né à Rome au 1er siècle a JC, il désignait tout d'abord les mosaïques qui ornaient des grottes naturelles ou artificielles et des fontaines de forme architecturale. Consacrés aux Muses, ces lieux de prélassement et de repos étaient appelés musaea , d'où le nom de leur décor, musiuum opus , en abrégé musiuum (mosaïque). Par la suite, le terme a été appliqué aux mosaïques murales en général; ce n'est qu'aux temps modernes qu'il a été étendu à la technique tout entière. Procédé d'art qui, au sens large du mot, fait partie de la peinture, la mosaïque exige des équipes d'ouvriers spécialisés une préparation technique et matérielle plus minutieuse que toutes les autres techniques picturales. Faite de petits cubes de matière dure, elle est appliquée, sauf de rares exceptions, au sol, aux murs et aux voûtes de grandes surfaces architecturales. Moins malléable, partant moins riche de nuances que la peinture, elle est plus résistante que celle-ci et, par sa nature, plus proche de l'architecture. Aussi fut-elle aux moments de ses apogées la peinture monumentale par excellence. La mosaïque prend ses racines dans le bassin méditerranéen. Les premières mosaïques sont faites avec des galets de toutes les couleurs posés dans du ciment (VIIIe siècle av. J.-C.). Plus tard, on y ajouta des éclats de cailloux et de galets (IIIe au Ier siècle av. J.-C.). Après le galet viendra la tesselle (morceaux de terre cuite, pierre taillée, marbre, pâte de verre). Les tesselles sont taillées, ajustées et jointes étroitement les unes aux autres de manière à réduire au minimum les interstices, un peu à la façon d'un puzzle. Dès lors devient possible l'imitation des plans de couleurs unies ou dégradées de la peinture. L'usage des tesselles donne naissance à différents types de mosaïque que l'on appelle des "opus". (IN Encyclopaedia Universalis) (cf Emblema et Opus...)

Moulé (céramique) : procédé de façonnage sur un moule convexe ou dans un moule concave. Le moule peut être somple ou en plusieurs parties. Le moulage peut se faire en une seule opération (formes ouvertes ou partie d'un récipient achevé selon un autre procédé) ou en deux éléments ensuite soudés l'un à l'autre. Les joints de moulages (appelés coutures) peuvent avoir été mal effacés et rester visibles, notamment à l'intérieur de la pièce.


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