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Le palais des Tuileries





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Lieu de promenade parisien depuis plusieurs siècles, le domaine des Tuileries relie le Louvre à la Place de la Concorde. Mais peu se souviennent que, de 1564 à 1883, un palais, long de 327 m, perpendiculaire à la Seine, s'érigeait à l'Est du jardin, entre les pavillons de Marsan et de Flore et offrait alors au site une perspective totalement différente.
Sur des terrains acquis par François Ier, Catherine de Médicis est à l'origine de l'aménagement des jardins et de la construction du château confiée aux architectes Philibert Delorme et Jean Bullant. Le programme initial est celui d'un palais, composé d'un pavillon central, de deux pavillons latéraux et d'ailes en retour sur une cour, le tout face à un grand jardin à l'italienne.
Dès son entrée à Paris, Henri IV parvient à rendre le palais habitable et entame l'unification des Tuileries au Louvre par la commande de la Grande Galerie achevée en 1607.
Louis XIII n'apporte pas de transformation notable. En revanche, Louis XIV reprend le chantier des Tuileries avec Le Vau, ce qui renforce l'image du pouvoir dans le Paris de l'après Fronde. Les extérieurs sont harmonisés et le décor intérieur confié aux grands artistes du temps (Mignard, Coypel, Champaigne, Cotelle), coordonnés par Le Brun. La fête du Carrousel de 1662, en l'honneur de la naissance du Dauphin, donna son nom à la zone Est du château.
Louis XIV ne réside plus aux Tuileries à partir de 1671 mais le château reste la demeure officielle du roi et de la reine en plein Paris.
Sous Louis XV, c'est le jardin avec le pont tournant et l'apport des sculptures de Marly qui retient l'attention.
La Révolution remet le palais sur le devant de la scène : Louis XVI et sa famille y sont ramenés de Versailles et y restent jusqu'à la prise du palais par le peuple en 1792.
Après l'occupation temporaire de la Convention, Bonaparte s'y installe début 1800. Les architectes officiels Percier et Fontaine sécurisent les abords avec la cour du Carrousel magnifiée par son arc de Triomphe et le percement de la rue de Rivoli. Le palais est lui aussi réaménagé et décoré, notamment pour abriter le nouveau couple impérial jusqu'à son départ.
Sous Louis XVIII fut commandé un décor à la gloire de la monarchie. La prise des Tuileries en 1848 chasse Louis Philippe et sa famille et laisse le palais vide.
Napoléon III s'y installe après son coup d'Etat et la fête impériale avec lui.
Incendié le 23 mai 1871 par quelques Communards, le palais demeura en ruines jusqu'au vote de leur démolition en 1882. Ainsi disparaissait à tout jamais ce symbole du pouvoir monarchique. La photographie fut assez précoce pour garder intacte son image.

par Carine Prunet - Décembre 2013


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