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Chroniques de papier





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Le musée d'art Roger-Quilliot à Clermont-Ferrand a organisé l'exposition Chroniques de papier, dessins et gravures d'histoire (fin 2013-début 2014), qui est une invitation à une traversée dans le temps avec une sélection d'une trentaine d'œuvres issues du fonds d'arts graphiques du musée. Ces œuvres ont été restaurées, étudiées de manière approfondie et diffusées sur la base Joconde.
Datant du 16e au 19e siècle, les dessins et gravures présentés témoignent de l'importante source d'inspiration que fut l'histoire, pour les artistes, durant ces quatre siècles. Il s'agissait alors de faits proprement historiques au sens où on l'entend aujourd'hui, anciens ou modernes, mais aussi de faits tirés de la mythologie ou de la littérature gréco-romaine, ainsi que de la Bible.
Comme toutes les œuvres picturales, les peintures d'histoire font l'objet de dessins ou de gravures, comme pour la Bataille d'Aboukir du baron Louis FranÁois Lejeune. Alors que les dessins constituent des étapes préparatoires à la création comme pour le Serment du jeu de paume de David, les gravures sont réalisées, en revanche, après l'œuvre peinte.
Les gravures eurent pour fonction première de populariser les œuvres d'art, et ont fonctionné, jusqu'à l'invention de la photographie, comme un moyen de diffusion massive des images. Elles constituent, cependant, des œuvres d'art en elles-mêmes, puisque le graveur interprète la création du peintre, avec une nouvelle technique et une palette chromatique généralement réduite au noir et blanc.
La gravure a également été choisie par certains artistes comme moyen d'expression propre : c'est le cas de Jacques Callot (1592-1635), qui fut essentiellement dessinateur et graveur, et dont les œuvres constituent des gravures originales. La série intitulée Les Misères et les malheurs de la guerre, l'œuvre la plus connue de l'artiste présente un intérêt esthétique ainsi qu'un précieux témoignage historique sur la période troublée du 17e siècle.
Il faut aussi mentionner l'importance des gravures destinées à une clientèle plus populaire, avec les images d'Epinal où l'histoire et notamment celle du Premier Empire, fut l'un des sujets de prédilection de l'imprimerie Pellerin, grande fabrique d'images d'Epinal au début du 19e siècle.
Qu'il s'agisse de souverains comme le roi Dagobert ou Henri IV, de héros moins connus comme le personnage biblique Gédéon, ou de grandes batailles comme celle de Marengo, voici une occasion de réviser la grande et la petite histoire.

Amandine Royer, conservatrice au musée d'art Roger-Quilliot à Clermont-Ferrand
et Jeannette Ivain - octobre 2016


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