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Mignard le Romain (1612-1695)





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Pierre Mignard, peintre classique français du 17e siècle, est surtout connu pour ses portraits de la famille royale ou de ses contemporains. Admiré au 17e, considéré comme un modèle au 18e, il sera oublié ou dénigré dans l'histoire de l'art dès le 19e siècle. Pour le 400e anniversaire de sa naissance, il est intéressant de redécouvrir cet artiste talentueux.

Comme son frère aîné Nicolas, Pierre Mignard décide d'être peintre. Dès 1624, il a comme maître Jean Boucher, puis il étudie les décors de Fontainebleau, avant d'entrer dans l'atelier de Simon Vouet qui sera son maître et ami.
En 1635, comme de nombreux artistes, Mignard part à Rome, et reste 22 ans en Italie. Il a l'occasion de travailler en 1643 avec Nicolas Poussin et son ami Charles Alphonse Dufresnoy. Pendant ces années, Mignard étudie les artistes italiens, et acquiert une célébrité avec ses portraits et ses tableaux religieux, en particulier ses gracieuses Madones, appelées "mignardes".
A 19 ans, Louis XIV, qui aime s'entourer de personnes de talent, rappelle Mignard à Paris en 1657. Il est immédiatement accepté à la cour où il va devenir l'un des peintres du roi.
Il reçoit des commandes pour des châteaux comme Saint-Cloud, Versailles, l'hôtel des Invalides et pour des hôtels parisiens. Cette partie importante de son activité a disparu, et n'est connue que par des études ou des gravures. Seule, la commande d'Anne d'Autriche pour la coupole du Val-de-Grâce en 1663, est encore visible avec une composition de plus de 200 personnages.
Mignard s'oppose à l'autorité du premier peintre Charles Le Brun. Ce n'est qu'après la mort de celui-ci en 1690, que Mignard obtiendra les fonctions de son rival à 78 ans. La majorité de ses œuvres parvenues jusqu'à nous, date de cette période, en particulier les scènes religieuses, mythologiques et allégoriques ainsi que de nombreux dessins de sa main conservés au musée du Louvre. Cet ensemble de dessins montre ses continuelles recherches de la composition, des attitudes des figures, des chevaux, et sa fascination pour certains détails comme les mains et les pieds, ou les draperies.
Les nombreuses copies d'œuvres de Mignard, aujourd'hui disparues, permettent de connaître toute la richesse de la créativité du maître.

par Jeannette Ivain - Mai 2012


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