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Les marins-pêcheurs





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Le marin pêcheur occupe une place particulière dans la peinture française du 19e siècle.

Partis à la découverte de la France, les Romantiques rencontrent le monde des pêcheurs. Dès le début des années 1830, Garneray, puis Auguste Delacroix, originaire de Boulogne-sur-Mer, popularisent les thèmes de pêches. A leur vision presque ethnographique s'oppose celle beaucoup plus dramatique d'un Isabey. Honfleurais, marqués par le réalisme, Boudin et Dubourg font du marin pêcheur l'un de leurs sujets d'observation favoris, parfois imités par des peintres moins coutumiers du thème.

Sous la Troisième République, plusieurs peintres se fixent dans des ports de pêches : Virginie Demont à Wissant, Tattegrain à Berck, Cottet à Douarnenez ou Guillou à Concarneau. Ils montrent le pêcheur à la manière d'un héros laborieux. Ces représentations se colorent d'une teinte sentimentaliste, souvent liée à la religion ou à la mort. Certains artistes, tels Puvis de Chavannes, Maufra ou Cottet, parviennent à surmonter cette tendance pour donner à leurs représentations une grande vigueur, souvent empreinte de grandeur, ou même d'une dimension tragique.

Littérature, théâtre et art populaire s'emparent également du sujet.

Les peintres ont décrit les différentes activités du pêcheur : départ, pêche, retour, criée, entretien des barques ou des filets. Les femmes jouent un rôle important dans cette économie, notamment par la pratique de la pêche à pied. Alors qu'apparaissent les premiers chalutiers à vapeur, la pêche reste souvent une activité vivrière reposant sur la cellule familiale. L'amélioration des techniques de conserverie permet d'exporter le poisson loin des côtes où, grâce au développement des chemins de fer, on prend aussi l'habitude consommer du poisson frais.

par Laurent Manœuvre - avril 2010


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