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Jean-Baptiste Le Prince





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Jean-Baptiste Le Prince naît à Metz le 17 septembre 1734, élève de François Boucher, il se forme à la peinture, au dessin et à la technique de l’eau forte. Une part importante de son activité se déroule en Russie (de 1758 à 1764) où il réalise de nombreuses commandes et des décors de palais. A son retour, il participe à l’engouement de la société française pour le pays de Catherine II. Il tire son succès d’une utilisation importante des notes rapportées de Russie, il exploitera les thèmes liés à son voyage jusque dans les années 1770. A cette époque, la mode était à l'orientalisme, à l'exotisme.
En 1765, il est reçu membre de l’Académie Royale de peinture avec son tableau "Un baptême russe". Durant les années 1760 il expérimente une nouvelle technique de gravure : l’aquatinte, procédé qui permet d’imiter le lavis, dont il gardera le secret jusqu’à sa mort.
De santé fragile, il recherche le calme et s’installe en 1775 à Saint-Denis-du-Port commune rattachée à Lagny-sur-Marne en 1846. C’est la période où son œuvre se détache des « Suites Russes » et où le paysage s’affirme. Il meurt le 30 septembre 1781 à Saint-Denis-du-Port.
On retient dans ses gravures des figures d'hommes et des femmes du peuple et un intérêt constant pour les costumes : turcs, chinois, cosaques et finlandais.

Extrait du texte de Jules Hédou paru en 1879 dans l’ouvrage : Jean Le Prince et son œuvre.
« Parmi les peintres du dix-huitième siècle, il en est un qui occupe une place à part comme homme et comme artiste. Son œuvre peinte et gravée, au moins au premier coup d’œil, possède une allure particulière. L’homme est un original qui, tout jeune encore, va carrément trouver le gouverneur de sa province (le Maréchal Duc de Bell'Isle), lui demande sa protection et l’obtient ; puis, à peine adolescent, épouse une femme presque vieille, rompt peu de temps après avec elle, s’enfuit à l’étranger, est pris par des corsaires qu’il charme avec son violon, explore la Russie d’un bout à l’autre, est présenté au tsar et choyé à Saint-Pétersbourg, revient en France, est nommé académicien, séduit Diderot, invente un procédé de gravure dont il tire des effets ravissants et qu’il ne trouve pas à vendre, gagne beaucoup d’argent, dépense sans compter, achète une maison de campagne dans laquelle il doit bientôt mourir, en léguant pour tout héritage, à une jeune nièce qui l’a soigné, une assez jolie collection de créanciers.
Tel est, à grands traits, le portrait de l’artiste que nous demandons au lecteur la permission de lui présenter. »

Jean-Paul Matifat
musée Gatien-Bonnet
mise en ligne par Jeannette Ivain
janvier 2016
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