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Goya graveur





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Francisco de Goya (1746-1828) fut non seulement un peintre de génie mais aussi un incomparable graveur et lithographe. Depuis ses premières réalisations à partir de 1775 jusqu'à la fin de sa vie en 1828, il n'a cessé de graver des planches d'une étonnante actualité.
Goya n'hésite pas à utiliser plusieurs techniques sur une planche. D'une pointe incisive et claire, il inscrit nettement les formes, en utilisant l'eau-forte. La profondeur et les jeux de lumière sont donnés par les rehauts d'aquatinte subtilement dégradés. C'est à la pointe sèche que sont faites les retouches. A partir de compositions souvent axées, selon des lignes courbes ou diagonales, Goya sait traduire toutes les nuances, du gris jusqu'au noir profond, passant de l'ombre à la lumière avec un grand sens de l'équilibre.
Le musée de Castres a la chance de conserver toutes les grandes séries du maître aragonais acquises par des dons et une politique d'achats. Cette collection préservée dans les réserves pour des raisons de conservation, est montrée de manière ponctuelle lors d’expositions temporaires. Après la numérisation de ce fonds, cet ensemble est diffusé sur la base Joconde.
- Série d'après les tableaux de Velázquez, lot de 9 estampes, première édition réalisée en 1778.
- Les Caprices, recueil de 80 planches, édité en février 1799 par l'artiste lui-même. Goya présente un réquisitoire en règle contre les tares humaines, la superstition populaire, la bêtise, la corruption, la prostitution, les fausses manières, l'injustice de l'Inquisition, les mensonges des hommes et l'aveuglement du pouvoir ou de la position que confère la fortune. Goya utilise un langage satirique et allégorique pour dénoncer les mœurs de la société espagnole.
- Les Désastres de la guerre, recueil de 80 planches, tiré entre 1810 et 1820, mais édité après sa mort en 1863 par l'Académie San Fernando. Goya raconte des épisodes dramatiques pendant l'occupation de l'Espagne par les Français de 1808 à 1813. Il n'hésite pas à montrer des scènes de carnages et de tortures, l'incompétence du gouvernement, la misère d'un pays décimé par la guerre et la famine, mais aussi le courage du peuple espagnol.
- La Tauromachie, recueil de 42 planches, publié en 1816. L'artiste explique au début l'historique et la description de suertes (manœuvres) de cette tradition hispanique, puis présente quelques toreros de l'époque et relate des événements historiques qui se produisirent dans l'arène.
- Les Proverbes ou Les Disparates, recueil inachevé sans légende de 23 estampes, réalisé entre 1816 et 1823, inédit jusqu'en 1864. Les compositions souvent fantastiques sont énigmatiques.
On retrouve dans les peintures de l'artiste des thèmes abordés dans ses estampes : les couples mal assortis, les vieilles femmes, entremetteuses ou sorcières, les belles dames à la mode, le jugement de l'inquisition. Ces recueils influencèrent des artistes espagnols, ainsi que des peintres romantiques français.

à partir de textes de Jean-Louis Augé, conservateur du musée Goya à Castres
et Jeannette Ivain - Juillet 2016


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