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Flore, déesse des fleurs





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Dans la civilisation romaine antique, le printemps était personnifié par la déesse Flore. Dans son livre Les Fastes (calendrier des fêtes et des rituels anciens de la religion romaine), le poète latin Ovide (43 av JC-18 ap JC), rapporte une conversation avec la déesse. Celle-ci lui raconte ses aventures, son rôle important dans le cycle des fleurs, son culte et les fêtes à Rome en son honneur, les Floralies. La découverte de statues à Rome atteste de l'importance du culte rendu à Flore.
Ovide, relate comment la nymphe Chloris séduisit par sa grande beauté Zéphyr le doux vent d'Ouest. Ce dernier l'enleva, l'épousa et lui offrit en cadeau de noces des champs couverts de fleurs. Elle fut ainsi élevée au rang de déesse sous le nom de Flore et reçut la charge de la fertilité des fleurs. Son pouvoir était si fort qu'elle put aider Junon pour la naissance de son fils Mars.

Avec la Renaissance italienne et l'intérêt pour l'antiquité gréco-romaine, Flore va être source d'inspiration. Dès la fin du XVe siècle, Botticelli met en valeur Flore et Zéphyr dans ses tableaux Le Printemps et la Naissance de Vénus.
La mythologie donne aux artistes un prétexte pour représenter des corps nus sans être censurés. La thématique des saisons et les épisodes de la vie de Flore vont offrir des sujets iconographiques appréciés jusqu'au XIXe siècle.

La figure de Flore est idéalisée en une jeune femme, avec une couronne et des guirlandes de fleurs, légèrement vêtue, la poitrine dénudée et accompagnée d'enfants. Le printemps, époque du renouveau végétal, est souvent associé à la saison des amours et à la jeunesse. Cet idéal féminin est source d'inspiration pour des portraits de femmes. Il est à signaler que malgré le thème choisi, le traitement réaliste de la Flore de Carpeaux pour le pavillon de Flore du Louvre, a choqué le public.
La vie de Flore permet aux artistes de composer des scènes intimes du couple amoureux et des grandes compositions d'un monde mythologique idyllique, insouciant, festif, avec un foisonnement de personnages.

L'allégorie du printemps privilégie souvent la représentation d'une jeune femme entourée de fleurs, pas forcément identifiée à Flore.

par Jeannette Ivain
avril 2015


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