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Encriers et écritoires



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Vers 3000 ans avant J.C., le mode d'écriture, basé jusqu'alors sur le gravage en dur, évolue sensiblement avec l'usage nouveau de l'encre (obenue par le noir de fumée ou l'encre de seiche). Les palettes de scribes égyptiens s'enrichissent de cupules ou de godets, et les premiers vrais encriers font ainsi leur apparition. Ils seront rapidement associés au calame (petit roseau taillé), puis à la plume d'oiseau comme instrument d'écriture. Et bien des oies y laisseront les leurs...

Si quelques encriers sont visibles dans des oeuvres du 15e siècle et du 16e siècle, il est à noter que leur présence s'amplifie au 17e siècle, notamment dans les oeuvres liées aux Saintes Ecritures. Mais c'est au 18e siècle que leur statut change totalement. Ils deviennent, alors, de véritables objets d'art décoratif à part entière. Associés à des riches écritoires (comprenant socle ou plateau, encriers et outillage de scripteur), ils révèlent le statut d'intellectuel éclairé de leur propriétaire, voire son aisance financière, lorsqu'il passe commande de modèles.

Tandis qu'à des milliers de kilomètres de là, les calligraphes japonais, eux, se servent de bâtons d'encre à diluer et de pinceaux, transportés dans des écritoires portatives .

A partir du 19e siècle, la forme et les matériaux des encriers et des écritoires européens se diversifient, notamment lorsqu'ils sont associés à d'autres objets, comme des sonnettes de table. La plume d'oie traditionnelle laisse peu à peu la place aux plumes en acier et aux porte-plumes, tandis que les premiers encriers publicitaires apparaissent à partir de 1860.

De nos jours, l'encrier (longtemps symbole allégorique de l'odorat), a quasimment disparu de notre environnement. Sauf, lorsqu'au détour d'un vide-grenier, on retrouve un vieux pupitre d'école, aux encriers de faïence blanche...

par Mathilde Huet - juillet 2013




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