Né en 1903 à Paris, dans la maison même où vécut Bernard Palissy, et après une
adolescence passée tout près du Jardin des Plantes, qui développe son goût de la nature, Henri Georges Dupetit se forme a l'Ecole Nationale des Arts décoratifs. Il devient décorateur et réalise alors des projets d'intérieurs et des affiches publicitaires.
En 1928, il se marie à Hélène Lariepe et passe, dès lors, toutes ses vacances d’été dans la maison de ses beaux-parents, à Rouvrat, près de Montceau-les-Mines.
Cette
maison familiale, qu'il affectionne particulièrement, est située en pleine campagne, avec vue sur la colline de
Sanvignes, les hauteurs du
Bois Garnier, et celles du
Bois du Verne. L'artiste y réalise une multitude de dessins et de peintures, où
paysages alternent avec
scènes du quotidien,
vues d'intérieur, et
représentations d'objets divers. Son regard réussit même à rendre beau
l'environnement minier, pourtant tout proche...
L'année 1941 marque un tournant dans sa carrière, car il décide de se consacrer principalement à la céramique, qui lui offre plus de débouchés. Avec son
tour aux rêves, il crée nombre d'objets, dont des
coupes, pots à tabac et piques-fleurs, encore fort recherchés de nos jours.
A partir du milieu des années soixante, la maison est
mise en vente et le couple passe désormais ses vacances à Cossaye, dans la Nièvre, dans la maison des
Crots Maillots. Ses
paysages,
vues d'intérieur et
représentations d'objets y ont parfois des tonalités plus soutenues, notamment visibles sur certains dessins aux
encres de couleurs.
Devenu plus âgé, l'artiste continuera à produire dans son
atelier parisien jusqu'en 1982.
Après son décès en 1989 et celui de sa femme (peu de mois après), 225 oeuvres d'Henri-Georges Dupetit ont rejoint les collections de l’Ecomusée de Montceau-les-Mines, grâce à un don de Mme Françoise Dedieu en 1990.
En ce début d'automne, la lumière et la poésie de certaines d'entre elles semblent vouloir arrêter le temps et nous permettre de retrouver le souvenir de douces vacances d'été...
par Mathilde Huet - avril 2011