logo visites guidées - zooms


Petite histoire du chocolat





notice



autres zooms
Originaire d'Amérique centrale, le cacaoyer était déjà cultivé au temps des Mayas et des Aztèques. Ses fèves, utilisées comme monnaie et comme unité de mesure, permettaient aussi, une fois grillées et broyées, d'obtenir un breuvage froid appelé "xocoatl", connu pour ses propriétés revigorantes.

En avril 1519, le conquistador espagnol Hernan Cortes, à la solde de Charles Quint, débarque au Mexique et entreprend la conquête du pays. Il est séduit par cette étrange boisson offerte par l'empereur Montezuma II. Après avoir décimé les Aztèques, il décide d'engager la culture intensive du cacaoyer sur les terres de la "Nouvelle Espagne". Lorsqu'il rentre en Europe en 1528, il rapporte avec lui ce nouvel "or brun", et la Cour espagnole le découvre en l'adaptant à son goût par l'ajout de sucre de canne ou de ... poivre. Peu à peu la diffusion du chocolat s'étendra aux Pays-Bas (terres espagnoles), à l'Italie (en 1559), à l'Autriche, à la Suisse et à l'Allemagne.

Grâce au mariage, en 1615, de Louis XIII avec Anne d'Autriche, princesse espagnole, le chocolat arrive enfin à la cour de France. A la même époque (1609), nombre de Juifs espagnols chassés par l'Inquisition s'installent comme chocolatiers dans le port de Bayonne, qui devient le principal centre français de fabrication. On boit désormais le chocolat chaud mais il reste fort cher.
Sous Louis XIV, le mot chocolat fait son entrée dans le dictionnaire de la langue française (1680), et on sait que Mme de Sévigné en buvait matin et soir. En 1705, il peut enfin être vendu "à la tasse" par les limonadiers. Mais c'est vraiment Louis XV, grand amateur de chocolat, qui le met à la mode. De fait, c'est au 18e siècle que seront dessinées et conçues les plus belles chocolatières.

La démocratisation du chocolat ne commence qu'à partir du 19e siècle, grâce à une production industrielle et à la fabrication de produits dérivés. La chromolithographie, quant à elle, va permettre un développement sans précédent de sa publicité (cartes réclame, affiches ou objets divers)...
Tout récemment, la philatélie lui a rendu hommage, et chaque année, les "œufs de Pâques" témoignent, si besoin en était, de l'importante consommation qui en est désormais faite.

par Mathilde Huet - avril 2011


  • plan du site | 
  • crédits |
  •  mentions légales |