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Le cheval





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En lien avec le colloque national sur les patrimoines de l'équitation française, découvrez les collections équestres actuellement recensées dans la base Joconde.

Le cheval est un sujet de prédilection pour les artistes dès la préhistoire.
Dans l'antiquité grecque, on le trouve associé à plusieurs mythes : Pégase, les chevaux du soleil, les centaures, les dioscures. Le cheval aurait été offert aux hommes par Poséidon. L'histoire affleure sous les mythes : les Amazones sont probablement nées dans l'imaginaire grec au contact des peuples cavaliers d'Asie centrale. Le cheval est omniprésent pendant la guerre de Troie ; son effigie permet le dénouement dramatique du conflit. L’ensemble de cette iconographie gréco-romaine sera repris par les artistes occidentaux, de la Renaissance jusqu'au début du XXe siècle.
En Gaule, dont les cavaliers étaient réputés, la déesse Epona préside à l'élevage des chevaux. Elément de prestige, indispensable à la chasse, à la guerre et à la joûte, le cheval restera longtemps associé au pouvoir seigneurial.

L’esprit des Lumières favorise la connaissance anatomique tout autant que la rationalisation de l’art de la guerre. Les travaux de Gribeauval (1715 – 1789), destinés à rendre l'artillerie plus mobile, entrainent le développement de races de trait au sein des haras royaux. Le cheval s’imposera comme un facteur clé des campagnes napoléoniennes.
Au XIXe siècle, les chevaux de trait contribuent à l'amélioration de l'agriculture et au développement de la révolution industrielle, notamment des transports, avant d'être supplantés par le moteur à vapeur.
Si les voyages en Orient promeuvent le cheval arabe, l’anglomanie met à la mode les courses de pur-sang, l’élevage sélectif - qui se développera au début du siècle suivant - et les métiers liés au cheval.
Le cheval est également un instrument, et les efforts développés pour adapter son harnachement à différentes fins apparaissent à la fois sur les œuvres des artistes et dans les collections. Le cheval contribue également au délassement : tauromachie, spectacles de cirque – les cow-boys de Buffalo Bill feront recette en France – ou encore sous forme de manège ou de jouet. Le cheval est également présent dans l’art d’autres civilisations, que ce soit en Afrique, en Amérique ou en Asie.

Enfin, séduits par la beauté de ces animaux, les artistes se sont adonné à la simple représentation de juments et poulains, étalons, mais aussi de leurs cousins : ânes, mules et mulets ou zèbres.

décembre 2011


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