logo catalogue - zooms


Céphale et Procris





notice



autres zooms



Visitez l'exposition virtuelle
Les Métamorphoses d'Ovide
La licorne est un animal fantastique ancien qui apparaît dès l'Antiquité, hybride entre le cheval et la chèvre, elle est reconnaisable à sa grande corne au milieu du front.
Elle est très présente au Moyen Age, avec un caratère ambivalent : le symbolisme phallique associée à la virginité féminine. Dans les légendes, la licorne est l'emblème de virginité et de pureté. Elle représente aussi l'idée noble de l'amour courtois.
Céphale, petit fils d'Eole, déclare : "unis par une mutuelle tendresse et par amour... J'avais la réputation d'un homme heureux, et je l'étais..."
Céphale enlevé par l'Aurore : "Le second mois s'écoulait après les cérémonies de notre union, lorsqu'un matin ... (la déesse de l'aube) Aurore me voit et, contre mon gré, m'enlève ... mais moi, c'est Procris que j'aimais ; le nom de Procris était gravé dans mon coeur ... La déesse fut irritée : "Cesse, ingrat, tes plaintes, garde Procris, me dit-elle. Mais, si mon esprit prévois l'avenir, tu souhaiteras un jour ne pas l'avoir eue pour épouse." Et pleine de colère, elle me renvoya à elle."
La suspicion de Céphale : Les paroles de la déesse inquiètent Céphale qui imagine l'infidèlité de sa jeune femme. Il décide de faire une enquête et revient à Athènes métamorphosé. Il lui fait une cour assidue ... "en me montrant toujours plus prodigue de présents, je l'amenai à hésiter. Je m'écris alors : "Par malheur, c'est un faux séducteur que tu as devant toi ! Ce prétendu séducteur, c'était, en réalité, moi, ton époux ... Elle ne répondit pas. Sans rien dire, vaincue par la honte, elle se borna à fuir ..."
Les retrouvailles : Céphale réussit à se faire pardonner et reçoit de Procris deux cadeaux, un chien "que nul ne dépassera" et un javelot qui "atteint toujours le but visé".
La jalousie de Procris : Céphale avait "coutume de partir, plein d'une ardeur juvénile, à la chasse dans les forêts." Après la chasse : "je revenais en quête de fraîcheur et d'ombre … O brise, viens, avais-je coutume de chanter, et comble-moi d'aise ; pénètre, ô brise délicieuse, dans mon sein, … consens à alléger la chaleur qui me brùle…" Cette chanson est rapportée à Procris qui ne doute pas de l'existence d'une rivale. Pour s'en assurer elle décide d'épier son mari avant de l'accuser. Entendant des bruits suspects, Céphale lance son javelot.
La mort de Procris : "C'était Procris ; atteinte par la blessure en pleine poitrine : "Malheur à moi !" s'écria-t-elle. Dès que je reconnus la voix de ma fidèle épouse, je me précipitai et courus ... Je la trouve à demi morte ... Je la supplie de ne pas m'abandonner, souillé du crime d'avoir causé sa mort ... Elle défaille, et le peu de forces qui lui restaient fuit avec son sang ..."
Ovide, Les Métamorphoses, traduction Joseph Chamonard (Garnier Flammarion, 1966)

par Jeannette Ivain - Avril 2014


  • plan du site | 
  • crédits |
  •  mentions légales |