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Céphale et Procris





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Les Métamorphoses d'Ovide
Lors de voyages de jeunesse en Grèce, le poète Ovide (43 av JC - 17 ap JC) va s'intéresser aux légendes traditionnelles de ce pays. Plus tard, Ovide écrit un poème mythologique en quinze livres, récits concis sur les métamorphoses des dieux, des déesses, de héros ou de simples mortels. Ces fables vont être une source d'inspiration pour les artistes de l'antiquité jusqu'à nos jours.
Dans le Livre 7, Ovide donne son interprétation de l'histoire de Céphale et Procris, une des filles d'Erechthée, roi d'Athènes.
Céphale, petit fils d'Eole, déclare : "unis par une mutuelle tendresse et par amour... J'avais la réputation d'un homme heureux, et je l'étais..."
Céphale enlevé par l'Aurore : "Le second mois s'écoulait après les cérémonies de notre union, lorsqu'un matin ... (la déesse de l'aube) Aurore me voit et, contre mon gré, m'enlève ... mais moi, c'est Procris que j'aimais ; le nom de Procris était gravé dans mon coeur ... La déesse fut irritée : "Cesse, ingrat, tes plaintes, garde Procris, me dit-elle. Mais, si mon esprit prévois l'avenir, tu souhaiteras un jour ne pas l'avoir eue pour épouse." Et pleine de colère, elle me renvoya à elle."
La suspicion de Céphale : Les paroles de la déesse inquiètent Céphale qui imagine l'infidèlité de sa jeune femme. Il décide de faire une enquête et revient à Athènes métamorphosé. Il lui fait une cour assidue ... "en me montrant toujours plus prodigue de présents, je l'amenai à hésiter. Je m'écris alors : "Par malheur, c'est un faux séducteur que tu as devant toi ! Ce prétendu séducteur, c'était, en réalité, moi, ton époux ... Elle ne répondit pas. Sans rien dire, vaincue par la honte, elle se borna à fuir ..."
Les retrouvailles : Céphale réussit à se faire pardonner et reçoit de Procris deux cadeaux, un chien "que nul ne dépassera" et un javelot qui "atteint toujours le but visé".
La jalousie de Procris : Céphale avait "coutume de partir, plein d'une ardeur juvénile, à la chasse dans les forêts." Après la chasse : "je revenais en quête de fraîcheur et d'ombre … O brise, viens, avais-je coutume de chanter, et comble-moi d'aise ; pénètre, ô brise délicieuse, dans mon sein, … consens à alléger la chaleur qui me brùle…" Cette chanson est rapportée à Procris qui ne doute pas de l'existence d'une rivale. Pour s'en assurer elle décide d'épier son mari avant de l'accuser. Entendant des bruits suspects, Céphale lance son javelot.
La mort de Procris : "C'était Procris ; atteinte par la blessure en pleine poitrine : "Malheur à moi !" s'écria-t-elle. Dès que je reconnus la voix de ma fidèle épouse, je me précipitai et courus ... Je la trouve à demi morte ... Je la supplie de ne pas m'abandonner, souillé du crime d'avoir causé sa mort ... Elle défaille, et le peu de forces qui lui restaient fuit avec son sang ..."
Ovide, Les Métamorphoses, traduction Joseph Chamonard (Garnier Flammarion, 1966)

par Jeannette Ivain - Avril 2014


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