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La collection précolombienne de Chabrand





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Découvertes en juillet 1996 dans une boite à chaussures exposée au Pensionnat Saint-Joseph de Barcelonnette, alors transformé en salle des ventes, les 52 figurines de l'ancienne collection Chabrand ont été acquises par la ville de Barcelonnette.
Ces petites figurines en terre cuite ont été recueillies par le voyageur-collectionneur Emile Chabrand (1843-1893) au pied des Teocalis de San Juan Teotihuacan (Mexique), « les seuls monuments aztèques que les Espagnols aient négligé de détruire entièrement ». Le voyageur de Barcelonnette, qui a publié en 1892 son récit de voyage autour du monde, raconte en détail sa découverte-collecte. « En faisant l'ascension de la pyramide du Soleil, j'ai pu recueillir une intéressante collection […] de petites figurines en terre cuite qui étaient des dieux lares et des idoles. On en trouve partout, disséminées sur le sol, en prodigieuse quantité, le long des pentes du monument, ainsi que dans les champs incultes d'alentour ».
Cette acquisition inespérée complète la série déjà présente dans le cabinet de curiosités d'Emile Chabrand légué à la ville de Barcelonnette à sa mort (legs Chabrand, 1893).
Ces pièces, nouvellement acquises, pour leur majorité de forme anthropomorphe comportent quelques objets mais aussi des représentations zoomorphes, ont d'abord été partagées avec Eric Taladoire, directeur du Centre de Recherches en Archéologie Précolombienne (Paris I).
En 2006, le Musée de la Vallée publie le catalogue de sa collection américaine. La section mésoaméricaine, représentée principalement par les cultures Teotihuacan et Aztèque, a été étudiée et présentée par l'archéologue-américaniste Pascal Mongne : « produites dès les origines de la cité de Teotihuacan (second siècle avant J.-C) et jusqu'à sa chute (VIe siècle), ces figurines ont connu une importante évolution stylistique. […] Des plus simples, caractéristiques des périodes anciennes de Teotihuacan (traits stylisés, crâne nu présentant souvent une dépression centrale), à la période d'apogée (fin du Ve siècle) qui voit une plus grande variété de représentations. Les coiffes, ainsi que les décors, se multiplient et se diversifient. Les divinités, que l'on retrouvera bien plus tard (durant la période postclassique) sont désormais identifiables. »

Hélène Homps-Brousse, conservatrice
du musée de la Vallée à Barcelonnette
et Sophie Daënens – septembre 2016


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