Toutefois, dès la fin du 15e siècle, l'artiste, encouragé par une nouvelle position sociale, de meilleurs moyens techniques et l'utilisation plus courante du miroir, analyse sa physionomie et se prend lui-même comme seul sujet de son tableau. Dürer, dès le 4e quart du 15e siècle, inaugure cette représentation qui sera reprise au fil des siècles : cadrage à mi-corps et de trois-quarts, mains visibles tenant ou non un objet, regard oblique et asymétrique.
D'autres s'essaieront avec succès à la totale frontalité, au profil de médaille, voire à la figuration en pied.
se double souvent d'une auto promotion du talent et de la maîtrise technique : au rendu des traits et des atours, l'artiste ajoute d' audacieux raccourcis, des trompe-l\'oeil et des jeux de miroirs, faisant de son tableau un réel morceau de bravoure.
L'artiste n'hésite pas à se revendiquer comme emblème de sa profession et se figure souvent en plein travail, environné des attributs de son métier. Parfois, au contraire, il se met en scène en se , apostrophant le spectateur, voire en se caricaturant.
Certains peintres - Rembrandt,
Rigaud,
Largillière,
Fragonard,
Greuze,
Boilly,
Cals,
Ingres,
Delacroix,
Moreau,
Henner,
Carpeaux,
Bonnat,
Degas,
Fantin-Latour,
Redon,
Daisay,
Gauguin,
Picasso ou encore
Vacquerie en photographie - pratiquent l'autoportrait au fil de leur vie et nous rendent tout autant témoins de l'évolution de leur figure face au temps que de celle de leur art, laissant à la postérité cette riche image d'eux-mêmes.