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1515, Vive le Roi





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Le 1er janvier 1515, le roi de France Louis XII meurt sans héritier. C'est son cousin François de Valois-Angoulême, marié en 1514 à sa fille Claude de France, qui lui succède sous le nom de François Ier.
C'est à la mort de son père, Charles d'Orléans, en 1496, que
François (1494-1547) est confié à la tutelle de son plus proche parent, le roi Louis XII qui lui fait donner une éducation de gentilhomme. Choyé par sa mère Louise de Savoie et sa sœur Marguerite de Navarre, il devient un jeune homme de grande taille, que l'on dit aimable, séducteur, cultivé, courageux et autoritaire. François aime la chasse, les tournois, les armes et la gloire.

Dès son avènement, François Ier veut défendre les prétentions françaises sur le Milanais, en Italie. Il prépare une expédition coûteuse en s'entourant de personnes de confiance comme Antoine Duprat nommé chancelier, Charles de Bourbon, Jacques de Genouillac et Anne de Montmorency.
En août 1515, François Ier pénètre en Italie avec 40.000 hommes. Le 14 septembre, à Marignan, le duc de Milan, Maximilien Sforza, lui oppose plus de 35.000 mercenaires suisses. La bataille s'annonce d'abord favorable aux Milanais, mais avec l'intervention de l'artillerie française et le renfort d'une armée vénitienne, alliée des Français, les lignes suisses sont finalement brisées. Le combat a duré 20 heures et a été particulièrement meurtrier dans les deux camps, 16.000 morts dont 4.000 Français. La victoire de Marignan contraint l'allié du duc de Milan, le pape Léon X, à la conciliation, et les Suisses à un traité de paix perpétuelle et d’alliance avec la France.
François Ier n'a que 21 ans lorsqu'il remporte cette bataille. Fier de ce succès, il s'agenouille devant le seigneur de Bayard, présent au combat, pour être fait chevalier de sa main. A son retour en France, François Ier est accueilli triomphalement. Il profite de cette victoire flamboyante pour affirmer son autorité et son statut de grand monarque.
Comme ses prédécesseurs, François Ier, qui a le goût de la beauté, est fasciné par l'art pictural et architectural italien. Il fera tout pour attirer les artistes italiens. Certains viendront en France, comme Léonard de Vinci, Le Rosso, Le Primatice, Niccolo dell'Abbate.

En cette première année de règne, François Ier montre déjà une grande détermination à accomplir son destin de roi chevalier. Il dépense sans compter pour entretenir une vie de cour luxueuse, poursuivre la politique de construction de châteaux (Blois, Chenonceau), partir en guerre pour défendre les intérêts français et ouvrir le pays aux idées et aux arts de la Renaissance en étant un bâtisseur et mécène éclairé.

par Jeannette Ivain
janvier 2015


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