musée de l’Œuvre Notre-Dame de Strasbourg




Sculptures médiévales de la cathédrale de Strasbourg




Parties orientales

Le transept sud
Entre 1225 et 1235, un atelier extraordinairement novateur venu de régions plus occidentales conçoit les parties supérieures du croisillon sud et le Pilier des Anges, puis les tympans des deux portails sud et le couple de l'Eglise et de la Synagogue placé de part et d'autre de ces portails. Ces deux figures de femmes, allégories des religions chrétienne et judaïque, comptent parmi les plus célèbres chefs-d'œuvre de l'art occidental du Moyen Age.

La Synagogue vaincue et l'Eglise triomphante appartiennent à une symbolique traditionnelle dont les représentations se multiplient à partir du milieu du 13e siècle.
A gauche, l'Eglise victorieuse et couronnée, tenant dans ses mains le calice et la bannière que surmonte la croix, considère avec assurance la Synagogue. Celle-ci, qui tient une lance brisée, détourne sa tête aux yeux bandés, expression de son refus de reconnaître dans le Christ le Messie attendu. Elle paraît laisser tomber les tables de la Loi, symbole de l'Ancien Testament dépassé. Ces sculptures encadraient à l'origine une figure du roi Salomon placé entre les deux portails, assis sur un trône et tenant une épée, figure aujourd'hui disparue. Selon certaines hypothèses, la clef du rapprochement de ces trois personnages se trouverait dans les interprétations faites au 12e siècle du fameux livre saint le "Cantique des Cantiques", qui les présentent comme les trois personnages principaux des événements de la fin des temps.

La proximité stylistique de ces sculptures avec la statuaire de la cathédrale de Chartres a été soulignée, mais des rapprochements ont également été établis avec la statuaire bourguignonne et celle de la cathédrale de Sens. Selon certains spécialistes, les sculpteurs partis de Sens auraient gagné Chartres, puis la Bourgogne avant de rejoindre Strasbourg, alors que d'autres concluent plutôt à la simultanéité de ces chantiers. On a également souligné l'expressivité dramatique de ces deux figures, qui relèverait à la fois des grands courants français et germaniques.
Transept Sud


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Portail Sud
  

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Tour de croisée
  

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Elément du chevet


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Elément du chœur


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Retable du maître-autel
Sculpté par Veit, Paul et Nicolas de Haguenau vers 1500, ce retable monumental prenait place au dessus du maître-autel dans le chœur de la cathédrale. Démonté en 1682, il est connu par une gravure du 17e siècle et par des fragments conservés au collège Saint-Etienne de Strasbourg et au Musée de l'œuvre Notre-Dame.

Au centre de la caisse du retable était placée une Adoration des Mages flanquée de deux couples de saints - Arbogast et Jean-Baptiste, Florent et Laurent. Dans le feuillage s'inscrivaient huit bustes accoudés, groupe auquel les deux bustes accoudés du musée pourraient appartenir. Le style expressif de ces bustes est dans la veine des figures du retable d'Issenheim réalisées par Nicolas de Haguenau.

Sur le volet de gauche, figuraient les scènes de l'Annonciation et de la Circoncision, sur celui de droite, la Nativité et la Dormition ; dans la prédelle, la Déploration du Christ. Le retable fermé devait présenter la Crucifixion. Le thème iconographique de l'ensemble était celui des joies et des douleurs de Marie.




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Transept Nord : Le portail Saint-Laurent
Ce portail a été érigé entre 1494 et 1505 dans le prolongement du transept nord par le maître d'œuvre Jacques de Landshut. L'ensemble des dix figures monumentales qui l'ornait, chef d'œuvre gothique tardif dû au sculpteur Johann von Ach ou Jean d'Aix, est présenté au Musée de l'œuvre Notre-Dame depuis sa création en 1931. Les trois Rois mages et le Serviteur du Roi maure flanquaient le contrefort gauche du portail, aux côtés de la Vierge à l'Enfant placée près de la porte. Les quatre saints entouraient le contrefort droit, à la suite de la grande statue de Saint Laurent. Ces sculptures en grès à meules ont été déposées entre 1907 et 1914, comme l'essentiel de la grande statuaire des portails de la cathédrale, afin de les protéger des dégradations dues aux intempéries et à la pollution. Elles ont été remplacées sur l'édifice par des copies en grès, dont la mise en place s'est achevée en 1971.

Les statues de Jean d'Aix sont remarquables par la caractérisation des physionomies et une sensibilité du rendu de l'épiderme que l'on ne retrouve que chez les meilleurs sculpteurs de cette époque. Cette volonté de réalisme est contredite par les attitudes contorsionnées des personnages et les draperies pesantes qui enferment les corps.
Cet ensemble a fait l'objet d'une campagne de restauration entre 1997 et 2001. Seul le Serviteur du Roi maure a été laissé en l'état afin de garder le témoignage de l'aspect antérieur des sculptures.


Eléments d'architecture

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Vierge à l'Enfant


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Mage Melchior


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Mage Balthasar


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Mage Gaspard


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Suivant du mage Gaspard


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Saint Laurent


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Saint Sylvestre pape


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Saint Philippe


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Saint Maurice


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Saint Etienne


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