musée Vivant-Denon, Chalon-sur-Saône




Archéologie de la Saône







Les habitats de la fin de l'âge du bronze dans le lit mineur de la Saône


Vers la fin de l'Age du Bronze, du Bronze final IIb au Bronze final IIIa, aux environs de 1200 à 900 avant notre ère, les implantations humaines paraissent avoir été particulièrement denses dans la vallée de la Saône au sud de Chalon. Sur une distance de 16 km, une vingtaine de sites d'habitat ont pu être localisés tant sur les berges que dans le lit actuel de la rivière (Bonnamour et alii, 1990). Dans l'état actuel de nos connaissances, la fin de l'âge du Bronze est la seule période qui ait, durant les derniers millénaires, livré des vestiges d'habitat dans le lit de la rivière alors qu'aucun indice ne permet, aux emplacements des sites concernés, de soupçonner un éventuel déplacement de ce dernier.

Onze sites, découverts à l'occasion de travaux de dragage ou de prospections subaquatiques, appartiennent à cette catégorie d'habitats submergés. Tous se situent à une profondeur relativement constante, entre 5 m et 5,50 m sous le niveau de retenue des barrages, niveau maintenu artificiellement en chalonnais, à une hauteur d'environ 2,50 m au-dessus du niveau d'étiage du 19e siècle (fig. 1).

Du fait de l'importance des perturbations liées à l'érosion mais surtout des destructions occasionnées par les travaux d'extraction de matériaux, tous les sites observés sont loin de présenter le même intérêt documentaire. Deux d'entre eux ont donné lieu à des séries de campagnes de fouille subaquatique, l'habitat d'Ouroux-sur-Saône, de 1978 à 1982 (Grandjean, 1984), et celui du gué des Piles à Chalon-sur-Saône, de 1983 à 1986 (Bonnamour, 1989).

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