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En 2011-2012, la ville de Mâcon a présenté au musée des Ursulines les uvres d'une artiste singulière, Johé Gormand (1905-1963), peintre et sculptrice que l'on peut rattacher à l'art brut.
Autour du sculpteur Maxime Descombin et de l'Ecole d'Art de Mâcon se développe,
dans l'immédiat après-guerre, une intense activité artistique. Les artistes qui fréquentent
Johé reconnaissent l'originalité de sa démarche, s'émeuvent de la spontanéité et de la
profondeur de son travail. Le musée fera entrer ses créations dans les collections grâce à une importante donation faite en 1970 de ses uvres et de ses écrits.
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Native de Cortambert, près de Cluny, Johé Gormand vit quelque temps à Paris avant
de retrouver sa terre natale en juin 1940. Elle s'exprime, dans un extrême dénuement,
à travers des sculptures en fil de vigne et en ciment, des peintures réalisées sur drap,
torchon ou toile de jute cousus entre eux et tendus sur des châssis sommairement
bâtis, des dessins à l'encre de Chine ou à l'aquarelle.
Elle transcrit des visions étranges teintées d'un idéal à l'image de l'humanisme de saint
François d'Assise ou de Don Quichotte. Sa cosmogonie engendre autant de Sancho
Panza que de Mao, de Lénine ou de Prométhée.
Sans doute traumatisée par la guerre, elle s'attèle à la réalisation d'une importante
série d'aquarelles consacrées aux danses populaires symbolisant une gigantesque
Ronde de la Paix.
Benoît Mahuet, documentaliste aux musées de Mâcon,
sous la direction de Marie Lapalus, conservateur en chef du patrimoine,
Jeannette Ivain, service des musées de France
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