musée du Berry à Bourges




Céramique de La Borne





Renouveau

Après deux siècles de prospérité, La Borne, comme d'autres centres potiers en France, entame une période de déclin entre la guerre 14-18 et la fin des années 30. En effet, les goûts ont changé et au grès (lourd et parfois fragile), on préfère désormais le zinc ou des matériaux plus légers et plus durables. La production céramique de La Borne va donc devoir évoluer pour survivre...

Paradoxalement, c'est la seconde guerre mondiale qui va relancer la production locale, car le régime de Vichy soutient l'artisanat traditonnel.
En 1941, François Guillaume (1901-1969), qui possède un magasin rue des Arènes à Bourges, encourage Jean Lerat (1913-1992), à s'installer à La Borne, auprès de l'atelier d'Armand Bedu (1891-1967) et le rémunère. Ses créations seront vendues dans son magasin.

En 1942, Georges-Henri Rivière (responsable du musée national des Arts et Traditions Populaires), aide également le céramiste Paul Beyer (1873-1945) à venir travailler à La Borne. La principale innovation de Beyer sera l'implantation, pour la première fois à La Borne, d'un four à flammes renversées.

Au cours des années suivantes, d'autres créateurs s'installent dans le village : Jacqueline Bouvet (née en 1920, qui deviendra Jacqueline Lerat), André Rozay (1913-1993) en 1943, Vassil Ivanoff (1897-1973) en 1946, Pierre Mestre en 1947, et Elisabeth Joulia en 1949. Plus tard encore, Paul Digan ou Marcel Dupont.

Grâce à tous ces nouveaux arrivants, mus par des ambitions créatrices modernes, la production a été relancée, et désormais des céramistes venus du monde entier viennent se former à La Borne.

A ce jour, 56 d'entre eux sont rassemblés au sein du "Centre de création céramique de la Borne".