musée de la Chartreuse à Douai




Découvertes dues au récolement décennal
au musée de la Chartreuse

 


Oeuvre retrouvée dans les réserves : Frise épigraphique de la mosquée Ibn Tulun au Caire

En juillet 2011, Carine Juvin, collaboratrice scientifique au Département des Arts de l'Islam du musée du Louvre, nous contacte au sujet d'un fragment de la frise épigraphique provenant de la mosquée Ibn Tulun au Caire, dont le Louvre conserve une partie.
En consultant les dossiers de récolement du Louvre, elle a découvert qu'un autre fragment complémentaire se trouverait à Douai et me demande de plus amples renseignements à ce sujet.

En regardant le registre d'inventaire de la section ethnographique, nous retrouvons, en effet, la mention de deux oeuvres : « N° 3591 - inscription koufique en relief sur une pièce de bois ayant orné la mosquée de Touloun l'une des plus anciennes du Caire - Egypte» et «N°3592 - comme au n°3591». Nous retrouvons dans «Musée de la Ville de Douai - 1866, catalogue-inventaire de la collection d'Edme François Jomard (177-1862), donnés par Monsieur et Madame Boselli à Henry Berthoud pour être transmis à la mort de ce dernier au musée de la Ville de Douai», à la rubrique «Carthage», le « n° 379 387 - Inscription sur bois en caractère Koufique provenant du Caire » ou sous le n° suivant, 380 386 (id.).»

Malheureusement, le bombardement du 11 août 1944 ayant totalement anéanti les collections ethnographiques, cette pièce a été détruite, ce dont j'informe Carine Juvin. En retour, elle me signale cependant qu'un récolement de. 1970, entrepris par le Louvre, signale la présence de la pièce à Douai, laquelle a même été photographiée cette même année... Nous avons beau chercher inlassablement cette frise dans nos réserves, nous ne la retrouvons pas et nous devons nous résoudre à en constater la disparition, postérieure aux années 1970, donc.

Un an plus tard, l'équipe chargée de la régie des collections la découvre dans nos réserves, où elle était soigneusement rangée. Seul son revers, un coffrage en bois, était visible, ce qui rendait jusqu'alors difficile son identification, l'assimilant à une simple planche de bois.

Nous espérons aujourd'hui qu'elle pourra être réunie au(x) autres fragment(s) existant(s).