musée de la Chartreuse à Douai




Découvertes dues au récolement décennal
au musée de la Chartreuse




Pourquoi tant d'oeuvres disparues ?

Les deux guerres mondiales, qui ont touché le musée de manière particulièrement important, expliquent la complexité actuelle du récolement :
- de 1914 à 1918, le musée est administré par les Allemands, qui opèrent en septembre 1918 un «sauvetage» en urgence d'une partie des collections vers la Belgique et pillent les pièces restantes (environ un millier d'oeuvres disparaîtront ainsi).
- le 11 août 1944, le musée est entièrement détruit lors d'un bombardement.
   Avant cette date, il comportait quatre sections : la plus importante en terme quantitatif était l'histoire naturelle
   (20900 numéros), puis la section ethnographique (importante collection africaine, canaque, asiatique et précolombienne léguée par Henry Berthoud, comportant 7046 numéros), puis l'archéologie (6000 numéros) et les beaux-arts (2360 numéros).
       

Plus de 30.000 pièces disparaissent donc à cette occasion, vraisemblablement détruites - soit la totalité de la section d'histoire naturelle, la quasi-totalité des sections ethnographique et archéologique.
Le croisement des informations contenues dans les nombreuses archives relatives aux collections du musée avec les listes des dommages de guerre, ainsi que le travail de localisation des oeuvres inhérent au processus du récolement, ont permis d'établir avec certitude le contexte de la disparition de ces oeuvres. En effet, toutes les listes dressées jusqu'alors étaient inexactes et/ou lacunaires.