Maison d'Artiste de la Grande Vigne à Dinan




Yvonne Jean-Haffen (1895-1993)






Ses techniques : dessin

Dès ses débuts, Yvonne Jean-Haffen se servit du dessin comme moyen privilégié d'expression, notamment dans ses portraits.

Elle utilisa selon les époques et les effets recherchés les divers moyens mis à sa disposition : le fusain, l'encre, ou la mine de plomb, pour le noir et blanc, mais également l'aquarelle ainsi que la gouache pour la couleur.

Vers les années 1930, apparut le le crayon gras noir plus facile d'emploi que le fusain ou l'encre. Ils permettaient, mieux que la mine de plomb, des noirs très francs.
Yvonne Jean-Haffen semble s'en être emparée avec enthousiasme à en juger par le nombre d'œuvres pour lesquelles elle utilisa ce matériau. En noir et blanc ou en couleur, utilisant la pointe taillée ou le crayon manié à plat pour les ombres, l'artiste s'en servit tant pour des œuvres documentaires que pour des œuvres finies (scènes, paysages, études multiples).

Après la guerre de 1939-1945, pauvre en matériaux de qualité, des papiers plus blancs et moins absorbants apparurent sur le marché, ainsi que le crayon feutre ou le crayon à bille offrant une gamme plus large de contrastes dans son œuvre dessinée. Les dessins d'Yvonne Jean-Haffen évoluèrent, du coup, dans le sens de la précision et de la vigueur du trait.

N'employant jamais de gomme, sa main acquit une précision et une fermeté qui donnent à ses dessins une très grande qualité d'expression, malgré l'économie de moyens.