musée de la Vie Bourguignonne - Perrin de Puycousin




Bourgogne en coiffes



Histoire des coiffes mâconnaises


- Répartition géographique :

L'ère géographique de la coiffe mâconnaise, dite "tieulon" par Emile Violet, correspond celle du chapeau dit "brelot".
Elle suit la Saône, mais si cette coiffe est essentiellement portée sur la rive droite, on la retrouve aussi dans certaines localités de la rive gauche.

- Port de la coiffe :

Cette coiffe portée très en arrière, ne contient que le chignon. Le brelot vient se poser par-dessus. L'Abbé Chagny indique que les cheveux peignés très lisse, séparés par une raie médiane, devaient tre tirés, serrés, roulés derrière le crne de manière former un chignon étroit et haut retenu au moyen d'un tressoir... ce genre de coiffure était exigé autant par le port de la coiffe que par celui du chapeau". Les coiffes pouvaient tre maintenues par l'arrière l'aide d'une épingle. Les trous laissés par les épingles sont visibles sur plusieurs coiffes mme si l'épingle n'a pas été conservée.
La zone de contact du brelot et de la coiffe se situe au sommet de la tte, l o la dentelle est plate. Puis au niveau des oreilles, cette dentelle se redresse cause des larges coques de ruban fixés la bride. Quand la personne est vue de face, elle a donc deux ailettes blanches comme le montre le tableau de Carteron (voir détail). Pour obtenir cet effet, il faut que l'amidonnage soit ferme et léger pour que la ruche puisse tenir dressée. Les coques de ruban sont reliées par un ruban qui passe au-dessus du front. Cet accessoire peut aussi tre enjolivé par des perles tubulaires.



- Entretien de la coiffe :

Sur plus de 251 coiffes, 188 n'ont pas gardé leur dentelle : elle était décousue pour laver la coiffe et la dentelle comme le rappelle Tortillet : les coiffes étaient lavées, amidonnées et tuyautées l'aide de très fines aiguilles ou broches.
Au temps o on les portait Manziat, les ouvrières allaient repasser domicile et recevaient un salaire de 12 15 sous par jour. Et Suzanne Tardieu d'expliquer : "C'est ainsi que les bonnets et les coiffes dont le tour était garni de rangs de ruchés étaient confiés des repasseuses professionnelles que l'on allait chercher souvent dans des villages éloignés. Elles disposaient de fers tuyauter dont les branches étaient très fines et permettaient de plisser finement les bords des bonnets. Pour les plissés encore plus délicats, elles se servaient d'une série de pailles très fines, qu'elles disposaient sur et sous le tissu humide et amidonné".