musée de la Vie Bourguignonne - Perrin de Puycousin




Bourgogne en coiffes



Les béguins

Le patron se compose de trois pièces :
   - une pièce, au milieu couvre le sommet de la tête du front à la nuque et
   - deux pièces de côté, aux bords arrondis, encadrent le visage et viennent s'adapter à la pièce du milieu par des coutures cousues très plates.

Afin de resserrer le pourtour du visage, un lien s'enfile dans un passant, c'est la serrette .
Au niveau de la nuque, un rectangle de tissu constitue un passant dans lequel s'enfilent deux coulisses (deux rubans ou liens) qui, une fois serrés, froncent la nuque : c'est la tirettes.
Deux rubans d'attache noués sous le menton permettent de fixer le bonnet.

D'exécution facile, ce modèle figure dans les cahiers que les élèves confectionnaient lors de leurs cours de couture : en effet la fabrication en est simple et le discret décor du pourtour est l'occasion d'apprendre à broder un point de feston ou à coudre une fine dentelle.

Ces bonnets sont d'un entretien facile, aussi servaient-ils sans doute de bonnets de propreté. Au contact du crâne, ils absorbaient la transpiration. Les bonnets plus ouvragés étaient mis pour sortir ou à l'occasion de cérémonie.

Cette forme est séculaire. Carlo Crivelli, d'origine vénitienne, peint en 1482 son tableau de "L'Annonciation" et campe des personnages dans un somptueux décor d'une ville de la Renaissance. Une fillette, juchée au-dessus de l'escalier, se penche pour mieux observer la scèe et l'on aperçoit ses cheveux blonds maintenus par son béguin.


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