musée d'art Roger-Quilliot de Clermont-Ferrand




L'Artiste et ses Muses




Erato, le poésie

"La peinture est une poésie qui se voit au lieu de se sentir
et la poésie est une peinture qui se sent au lieu de se voir."
(Léonard de Vinci)

Peinture et poésie sont deux arts qui se nourrissent mutuellement : le poète puise son inspiration dans la beauté des images, tandis que le peintre insuffle à sa toile une dimension lyrique par le recours à des sujets poétiques. Tel est le cas du tableau d'Ary Scheffer, "La plainte de la jeune fille", inspiré d'une ballade du poète allemand Friedrich von Schiller.

"Les Nuits de Musset" de Gabriel Amable de La Foulhouze proposent une traduction en peinture des poèmes éponymes de l'écrivain romantique Alfred de Musset, représenté ici en état de transe créative au pied des Muses.
L'inspiration poétique transparaît encore dans les éléments décoratifs réalisés par l'orfèvre clermontois Léonard Morel-Ladeuil illustrant le poème d'Edmund Spencer, "The Faerie Queene".

L'interaction entre peinture et poésie se lit aussi dans les portraits que les peintres font des poètes : Dauvergne donne de Milton, auteur du "Paradis perdu", la vision d'un auteur inspiré, tandis que Leguay offre de Sappho l'image d'une jeune fille mélancolique, à l'image de sa poésie élégiaque. Et quand Thomas Couture présente Charles Baudelaire enlacé avec sa muse, il traduit picturalement toute la sensualité affleurant dans le recueil des "Fleurs du Mal".


œuvres du musée : notices portraits de Baudelaire : notices