RÔLES ET MISSIONS

Une nouvelle conception du patrimoine : du monument au territoire

Chevalement fosse Declercq-Crombez à Oignies Depuis les années 1970, la qualité de notre cadre de vie est devenue une de nos priorités. Le regard que nous portons sur le patrimoine - qu'il soit architectural, urbain ou paysager - a dans le même temps évolué. Témoignage de la mémoire collective, le patrimoine joue en effet un rôle nouveau dans la constitution du paysage contemporain. Il ne s'agit plus seulement de conserver ici ou là les traces du passé, mais de les faire participer au devenir de notre environnement. La coexistence de constructions neuves et de bâtiments anciens, mais aussi les liens entre quartiers existants et nouvelles zones d'aménagement, sont désormais au coeur des préoccupations des citoyens. Les compétences des SDAP ont suivi cette évolution de notre perception du patrimoine. La reconnaissance, puis la protection du patrimoine sont nées au xixe siècle, suscitant la création d'outils législatifs - le classement puis l'inscription - et de métiers attachés à sa conservation. D'abord centrée sur le monument, la notion de patrimoine a considérablement progressé. À partir de l'édifice isolé, elle s'est étendue à tous les lieux de mémoire de l'activité humaine - usines, commerces etc. -, ainsi qu'aux sites et aux ensembles urbains puis aux paysages. La protection a donc procédé par élargissements successifs, depuis l'objet construit jusqu'à des pans entiers de territoires urbains et ruraux. Aujourd'hui, les espaces protégés couvrent 6% du territoire national, un sixième de certains départements et jusqu'à la totalité de certaines villes : le patrimoine est désormais reconnu comme un matériau constitutif de notre environnement. Aussi les bâtiments et les ensembles urbains doivent-ils évoluer pour accueillir de nouveaux usages et modes de vie. Pour accompagner ces changements, des cadres souples de protection de l'existant encouragent aujourd'hui une cohabitation fructueuse entre le neuf et l'ancien. Ainsi, au seuil du XXIe siècle, on cherche plutôt à rendre cohérentes les politiques du patrimoine et les pratiques d'aménagement dans une perspective de développement durable. Et en redonnant aux quartiers anciens une fonction vitale dans le développement des villes, on trouve une alternative à l'extension désordonnée de l'urbanisation et l'on réintègre la mémoire au coeur des activités d'aménagement. Parce qu'ils assurent le dialogue entre l'État, garant de l'intérêt général, notamment en matière de patrimoine, et les communes, qui gèrent leur urbanisation depuis la loi de décentralisation de 1983, les services départementaux de l'architecture et du patrimoine jouent un rôle précieux pour concilier aménagement du territoire et respect de notre héritage bâti.

Le cadre juridique de la protection du patrimoine et de la qualité du cadre de vie

Les compétences des SDAP s'appuient sur des outils réglementaires qui encadrent les politiques d'aménagement et de protection.

pour le patrimoine 

Château de Varlemont à Barly Monuments historiques : loi du 31 décembre 1913, plusieurs fois complétée, notamment par la loi du 23 février 1943 sur les abords ; article 40 de la loi du 13 décembre 2000, dite SRU, permettant la modification des périmètres de protection autour des Monuments historiques ; sites et monuments naturels : loi du 2 mai 1930, articles L 341-1 à L 342-2 du Code de l'environnement, décrets des 13 juin 1969 et 15 décembre 1988 ; secteurs sauvegardés : loi du 4 août 1962, dite Malraux ; articles L 313.1 et R 313.1 et suivants du Code de l'urbanisme ; publicité, enseignes et pré-enseignes : loi du 29 décembre 1979, complétée par l'article 8 du décret du 24 février 1982 ; articles L 581-1 à L 581-45 du Code de l'environnement ; zones de protection du patrimoine architectural et urbain : loi du 7 janvier 1983 instituant les ZPPAU, étendue par la loi du 8 janvier 1993 aux enjeux paysagers (ZPPAUP)  Commissions régionales du patrimoine et des sites : loi du 28 février 1997.

pour l'architecture

Eglise de Verchin L'article premier de la loi du 3 janvier 1977 décrète l'architecture d'intérêt public :
" L'architecture est une expression de la culture. La création architecturale, la qualité des constructions, leur insertion harmonieuse dans le milieu environnant, le respect des paysages naturels ou urbains ainsi que du patrimoine sont d'intérêt public. Les autorités habilitées à délivrer le permis de construire ainsi que les autorisations de lotir s'assurent, au cours de l'instruction des demandes, du respect de cet intérêt. "
C'est également cette loi qui a institué les conseils d'architecture, d'urbanisme et d'environnement (CAUE).

pour l'urbanisme et le territoire

 La loi de décentralisation du 7 janvier 1983 déclare le territoire " patrimoine commun de la nation ". Le Code de l'urbanisme explicite les modalités d'accord de l'architecte des bâtiments de France pour les travaux aux abords de Monuments historiques, en secteur sauvegardé, en site protégé et en ZPPAUP.
La loi Paysage du 8 janvier 1993 crée les volets paysagers du permis de construire et les directives paysagères.

Qu'est-ce qu'un SDAP ?

Les services départementaux de l'architecture et du patrimoine (SDAP) sont des services déconcentrés du ministère de la culture et de la communication, à l'échelon départemental. Il existe un SDAP dans chaque département, installé au chef-lieu et placé sous l'autorité du préfet.
Par décret du 6 mars 1976 les services départementaux de l'architecture ont succédé aux agences des bâtiments de France, nées dans l'immédiat après-guerre. Ils interviennent principalement pour le compte de trois ministères : celui de la culture et de la communication, celui de l'équipement, des transports et du logement et celui de l'aménagement du territoire et de l'environnement. En 1996, ils ont été administrativement rattachés au premier, mis à disposition du ministère chargé de l'environnement pour les sites, et rebaptisés " services départementaux de l'architecture et du patrimoine " (SDAP).

Une vocation très ouverte: du conseil au contrôle

Colonne de la Grande Armée à Wimille Les SDAP sont les artisans de l'élargissement d'une politique du patrimoine menée par l'Etat à des pratiques de la protection sollicitées et comprises par tous. À la fois porteurs de l'intérêt général et attentifs aux contraintes locales, notamment économiques, ils expliquent aux élus et à leurs administrés les conséquences à long terme des dispositifs de protection et aident à leur mise en oeuvre. Plus concrètement, les SDAP exercent trois grandes missions : le conseil, le contrôle et la conservation.
Ils jouent un rôle de premier plan pour le conseil et la promotion d'une architecture et d'un urbanisme de qualité, notamment en faisant prendre en compte le contexte dans lequel les constructions doivent s'intégrer harmonieusement;ils délivrent des avis sur tous les projets qui ont pour effet d'apporter des modifications dans les espaces protégés - bâtis ou naturels -, avec l'ambition d'en maintenir, voire d'en améliorer la qualité;ils sont conservateurs des monuments historiques placés sous la responsabilité de la direction de l'architecture et du patrimoine (cathédrales, châteaux...) et assurent la maîtrise d'œuvre des travaux d'entretien des édifices classés au titre des Monuments historiques.
Les SDAP interviennent donc à de très nombreux niveaux de notre cadre de vie : de la cathédrale dont ils effectuent l'entretien à la maison de bourg dont les propriétaires souhaitent modifier la façade ou au projet de construction neuve située à proximité d'un édifice protégé; des ensembles urbains aux bourgs ruraux; du bâti au paysage. À un bout de la chaîne, le SDAP conseille, oriente les politiques d'aménagement et prend part à l'élaboration des documents d'urbanisme. À l'autre bout, il règle des cas concrets sur le terrain.

Maison de retraite Sainte Camille à Arras , s'ils sont trop souvent perçus uniquement comme des « défenseurs de vieilles pierres », les agents des SDAP sont en réalité des intervenants moteurs des projets urbains, en centre ancien comme en banlieue. Ils sont les partenaires naturels des communes qui engagent une procédure d'élaboration, de modification ou de révision de leur plan local d'urbanisme (PLU). Ainsi les SDAP peuvent-ils contribuer à enrichir un PLU au titre des « dispositions architecturales » (article 11) qui prennent en compte l'histoire du bâti. À la périphérie des villes et des villages, leur participation à la définition des documents d'urbanisme permet en particulier de maîtriser l'expansion des zones pavillonnaires et commerciales afin qu'elles ne portent pas atteinte au paysage.
À une échelle plus vaste, les SDAP collaborent à l'élaboration des schémas de cohérence territoriale (SCOT) et sont consultés pour l'implantation des infrastructures routières et autoroutières, des lignes de chemin de fer, des lignes EDF, d'antennes, et pour tout ce qui modifie le paysage des villes et des campagnes.
Enfin, les SDAP éclairent la maîtrise d'ouvrage sur les préoccupations en matière d'architecture, d'urbanisme et de paysage dont les concours ont à tenir compte.

Comment fonctionnent les SDAP ?

Pignon en silex responsables des SDAP sont des architectes, le plus souvent architectes et urbanistes de l'État (AUE) : porteurs de projets, ils s'intéressent à la fois à l'histoire de la construction, aux modes  d'occupation de l'espace, à la façon dont les bâtiments s'insèrent dans le paysage. Dans le cadre des missions de contrôle des architectes des bâtiments de France (ABF), ils contribuent à l'amélioration des projets proposés par les particuliers et les collectivités.
Regroupant de cinq à vingt personnes selon les départements, les SDAP sont de petites équipes et répondent à de multiples sollicitations; ils sont généralement implantés sur un site par département. Au total, les cent SDAP de France emploient 790 agents fonctionnaires qui conjuguent trois compétences principales :
- architectes et urbanistes de l'État assurent les fonctions d'encadrement du service, et exercent pour la plupart les missions d'architectes des bâtiments de France;
- les ingénieurs des services culturels, d'une part, les techniciens, d'autre part, assistent le ou les AUE dans leurs différentes missions ;
- les personnels administratifs assurent le secrétariat et la gestion des services.

Les architectes et urbanistes de l'État (AUE)

Le corps des AUE est né en 1993 du rapprochement de deux corps existants : celui des architectes des bâtiments de France (ABF), créé en 1946, et celui des urbanistes de l'État (UE), instauré en 1962. Il s'agissait en effet de concrétiser, au niveau des compétences des agents de l'État, la nécessaire cohésion entre respect du patrimoine et dynamiques d'aménagement. Cette double origine historique transparaît dans les deux spécialités que recouvre actuellement le statut d'AUE :
• une spécialité Patrimoine architectural, urbain et paysager;
• une spécialité Urbanisme-Aménagement.
Les 360 agents (200 dans la première spécialité, 160 dans la seconde) qui composent le corps des AUE (chiffres 1998) sont architectes. Ils ont été recrutés à l'issue d'un concours national puis bénéficient à l'issue de celui-ci, d'une année de formation dispensée conjointement par le Centre des hautes études de Chaillot et l'École nationale des Ponts et Chaussées.

Des interlocuteurs nombreux

Les SDAP accompagnent les principaux décideurs dans l'ensemble du processus d'un projet d'aménagement : les responsables territoriaux (élus, services techniques, syndicats inter communaux); les fonctionnaires d'autres services ministériels; les professionnels maîtres d'ouvrage ou maîtres d'œuvre (promoteurs privés ou publics, architectes, paysagistes); ils sont par ailleurs les interlocuteurs des chambres consulaires, des associations....
Fonctionnaires de l'État, les agents des SDAP travaillent en liaison étroite avec d'autres services de l'Etat intervenant sur le cadre de vie. L'administration est constituée, en France, d'un niveau central qui définit les grandes orientations, d'un niveau régional qui programme et coordonne les interventions et leurs financements, et d'un niveau départemental qui est celui de l'action sur le terrain.

Au niveau central

Plan relief de la ville d’Arras qu'ils agissent pour le compte de trois ministères, les SDAP sont en relation directe principalement avec les directions d'administration centrale suivantes :
Au Ministère de la Culture et de la Communication, la mise en oeuvre de leurs missions implique une relation étroite et constante des SDAP avec la direction de l'architecture et du patrimoine (DAPA), qu'il s'agisse de promotion de l'architecture et de qualité architecturale et urbaine, d'espaces protégés, de patrimoine urbain ou de Monuments historiques. La commission supérieure des monuments historiques et la commission nationale des secteurs sauvegardés sont rattachées au Ministre de la culture et de la communication. Ils sont également en relation avec la direction de l'administration générale (DAG) qui gère, en collaboration avec la DAPA, les agents et les moyens des SDAP.
Au ministère de l'aménagement du territoire et de l'environnement, la direction de la nature et des paysages veille à la protection des sites les plus remarquables et à la prise en compte du paysage en général dans les opérations d'aménagement. Au ministère de l'équipement, des transports et du logement, la direction générale de l'urbanisme, de l'habitat et de la construction (DGUHC) est chargée en particulier de la législation relative à l'urbanisme et de l'aménagement du territoire. La commission supérieure des sites, perspectives et paysages est rattachée au Ministre chargé de l'environnement.

missions d'inspection générale Intervenant dans le domaine de compétence des SDAP sont de deux natures:
• Des expertises scientifiques et techniques portant sur les affaires traitées dans le cadre de leurs missions : monuments historiques, archéologie, qualité architecturale... Ces expertises sont généralement effectuées par l'Inspection générale de l'architecture et du patrimoine (IGAPA), service relevant de la DAPA. A noter s'agissant des espaces protégés, ces expertises sont habituellement confiées aux inspecteurs généraux des monuments historiques chargés des sites et paysages (IGMHSP) qui sont restés rattachés au Conseil général des Ponts et Chaussées (qui relève du ministère en charge de l'équipement) et sont mis à disposition de la DAPA.
• Des missions de conseil sur le fonctionnement des services, qui sont confiées par la DAPA à l'IGAPA. Ces deux premiers types de missions peuvent être diligentés à la demande du SDAP lui-même.
• Des inspections générales à proprement parler des SDAP, portant sur l'ensemble de la gestion du service, qui sont effectuées à rythme régulier conjointement par l'Inspection générale de l'administration des affaires culturelles (IGAAC) du ministère de la culture et par les Missions d'inspection générale territoriales (MIGT) relevant du CGPC.

Au niveau régional

Rempart de la citadelle à Calais La direction régionale des affaires culturelles (DRAC), qui regroupe les services patrimoniaux intervenant sur l'ensemble du territoire régional dans les domaines de l'Inventaire général, de l'archéologie, des monuments historiques et de l'ethnologie, a en outre mission de coordonner l'action des SDAP (modification du décret relatif aux DRAC en préparation). Avec eux elle contribue à la prise en compte du patrimoine et de la qualité architecturale dans l'aménagement du territoire et la politique de la ville, notamment par l'action du conseiller pour l'architecture, progressivement mis en place dans les DRAC, et de l'architecte-conseil dont chaque région est dorénavant dotée.
Au sein de chaque DRAC le conservateur régional des monuments historiques élabore les programmes tech-niques et financiers et conduit les travaux de restauration sur les monuments historiques classés à la charge du ministère de la culture, notamment les actions d'entretien menées par les SDAP sur les monuments historiques; il instruit les dossiers de demandes de protection et assure à ce titre le secrétariat de la Commission. régionale du patrimoine et des sites (CRPS). Placée auprès du préfet de région, cette CRPS est consultée pour l'inscription des monuments et l'opportunité de leur classement, le recours sur les avis des ABF ou les créations de ZPPAUP.
Les SDAP ont aussi pour partenaire la direction régionale de l'environnement (DIREN), qui a, parmi ses missions, celle de veiller à la prise en compte sur l'ensemble du territoire régional de la qualité du paysage et de l'environnement dans les opérations de planification urbaine et d'aménagement.

Au niveau départemental

Anges de Saudemont Le SDAP est à la disposition de tout citoyen ayant des projets élaborés ou ressentant le besoin de conseils préalables, notamment les propriétaires de Monuments historiques ou les habitants des secteurs protégés. Le SDAP est un service de l'État agissant pour le compte de trois ministères sous l'autorité directe du préfet de département. Il a pour mission d'émettre des avis et des conseils sur les projets de l'État, des collectivités locales et des particuliers. Ses partenaires dans le département sont donc principalement :
Les communes : compétentes en matière d'urbanisme (élaboration des PLU, délivrance des autorisations, politiques d'aménagement...), elles sont aussi les principaux propriétaires de Monuments historiques, et ont un rôle croissant à jouer dans le développement culturel.
Le conseil général et les syndicats de pays : ils mènent des politiques d'incitation à la restauration du patrimoine (protégé ou non) et à la qualité de l'architecture; ils s'appuient régulièrement sur l'expertise du SDAP.
Le conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement (CAUE) : cet organisme, que la loi de 1977 a doté du statut associatif régi par la loi de 1901, travaille en collaboration avec les SDAP pour ce qui relève de la sensibilisation à la qualité architecturale et urbaine, et de l'information du public et des collectivités dans ce domaine.
D'autres associations ou fondations (dont la Fondation du patrimoine) qui mènent des actions dans le domaine du patrimoine avec le concours des SDAP.
La direction départementale de l'équipement (DDE) : ses services de l'urbanisme instruisent les demandes d'autorisation de travaux pour le compte de certaines communes. Ils instruisent également les demandes d'autorisation de travaux qui ne relèvent pas de la compétence de la commune, et saisissent le SDAP quand le projet est situé dans un espace protégé ou sensible, ou lorsqu'un avis d'expert s'avère utile.
Les services des préfectures qui assurent notamment le secrétariat de la commission départementale des sites, perspectives et paysages dont le chef du SDAP est membre de droit.
L'architecte et le paysagiste conseils du département : ces professionnels mettent leur compétence et leur expérience deux jours par mois à disposition du directeur départemental de l'équipement.
La délégation départementale de l'Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat (ANAH), hébergée par la DDE. Elle s'appuie sur l'avis du SDAP pour déplafonner des subventions dans le cas de travaux d'intérêt architectural (TIA), mais aussi pour toutes les demandes de subventions dans les secteurs sauvegardés ou pour des travaux soumis à l'avis de l'ABF par ailleurs. L'ABF participe à la mise en place du volet patrimonial des OPAH qui en sont dotées.

Décret modifié du 6 mars 1979 instituant les SDA(P)

art. :2
 « Les services départementaux de l'architecture et du patrimoine ont pour mission, sous l'autorité des préfets, de promouvoir une architecture et un urbanisme de qualité, s'intégrant harmonieusement dans le milieu environnant. À cet effet. ils sont chargés :
- d'émettre dans le cadre des lois et règlements en vigueur, notamment du code de l'urbanisme et de la loi n° 772 du janvier 1977 des avis du point de vue architectural sur les demandes d'autorisation de construire ou de lotir dont ils connaissent;
- de s'assurer de la mise en oeuvre de l'aide architecturale ainsi que de veiller à la sensibilisation des autorités et administrations locales et du public la qualité des constructions et à la mise en valeur des espaces naturels et bâtis ;
- de conseiller les maîtres d'ouvrage publics dans l'élaboration et la réalisation de leurs projets architecturaux ; De prendre part à la définition des orientations et à l'élaboration des documents d'urbanisme et de veiller à l'insertion de prescriptions relatives à la qualité des constructions et à la protection des paysages ;
- de participer à l'application des législations concernant les sites, les monuments historiques et les secteurs sauvegardés, de proposer toutes mesures de protection au titre de ces législations, et. le cas échéant, d'instruire ces mesures ;
- de contribuer à l'instruction des projets d'aménagement ou de travaux qui intéressent les abords d'un monument historique, un site protégé ou un secteur sauvegardé et, éventuellement,
- d'instruire les demandes de subvention présentées dans le cadre des dispositions concernant ces espaces ;
- de veiller à l'application de la législation de la publicité extérieure et des enseignes et d'apporter en cette matière leur concours aux autorités locales.
Le présent décret ne fait pas obstacle à l'exercice, par les architectes des bâtiments de France affectés à chaque service départemental de l'architecture et du patrimoine, des pouvoirs propres d'autorisation, d'avis conforme ou d'avis qu'ils tiennent des lois et règlements en vigueur.

Service Départemental de l'Architecture et du Patrimoine du Pas-de-Calais-
13, rue des Grands Viéziers- 62000 ARRAS- - Contact -- Plan d'accès -