Depuis la création des secteurs sauvegardés en France, en 1962, la reconnaissance du rôle identitaire et culturel des centres anciens a progressé de façon sensible. Les "plans de sauvegarde et de mise en valeur" se sont peu à peu imposés comme une alternative à la rénovation, en instaurant une gestion simultanée des questions d'urbanisme et de protection du patrimoine. Cette évolution s'est accomplie au prix de plusieurs décennies d'actions de sensibilisation auprès de l'ensemble des acteurs qui agissent sur l'aménagement des centres anciens. Aujourd'hui, ce travail essentiel est réalisé par le biais de permanences sur le terrain, afin d'informer ou de conseiller les particuliers, les entreprises et les architectes. A Arles, comme dans bien d'autres villes, le secteur sauvegardé (créé en 1966) a permis d'étendre la protection des monuments à leurs abords et aux ensembles bâtis remarquables qui constituent la "toile de fond" des centres historiques et qui participent d'une identité globale de la ville.
Le Service du patrimoine de la ville d'Arles et le Service départemental de l'architecture et du patrimoine, échelon déconcentré du ministère de la culture et de la communication, collaborent étroitement depuis de nombreuses années dans l'objectif de rendre la gestion du secteur sauvegardé plus compréhensible pour le public.
Philippe MERCIER, Architecte des Bâtiments de France chargé du secteur sauvegardé d'Arles
(plaquette Le secteur sauvegardé d'Arles)