Société d'ethnologie française

La SEF



Colloques et journées d'étude

L'anthropologie appliquée aujourd'hui

inscription

Colloque S.E.F - Sociedad Española de Antropologia Aplicada

Bordeaux
24, 25, 26 mars 2004

Université Bordeaux II, Département d'anthropologie, 3ter, place de la victoire 33000 Bordeaux

responsabilité scientifique : Bernard Traimond, Université Victor Segalen Bordeaux II - contact

texte en français
texte en espagnol
bibliographie


Programme

Mercredi 24 mars 2004

9 heures. Ouverture du colloque :
M. le Professeur Begaud, Président de l'Université Victor Segalen Bordeaux 2.
Françoise Lautman, présidente de la Société d'Ethnologie française.
Jose Antonio Gonzalez Alcantud, président de la Sociedad Española de Antropologia Aplicada.
Introduction. Bernard Traimond.

 

9 heures 30 : La fabrication de l'objet.

Benoît CARTERON : Qui maîtrise l'ouvrage ? L'accompagnement d'un groupe d'histoire locale.
Isabel CALPE : Nouveaux musulmans et identité andalouse.
Monica LEBONIA : Travail humanitaire et anthropologie.
Marie-Claude DUPRE : Savoirs et connaissances dans les écosystèmes homme-nature.
Eloy. GOMEZ PELLON : La fabrication du patrimoine.

 

14 heures : L'entreprise.

Marianne HERARD : Deux exemples d'application de l'anthropologie à des singularités.
Carlos BEZOS DALESQUE : Participatory action Research in qualification as a tool for national change.
Michel FEYNIE : Ethnologue/indigène en entreprise : de la vénération au mépris.
Anne MONJARET : Anthropologie de la fermeture : le cas d'institutions parisiennes.

 

Jeudi 25 mars 2004

9 heures : Le statut de l'enquêteur.

Laure SINGARAVELOU : Entre témoignage et ingérence : la déontologie en question.
Gislaine GALLANDA : Le consultant et l'ethnographe. Lecture critique de l'ethnologie dans l'entreprise.
Pascale BABOULET-FLOURENS : Comment créer la distance nécessaire ?
Gilles RAVENEAU : Produire un déplacement sur une mobilité. Une ethnologie contractualisée.
Maria-Jesus BUXO : L'anthropologie appliquée en équipe d'experts interdisciplinaires.

 

14 heures : La commande

Bernadette TILLARD : Atouts et contraintes d'une étude répondant à un appel d'offre.
Sabine BROUSSARD : La commande. Exigences et points de vue.
Françoise LAFAYE : Une anthropologie hors des murs de l'Université est-elle toujours une anthropologie ?
Denis DECOURCHELLE : Savoir mercenaire. Que devient l'anthropologie après usage
Sylvie MALSAN : L'anthropologue face à la commande.

 

Vendredi 26 mars 2004

9 heures : L'action 

Marie-Christine ZELEM : Mais pourquoi nos puits ne fonctionnent-ils pas ? Expertise sur les Hauts-Plateaux malgaches.
José-Antonio GONZALEZ ALCANTUD : Un ingenering politique est-il possible du point de vue de l'anthropologie.
Frédéric BERTRAND : Les nouveaux enjeux de l'implication de l'anthropologie russe.
Nicolas COURNIL : Les tourments de la mémoire. La résistance en Dordogne.
Pierre CENTLIVRE : Intervenir en Afghanistan.

 

14 heures : Programmes de travail

Luis CALVO : La antropologia aplicada en España : una aproximacion historica.
Frédérique FOGEL : Présentation du GREPETHNO.
Eric CHAUVIER et Nicolas JAUJOU : L'anthropologie appliquée.
Davydd GREENWOOD : La recherche action en anthropologie.

Bilan du colloque

 


Texte d'orientation


L'anthropologie appliquée, telle que la présentent les " grands textes " (Bastide, 1971) repose sur deux paradigmes : le premier pose la relative séparation entre le chercheur et le praticien - la théorie et son application, et d'autre part, la distinction entre les observés et les observateurs. Or, par exemple la recherche-action américaine ou l'interactionnisme s'appuient sur des principes différents : ils réclament ou constatent les influences des unes sur les autres. En outre, malgré leur relative rareté, les expériences extrêmement diverses où l'anthropologie est utilisée dans l'activité " civile " méritent un nouvel examen tant changent situations et contextes.


Le premier axe du colloque pourrait se constituer autour de la confrontation entre diverses traditions comme la séparation européenne clercs/praticiens qui s'oppose à l'engagement des américains ou les intenses expériences de nos collègues espagnols avec la mise en place des autonomies provinciales. Ces pratiques diversifiées et souvent isolées méritent un examen.


Le second axe pourrait s'organiser autour des multiples expériences auxquelles participent sous des formes et à des titres divers les anthropologues. Des bourses Cepag, aux bureaux d'études en passant par les divers contrats avec les administrations ou les réponses aux " appels d'offre ", nous rencontrons une infinité de formes d'" application " de notre discipline. Une confrontation des ces différents objectifs, points de vue, tâches et statuts devient nécessaire.


Le troisième axe ne peut que s'interroger sur la place de l'anthropologie dans le paysage culturel et académique français où, s'appuyant sur des documents hétéroclites rapidement assemblés, sciences politiques et géographie proposent des décisions impératives alors qu'une connaissance plus sérieuse entraîne la prudence. Lisons dans Le Monde durant le mois de septembre 2001 les propos assurés des multiples " spécialistes " de l'Afghanistan et l'évident embarras de Pierre Centlivres, le seul à connaître intimement cette société.


Enfin, le quatrième axe pourrait s'interroger sur l'influence de ces pratiques sur la théorie anthropologique. En effet, la place attribuée au " discours naturel " (au sens de langue naturelle), les distorsions qu'entraînent nécessairement la soumission à des normes étrangères au seul développement interne des enquêtes et de la démarche scientifique, l'attention plus ou moins conséquente portée aux " savoirs assujettis " infléchissent la formation du discours académique et la mise en place d'une " science normale ". Prendre la mesure de cette inévitable pression permet d'y échapper au moins partiellement.

Suffisamment ouverts, ces quatre axes devraient permettre de faire le point sur les formes d'implication de l'anthropologie et de ses accointances avec les décisions " politiques ". Préciser les formes et l'état de ces relations permet non seulement de prendre en compte les modalités de son développement, l'avenir de nos étudiants mais aussi les directions vers lesquelles elle sera amenée à se développer. Quoiqu'elles en dise l'anthropologie des science nous enseigne que les sciences n'obéissent pas aux seules logiques internes.


La antropología aplicada, tal como la presentan los " grandes textos " (Bastide, 1971), reposa sobre dos paradigamas : de una parte, la relativa separación entre la investigacion teórica y la práctica, y de otra parte, la distincion entre los observadores y los observados. Ahora bien, la investigación-acción o el interaccionismo - por ejemplo - se apoya sobre principios différentes : reclama o constata las infuencias de unos sobre otros. Ademas, a pesar de su relativa rareza, las experiencias extramamentas diversas en que la antropología es utilizada merecen un nuevo examen por cuanto cambian las situaciones y surgen nuevas cirunstancias.
El primer eje del coloquio podría organizarse alrededor de la confrontación entre diversas tradiciones, como la separacionb europea entre teoria y práctica que se opone al enfoque americano, o a las intensas experiencias de nuestros colegas espanoles con la creacion de las autonomias provinciales.
El secundo eje podría, organizarce alrededos de las múltiples experiencias en que participan, bajo formas y titulos diversos, los antropólogos. Desde las becas acordadas por las impresas en entidades de estudios, psando por los diversos contrados con las administraciones o por la necesidad de dar repuesta a los ofrecimientos que surgen, encontramos infinidad de formas de aplicación de nuestra disciplina en la activitad económica. Una confrontación de estos diferentes objectivos, punto de vista, tareas y estatus, se vuelve necesario.
El tercer eje no puede mas que interrogarse sobre el lugar de la antropología en el paisaje cultural y administrativo francés donde, apoyándose sobre documentos rapidamente reunidos, las ciencias politicas y la geografia proponen decisiones imperativas, mientras un conocimiento mas serio genera prudencia. Leemos en Le Monde durante el mes de septiembre de 2001 las palabras seguras de multiples " especialistas " frente a la evidencia moderación del antropólogo Pierre Centlivres, a pesar de ser este último el único conocedor profundo de Afganistán. En el campo de la ayuda a la decision y del informe (peritaje), la antropologia, orienta hacia las encuestas meticulosas, es a menudo percibida como poco eficaz. El conocimiento de la lengua, las relaciones profundas con los interlocutores o el rechazo de las aproximaciones o de las generalisacionnes apresuradas, prueba entre otras de cualidad cientifica, parce constituir desventajas para responder en los plazos reclamados por las instituiciones.
Finalmente, el cuarto eje podría interrogarse sobre la influencia de estas prácticas en la teoría antropológica. Asi, el lugar attribuido al " discurso natural " (al sentido de la lengua natural), las distorsiones que entranaría neceseriamente la sumision a las normas extranjeras, o el sólo desarollo interno de la práctica científica y la atencion más o menos consequente que conllevan los " saberes sometidos ", desvian la formación de los trabajos académicos y la puesta en práctica de una " ciencia normal ". Tomar la medida de esta inevitable pasión permite escapar, al menor parcialmente.
Estos cuatros ejes deberían permitir trazar el punto de convergencia sobre las formas de implicacion de la antropología y de sus campos en las decisiones. Examinar las formas y el estado de estas relaciones permite no solamente tener en cuenta las modalidades de su desarollo, sino tambien tratar de precisar il porvenir de nuestros estudiantes.


Bibliographie

Généralités

BARE, Jean-François. Les applications de l'anthropologie. Un essai de réflexion collective depuis la France, Paris, Karthala, 1995.


BASTIDE, Roger. Anthropologie appliquée, Paris, PBP, 1971.


GREENWOOD, Davydd J. & LEVIN, Morten. Introduction to Action Research. Social Research for Social Change, Thousand Oaks, London, New Delhi, Sage, 1998.

 

L'anthropologie appliquée et la colonisation

COPANS, Jean. Anthropologie et impérialisme, Paris, François Maspero, Bibliothèque d'anthropologie, 1975.


LECLERC, Gérard. Anthropologie et impérialisme, Paris, Fayard, Anthropologie critique, 1972.


NADEL, S. F. Byzance noire. Le royaume des Nupe du Nigéria, Paris, François Maspero, Bibliothèque d'anthropologie, 1971.


SULLIVAN, Paul. Unfinished Conversations. Mayas and Foreigners Between Two Wars, 1989.

 

Expériences


FLAMANT, Nicolas. Une anthropologie des managers, Paris, PUF, Sciences sociales et sociétés, 2002.


MALSAN, Sylvie. Les filles d'Alcatel, histoire d'une reconversion industrielle, Toulouse, Octarès, 2001

 

 

 



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