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| Le commanditaire désireux de faire réaliser un retable va d'abord s'adresser à un professionnel du bois, pour monter la structure qui sera ensuite peinte. Cette commande fait, la première, l'objet d'un acte notarié ; un second contrat sera passé au peintre soit le même jour, soit à plusieurs mois ou années de distance.
Les menuisiers, ébénistes, fustiers - c'est le terme employé dans les contrats provençaux - sont nombreux et organisés. Ils trouvent sur place certaines essences de bois (noyer, tilleul, peuplier), ils en font venir d'autres des forêts alpines par flottage sur les rivières (épicéa, noyer, chêne...).
Au verso des panneaux, le bois nu porte encore des traces de scie ou de plane. On peut trouver des représentations des outils (1) (2) (3)utilisés par les artisans du bois dans des scènes de la vie de saint Joseph, leur patron. Sur la peinture murale de la Brigue (1492), pour s'enfuir en Egypte, le saint a glissé dans sa ceinture une hachette et porte sur son dos une grande scie. A San Pietro d'Avigliana en Piémont (vers 1490-1500) son panier contient marteau à deux pointes, rabot et hache ; sa scie est du même modèle qu'à la Brigue.
L'assemblage des planches nécessaires pour former un parquet est fait à joints vifs, enduits de colle, et parfois renforcés par des queues d'aronde simples ou doubles. Au verso, des bandes de toile sont parfois collées le long des joints ; de la filasse effilochée peut colmater les fentes, les gerces et les nuds. Les montants et moulures d'encadrement sont chevillés. [ Archives ]
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