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Une fois en possession de la structure de bois, le commanditaire, qu'il s'agisse d'une communauté ou d'un individu, se met en quête d'un peintre.
Dans les villes, il n'aura que l'embarras du choix, car plusieurs praticiens sont disponibles. Dans les villages, il faudra attirer la venue d'un peintre fixé en ville, ou bien attendre le passage de l'un d'eux (itinérance, déplacement familial ou autre).
L'appel à un peintre venu de l'extérieur est parfois réitéré à plusieurs années de distance. C'est le cas de Jean Chapus, résidant à Aix, bénéficiaire de deux commandes pour la même église Saint-Michel à Salon, en 1443 et 1470. Quand deux commandes s'enchaînent l'une après l'autre, on peut au contraire supposer l'installation sur place, fut-elle provisoire, du peintre. Ainsi d'Antoine Ronzen, sollicité en mai 1512 et en janvier 1513, par deux groupes d'habitants de Cucuron.
Malgré la présence en un même lieu de plusieurs peintres, certains commanditaires n'hésitent pas à faire appel à un artiste fixé ailleurs. Enguerrand Quarton a ainsi travaillé pendant la période où son atelier se trouve à Arles, pour Tarascon (1446) mais sera réclamé pour Arles alors qu'il habite Avignon (1462). [Carte ]
Selon les cas, la signature de l'acte a lieu chez l'un ou chez l'autre des contractants. Les frères Dombet se déplacent d'Avignon à Arles pour recevoir une commande en 1459. Inversement, viennent passer prix-fait à Avignon où réside leur peintre, un client d'Arles en 1444, un autre de Marseille en 1459.
La Provence offre un cas tout à fait exceptionnel d'attachement réciproque entre un peintre et son commanditaire : il est vrai que celui-ci n'est autre que le roi René qui pendant plus de trente ans a fait travaillé à ses côtés, Barthélemy d'Eyck, dans ses résidences d'Italie, d'Anjou et de Provence. [Carte ]
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